HYDROGRAMME DE LA RIVIERE LANGEVIN

Il est très difficile d'évaluer les débits des rivières à la Réunion étant données les irrégularités de la météo. C'est pourtant ce qu'il nous faut faire afin de pouvoir déterminer la quantité d'eau à prélever. Pour cela nous ferons des approximations assez grossières qui toutefois permettent de se fixer un ordre de grandeur.

Notre démarche consistera donc, après avoir établi le lieu de prélèvement, à évaluer le bassin versant et la pluviométrie le concernant pour aboutir aux débits moyens mensuels.

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Il doit répondre à plusieurs critères:

Dans un premier temps, notre choix s'est porté sur une prise au niveau de la source des hirondelles (la résurgence apportant un débit supplémentaire non négligeable durant la saison sèche : 150 l/s). Mais, située à 220 mètres d'altitude, elle ne remplissait pas convenablement le dernier critère. C'est pourquoi nous avons opté pour une prise au niveau du lieu-dit bassin de Lucie (265 m) qui, pour une faible diminution de la surface du bassin versant, augmente la charge hydraulique d'une quarantaine de mètres pour le transfert.

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Le tracé du bassin versant relatif à la prise d'eau a été effectué à partir d'une carte au 1/25000ème en considérant que les bassins hydrographique et hydrogéologique sont superposables.

Bien qu'on ait souvent tendance à faire l'amalgame de ces deux notions, l'approximation effectuée n'est pas vraie pour tous les sols (exemple ci-contre: cas du schiste).

Dans notre cas, la nature basaltique de la roche justifie cette hypothèse, qui simplifiera la délimitation du bassin versant.

Les limites du bassin sont donc déterminées uniquement en fonction du relief par l'analyse des lignes de niveau. L'exutoire correspond évidemment au lieu de prélèvement.

Il couvre au total une superficie d'environ 34 km² sur laquelle les pluies ne sont pas réparties uniformément : la partie Nord-Est est beaucoup plus arrosée que le reste avec des records mondiaux de pluies à la station météorologique de Foc-Foc (jusqu'à plus d'un mètre en 24 h).

Ainsi, nous le découperons en deux sous-bassins bénéficiant d'une pluviométrie considérée uniforme:

    - le BVe1 (nord-est) couvrant 11 km²

    - le BVe2 couvrant 23 km²

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Les données pluviométriques, fournies par le binôme chargé de l'étude hydrologique et climatique, sont de deux natures.

Evaluation grossière des précipitations à partir d'une  carte de Météo France.

Carte réalisée à partir d'observations sur un échantillon de 30 années.

On en tire un ordre de grandeur des précipitations mensuelles :

Janvier

Février 

Mars     

Avril      

Mai       

Juin      

Juillet    

Août     

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

précipitations en mm

500

700

550

500

400

350

200

250

200

150

200

250

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Pour le calcul du débit, nous supposerons que les pluies sont étalées régulièrement sur le mois. Bien évidemment, ceci est faux mais l'existance de résurgences d'altitude régule en partie ce débit (nappes d'altitude alimentées pendant les pluies). De plus, pour pallier au manque d'eau éventuel des jours plus secs, nous installerons quelques retenues d'eau à l'aval des conduites de transfert.

Puisque nous avons un phénomène pluvieux continu et que le régime transitoire n'est pas pris en compte, nous ne nous intéresserons pas au temps de réponse du bassin ou encore à l'évolution du débit dans le temps. En fait, nous admettons, pour le calcul évaluant la quantité d'eau, que le débit de la rivière est le même à toute heure de la journée tous les jours d'un même mois.

Le sol (roche volcanique) est assez perméable ce qui se traduit à la Réunion par un coefficient de ruissellement égal à 0,5. En tenant compte du fait qu'en plus du ruissellement les cours d'eau sont alimentés par des sources qui redistribuent une partie de l'eau infiltrée, nous considérerons que la moitié de l'eau apportée par les pluies sur le bassin versant de la rivière Langevin se retrouve dans le cours d'eau. Il est probable qu' une quantité plus importante coule dans le lit mais ainsi nous maintenons une marge de sécurité en ne prélevant pas au dela des possibilités de la rivière. Cette marge donne une sécurité en plus quant au prélèvement les jours secs. Notre approche sera donc assez respectueuse des débits d'étiage.

Le débit (constant pour chaque mois) vaut :

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