Présentation des logiciels utilisés

Pour réaliser notre étude nous disposons de deux logiciels:

Seul CEDRE est disponible sur les PC de l'N7.
Pris par le temps nous n'avons pu utiliser que CEDRE.


Présentation générale de CEDRE


1: Généralités:

CEDRE 2.0. est un logiciel d'aide à la conception et à la gestion des réseaux d'assainissement. Il fonctionne sur microordinateur compatible I.B.M. et nécessite au minimum 640 k octects de mémoire vive.

C'est un logiciel concurrent de CARREDAS, NOE, MOUSE, ou HYDROWORKS.

Il résoud ou les équations de Barré Saint Venant, ou un modèle simple d'écoulement: le modèle de Muskingum.

Le manuel de référence contient une description détaillée de l'ensemble des notions utilisées dans CEDRE 2.0. : bases d'hydrologie urbaine, modèles utilisés, découpage en fonctions, règles dutilisation, ...
Sa structuration, mis à part le premier chapitre (présentation générale), reprend la structuration du logiciel. Ainsi chaque chapitre correspond à une action effectuée sur une nature d'objet.

La liste des fonctions et sous-fonctions est donnée dans le sommaire.

Les objets manipulés dans CEDRE 2.0. sont de trois natures

1.2: Lexique des mots clés utilisés par CEDRE:

Ce lexique est un lexique spécifique à CEDRE 2.0. Il définit le sens précis des mots tels qu'ils sont utilisés dans le logiciel et qui peut parfois être légèrement différent du sens usuel.

Archivage

: opération consistant à transférer un projet ou une bibliothèque de pluies ou une bibliothèque de conduites vers un autre support que le disque dur (en général une disquette).

Bandeau inférieur :

Partie basse d'un écran de CEDRE 2.0 contenant la liste des clés de fonction actives.

Bandeau supérieur :

Partie haute d'un écran de CEDRE 2.0 contenant le nom du module actif.

Bassin de retenue :

Ouvrage permettant le stockage momentané de l'eau.
Peut être installé en série ou en dérivation sur le réseau. Un bassin de retenue est relié au réseau par un noeud amont unique et un ou plusieurs noeuds aval (4 au maximum).
Il est défini par une loi de stockage (relation entre le volume stocké et la hauteur d'eau) et autant de lois de vidange qu'il y a de noeuds aval (relations entre le débit de fuite au noeud et la hauteur d'eau). Il est également possible de lui associer une loi d'infiltration.

Bassin versant :

Surface d'apport recueillant l'eau de pluie et la concentrant en un point unique : l'exutoire. Pour être relié au réseau, l'exutoire du bassin versant doit correspondre à un noeud (noeud exutoire).
Un bassin versant peut-être de type urbain (plus de 20 % de surface imperméabilisée) ou de type rural.

Bornes de contrôle:

Toutes les variables de CEDRE 2.0., au moment de leur saisie ou de leur mise à jour, sont contrôlées par rapport à des bornes pré-définies (et éventuellement paramétrables).
Trois niveaux de contrôles sont définis.

Cellule d'affichage :

Zone de l'écran où CEDRE 2.0 affiche des textes ou des valeurs numériques susceptibles d'aider l'utilisateur dans ses choix.
Les cellules d'affichage peuvent contenir des libellés fixes ou des libellés variables, qui dépendent du contenu d'une ou de plusieures zones de saisie on parle alors de zone associée ou de libellé associé.

Cellule de saisie

: Zone de l'écran où s'affiche les valeurs numériques ou les libellés alphanumériques, rentrés à partir du clavier ou à partir de la table à digitaliser.

Clés d'accès:

Certaines données sont protégées et ne peuvent être mises à jour qu'en fournissant la clé d'accès (trois caractères alpha-numériques) qui leur est associée (validation de niveau 3 : voir validation).

Conduite :

(Type de conduite) : un type de conduite est défini par un profil en travers et par une rugosité. Un type de conduite peut être associé à un tronçon. Au sens de CEDRE 2.0., une conduite est nécessairement fermée.

