1.1 La rareté et la qualité imparfaite de la ressource en Vendée

En Vendée, l'eau courante est rare, ce n'est pas un bien naturel, mais une ressource à collecter, à traiter et à transporter.

La Vendée compte de nombreuses sources mais leur débit est dérisoire face aux besoins collectifs. Un réseau dense de rivières existe mais leurs régimes sont très irréguliers, avec des débits en période estivale pratiquement nuls, ce qui interdit les prélèvements au moment où les besoins sont importants.

Le plan de desserte de l'ensemble du département est basé sur 11 barrages-réservoirs produisant 95% de l'eau consommée et de 9 usines de traitement d'eau. Ce dispositif alimente des réseaux collectifs interconnectés les uns avec les autres (Cf.schéma ci-dessous).

LA DISTRIBUTION DE L'EAU POTABLE EN VENDEE: RARETE ET QUALITE IMPARFAITE DE LA RESSOURCE

En effet, par mesure de sécurité, des liaisons sont progressivement réalisées entre les différentes grandes unités du département de façon à pallier l'indisponibilité éventuelle d'une usine ou d'une retenue.

Ainsi, en cas de besoin, l'unité de production d'Apremont peut être délestée grâce au réseau alimenté par l'Usine du Jaunay au sud et qui dessert Saint-Jean-de-Monts l'été. Si nécessaire, des interconnections existent avec les usines de Moulin-Papon, de Saint-Vincent-sur-Craon, et indirectement du Marillet. En échange, elle peut elle-même venir au secours d'une unité voisine.

La partie nord-ouest de la Vendée et en particulier l'Ile de Noirmoutier sont totalement dépourvues de ressources importantes en eau potable: au niveau actuel de la consommation, l'Ile ne possède aucune réserve suffisante pour répondre aux besoins.

Quelques chiffres en 1995:

NB: La différence entre les deux chiffres correspond aux pertes d'eau (fuites, purges).

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