LES BESOINS EN EAU.

C'est, après l'industrie (600 millions de m3 par an), la plus grosse demande en eau avec 120 millions de m3.

Suivant la situation géographique, le captage sera superficiel (prise d'eau en rivière essentiellement) ou souterrain. Il y a actuellement 170 prises d'eau en sources et en rivières, 66 forages et puits, et 3 galeries (transfert d'eau de l'Est vers l'Ouest). A l'Est, le captage est effectué en surface alors qu'au Nord et à l'Ouest il est principalement réalisé par des forages dans des aquifères.

Notre travail ne répondra donc pas à une demande en eau potable qui peut être assumée par les prises en nappes.

La demande est d'environ 80 million de m3 par an.

Compte tenu de l'ensoleillement et de la perméabilité du sol, toutes les terres situées à une altitude infèrieure à 400 mètres doivent être irriguées. A l'Est de la rivière St Etienne, cela représente une surface d'environ 8500 hectares. On estime grossièrement à 30% la surface des zones urbanisées soit potentiellement 6000 hectares à irriguer. Des travaux ont déjà été effectués sur la rivière St Etienne permettant l'irrigation de 4500 hectares (répartis à l'Est mais aussi à l'Ouest du cours d'eau).

Dans cette région très sèche, on estime à 10000 m3 la quantité d'eau supplémentaire aux eaux de pluie nécessaire pour irriguer 1 hectare durant 1 an. Soit, si on suppose que 3000 hectares sont peu où pas du tout irrigués, une demande annuelle de 30 millions de m3 supplémentaire.

Actuellement, 80 Millions de m3 sont prélevés chaque année (soit environ 2.5 m3/s) dans 3 grandes nappes souterraines situées aux débouchés des 3 cirques (Salazie, Cilaos et Mafate). Même si, pour la plupart, les débits prélevés sont utilisés pour l'eau potable, une partie reste destinée à l'irrigation. C'est en ce sens qu'un apport exterieur permettra de soulager ces nappes, ce qui est d'autant plus important que celles-ci pourraient être menacées en cas de surexploitation. En effet, l'eau douce est en contact direct avec l'eau salée, et un déréglage du fonctionnement des nappes provoquerait une contamination saline désastreuse.