SIMULATIONS D'ECOULEMENTS.
 

Après avoir simulé, dans un premier temps, la crue de la rivière Langevin avant les aménagements réalisés suite au S.T.P.C. (cf origines du projet), la deuxième série de simulations concernera la situation postérieure aux aménagements.
 

Cadre de l'étude.

Le vieil adage les petits ruisseaux font les grandes rivières s'applique particulièrement aux rivières de la Réunion en général, et à la rivière Langevin en particulier. Le régime hydraulique observé est, en effet, dans leur cas, quasiment binaire.

Ainsi, pour la rivière Langevin, le débit usuel, hors évènement pluvieux particulièrement marqué, est très faible (de l'ordre de 5 m3/s) sinon nul. Cependant, en cas de pluies importantes comme par exemple lors du passage d'un cyclone sur l'île, il peut prendre des valeurs considérables comparativement à la taille de la rivière (le débit de crue centennale est estimé à 1300 m3/s).

En conséquence, nous avons choisi de nous placer dans la situation d'une arrivée de crue (crue décennale correspondant à  un débit de 600m3/s) dans la rivière initialement asséchée.
 

Conditions initiale et aux limites.

Afin de pouvoir assurer le débit d'entrée à l'instant initial, nous avons dû user d'un artifice de calcul consistant à imposer, pour le premier pas de temps, une hauteur d'eau non nulle sur le premier mètre du tronçon étudié.

La condition initiale correspond donc à un lâcher d'eau dans le domaine. Le volume correspondant à cette lame d'eau est toutefois négligeable devant les volumes qui interviennent par la suite, et ne doit donc pas interférer avec les résultats attendus.

Nous avons défini quatre frontières au domaine considéré à l'aide du logiciel MATISSE, auquelles correspondent des conditions aux limites spécifiques:

- La condition d'entrée à l'amont fixe le débit pénétrant dans le domaine. Nous avons retenu un débit d'entrée évolutif en temps matérialisant le cycle de crue-décrue de la rivière.
Une première phase, d'une durée de 15 min, correspond à l'établissement du débit de crue décennale. La seconde montée des eaux correspond quant à elle à l'établissement du débit de crue centennale, sur une période de 5 min. Ce régime est maintenu pendant 35 min. La phase de décrue ramène ensuite le débit de la rivière à une valeur proche de zéro  en une heure.

- Aux berges de la rivière correspond une condition de paroi imperméable (ce qui physiquement est très discutable mais permet de pallier le manque de données bathymétriques précises pour l'extérieur de lit mineur).

- La sortie du domaine est quant à elle caractérisée par une hauteur d'eau et un débit laissés libres, ce qui nous semblait représenter le mieux la cascade.

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