ORIGINES DU PROJET.
 

Comme nous l'avions annoncé dans la phase d'avant projet, le choix du site retenu pour notre étude a été directement dicté par la nature des données qui nous ont été fournies par la Direction Départementale de l'Equipement de la Réunion. Ce choix s'est arrêté sur la rivière Langevin située à la pointe sud de l'île et pour laquelle nous avons pu disposer d'une bathymétrie compatible avec les objectifs que nous nous étions fixés alors.
 
Ce site a fait l'objet, en Novembre 1989, d'une étude menée par le B.C.E.O.M. dans le cadre du Schéma Technique de Protection contre les Crues (S.T.P.C.). Celle-ci avait à l'époque mis en évidence l'insuffisance de capacité du lit vif de la rivière Langevin à l'aval de la confluence avec Bras Sec, et notamment au droit de la RN2.
Ces conclusions s'appuyaient entre autre sur les observations relatives à l'évènement cyclonique Firinga, lors duquel un important débordement de rive gauche à l'aval de la RN2 avait été enregistré. Les estimations concernant ce débordement faisaient état d'un débit de l'ordre de 300 m3/s réparti sur 150 mètres linéaires à l'aval du pont de la RN2 et empruntant un large couloir, inondant plusieurs habitations sous plus d'un mètre d'eau avec des vitesses élevées, avant de rejoindre l'océan.
Dans ce contexte et conformément aux conclusions du S.T.P.C. relatives à la conception des mesures de protection et de prévention, la commune de St Joseph avait en conséquence décidé d'engager un programme d'amménagement de la rivière visant à interdire les débordements en aval de la RN2 et assurant une protection centennale des lieux habités.

Les travaux prévus à cet effet intéressaient une section de 265 mètres linéaires entre la cascade Jacqueline et l'amont de la RN2 et consistaient à :
- recalibrer le lit de la rivière Langevin par déroctage sur l'ensemble du linéaire du fond du lit et talutage des berges.
- endiguer la rive gauche par un mur en maçonnerie de moëllons sur 245 ml.
- protéger le talus de la berge de rive gauche et du pied de la pile en service de l'ouvrage de la RN2 par des enrochements liés avec du béton de l'amont des travaux jusqu'à l'aval du pont.
 

Nous nous proposons, au travers de notre étude, de nous pencher à nouveau sur ce dossier en le reprenant à sa base. Après avoir, dans un premier temps, réalisé notre propre diagnostic de la situation avant travaux, nous envisagerons des solutions pour remédier au débordement et protéger les berges en cas de crue.
Nous tenons toutefois à souligner qu'il ne s'agit pas pour nous d'apporter un quelconque jugement sur les solutions envisagées par les personnes en charge du dossier à la Réunion, mais bien de mener une étude dans sa continuité, en gardant en point de repère les conclusions auquelles ces personnes sont arrivées. 

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