Il est cependant possible de prendre en compte des sections ouvertes (canaux, rivières,..) en les fermant fictivement.

Exemple de conduites

Les conduites sont regroupées dans une bibliothèque de conduits.

Défluence :

Point du réseau d'où partent plusieurs tronçons (quatre au maximum) sans seuil de déversement. Une défluence peut être un élément d'une maille. Elle est associée à un noeud.

Dérivation :

Mot générique regroupant les défluences et les déversoirs d'orage.

Désarchivage :

opération consistant à transférer un projet ou une bibliothèque de conduites ou une bibliothèque de pluies d'une disquette vers le disque dur (pour la mettre en bibliothèque courante s'il s'agit d'une bibliothèque).

Déversoir d'orage :

Point du réseau d'où partent deux tronçons ; un tronçon principal et un tronçon dérivé alimenté si le niveau de l'eau dépasse la hauteur d'un seuil. Un déversoir d'orage peut être un élément d'une maille. Il est associé à un noeud.

Exutoire :

Point de liaison aval du réseau avec le milieu naturel ou point de coupure aval du réseau (fin de réseau). Un exutoire est associé à un noeud. Tout noeud sans tronçon aval et sans bassin de retenue aval sera considéré comme un exutoire. Ne pas confondre avec un noeud exutoire de bassin versant noeud où se déverse l'eau recueillie par un bassin versant.

Fenêtre Partie d'un écran de CEDRE 2.0 qui ne peut être validée que globalement. CEDRE 2.0 utilise deux familles distinctes de fenêtres fenêtres de sélection.

les fenêtres de saisie et les

Fenêtre Principale: Partie principale d'un écran de CEDRE 2.0.

Hyétoqramme:

Courbe intensité = fonction du temps discrétisée selon un pas de temps constant. Un hyétogramme est entièrement défini par :
  • N: nombre de pas de temps
  • D: valeur du pas de temps
  • i: tableau des intensités par pas de temps.

    injection

    (hydrogramme injecté) : Opération consistant à introduire un hydrogramme préalablement défini ou non à l'intérieur du réseau.
    L'injection ne peut se faire que sur un noeud.

    Jonction :

    Point du réseau où convergent plusieurs éléments amont : tronçons (4 au maximum) et/ou bassin de retenue (1 au maximum).
    Une jonction n'est pas considérée comme un ouvrage spécial et ne reçoit donc pas de description spécifique.

    Lag. time :

    Paramètre temporel principal des modèles de transfert :correspond au décalage temporel entre les centres de gravité des impulsions d'entrée et de sortie.
    Par exemple le lagtime d'un tronçon correspond au décalage en temps entre les centres de gravité des hydrogrammes à l'amont et à l'aval du tronçon.
    Plus le lagtime est grand, et plus l'hydrogramme àl'aval sera en retard par rapport à l'hydrogramme à l'amont et plus il sera amorti.
    Dans le cas d'un bassin versant le lagtime peut, moyennant certaines hypothèses, être relié au temps de concentration.

    maille :

    Partie d'un réseau où l'eau peut emprunter plusieurs itinéraires. Au sens de CEDRE, une maille doit être décomposée en tronçons, défluences et jonctions

    Menu

    (vertical, horizontal, double) voir fenêtre de sélection.

    Noeud

    :Elément de base de décomposition d'un réseau.
    Les noeuds supportent les ouvrages spéciaux (défluence, déversoir d'orage, singularité, exutoire, ...) et limitent les tronçons et les bassins de retenue.

    Ouvrage spécial :

    (O.S), ouvrage ponctuel ou considéré ponctuel affectant le fonctionnement hydrologique ou hydraulique du réseau.
    Quatre types d'ouvrages spéciaux sont pris en compte par CEDRE : les défluences, les déversoirs d'orage, les exutoires et les singularités hydrauliques.
    Tout ouvrage spécial doit être associé à un noeud.

