DETERMINATION DE LA ZONE A IRRIGUER.

Dans la région très sèche aux alentours de Saint-Pierre, le déficit en eau est estimé à 10000 m3 par an pour irriguer convenablement 1 hectare de culture de canne à sucre. Cette demande en eau est à ajouter aux eaux de pluie. Ceci correspond à une alimentation continue de 0,03 l/s/ha.

D'après les calculs effectués pour déterminer l'hydrogramme de la rivière Langevin, le débit d'étiage est de 0,72 m3/s. Nous avons choisi d'irriguer de manière régulière (le même débit tout au long de l'année), et cela sans stockage de l'eau. La justification en est la difficulté d'installer une retenue sur l'île, de part le relief très escarpé et la grande perméabilité des sols. Après réservation d'un débit de 10% du module, le débit disponible à l'étiage est de 0,52 m3/s. C'est cette valeur que nous prendrons comme référence pour déterminer la surface à irriguer. Celle-ci sera donc de l'ordre de 1600 ha.

Nous avons choisi d'irriguer la zone située entre la rivière Langevin et Saint-Pierre, car elle fait partie des zones les plus sèches de l'île, tout en étant très active, donc économiquement intéressante. Cette zone comprend environ 3000 ha situés au dessous de la ligne de niveau 400 m, correspondant à la plus grande demande (plus on s'approche de l'océan, plus la pluviométrie est faible). Nous avons dû, pour atteindre 1600 ha, réduire cette zone au dessous de la ligne de niveau 220 m. Nous obtenons ainsi une zone à irriguer d'environ 15 km selon l'axe Est-Ouest sur 1 km selon l'axe Nord-Sud, l elong du litoral.

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