    Pas de temps:

    base temporelle de discrêtisation d'un hyétrogramme ou d'un hydrogramme.
    Sur la durée d'un pas de temps, le phénomène est supposé stable et permanent.
    Le pas de temps à choisir dépend de la vitesse d'évolution du phénomène à étudier et du modèle utilisé.
    Il peut varier de quelques secondes à plusieurs heures, mais en hydrologie urbaine, les valeurs usuelles sont de quelques minutes.

    Pluie :

    Une pluie est un évènement pluvieux supposé indépendant des événements pluvieux qui l'ont précédé ou qui vont lui succéder.
    On considère en général en hydrologie urbaine qu'une durée de temps sec de 4 heures séparant deux événements pluvieux est suffisante pour en assurer l'indépendance.

    Au sens de CEDRE, une pluie est définie par un hyétogramme, un épicentre (point où l'intensité est maximum), un abattement spatial (loi de décroissance des intensités lorsque l'on s'éloigne de llàpicentre) et une date de début. Les pluies sont regroupées en bibliothèques de pluie.

  • Pluie de projet

    :Il s'agit d'une pluie fictive (synthétique) conforme à un modèle préétabli et telle qu'il est théoriquement possible d'associer une période de retour aux conséquences qui lui sont associées (en général débit de pointe)

  • Pluie réelle :

    Il s'agit d'une pluie mesurée sur un poste pluviométrique supposé être représentatif de la pluie moyenne précipitée sur la zone étudiée.

    Projet :

    Unité indépendante d'études à un projet sont associés de façon univoque une structure de réseau, des hydrogrammes, des hypothèses d'études (modèles utilisés, pluie utilisée) et des résultats.
    Le projet constitue l'unité fondamentale de travail de CEDRE.
    Un projet peut-être défini comme un réseau base ou comme une variante, ce qui conditionne les types d'accès possibles.

    Réseau :

    Ensemble organisé d'ouvrages destinés à permettre l'écoulement des eaux.
    L'unité de base de décomposition d'un réseau est le noeud. Les fonctions de ce dernier sont les suivantes :

    Un réseau ne doit pas être confondu avec un réseau base.

    Réseau base :

    Attribut associé à un projet. Si un projet est défini comme un réseau base, alors seules les modifications faites par la fonction Mise à Jour Projet seront acceptées et ceci après une validation de niveau 3 (clé d,accès obligatoire).
    Cette notion permet de protéger fortement les données décrivant un projet.
    Elle doit en particulier être utilisée si le réseau décrit dans le projet correspond à un réseau existant. S'oppose à variante.

    Rugosité : Donnée associée à une conduite type ou à un tronçon : Permet de calibrer la relation entre débit et vitesse.

    Sur le plan théorique elle est utilisée comme paramètre dans la formule de COLEBROOK, elle représente donc théoriquement la rugosité au sens de NIKURATSE (hauteur moyenne des aspérités).
    En pratique elle doit tenir compte également des obstacles macroscopiques à l'écoulement (conduites internes, branchements pénétrants, cheminées d'accès, coudes, ... )

    Singularité hydraulique :

    Ouvrage spécial produisant une perte de charge singulière importante dégrilleur, dessableur, vanne ... ). Est associée à un noeud.

    Tronçon :

    Ouvrage linéaire de connexion entre deux noeuds d'un réseau.
    Un tronçon est réputé homogène en pente, direction, forme de conduite associée et rugosité.

    Type de conduite :

    voir conduite

    Validation :

    Opération complémentaire à une saisie ou à une mise à jour et rendue nécessaire soit parce que la donnée introduite est hors norme (voir bornes), soit parce que la donnée à corriger est protégée.
    Quatre niveaux de validation de sévérité croissante ont été définis :

    Variante :

    Attribut associé à un projet : diminue la sévérité des niveaux de validation nécessaires pour modifier le projet. Autorise en particulier des mises à jour non contrôlées (par exemple pour Travail par objet). S'oppose à réleau base.

    Zone associée

    : voir cellule d'affichage.

    Zone de menu latéral :

    partie droite d'un écran de CEDRE 2.0 réservée à l'édition de menus verticaux.

    Zone message :

    Partie des écrans de CEDRE 2.0 réservée àl'édition de messages d'avertissement.