Etude de la qualité des eaux d'Agen

  • Carte de qualité des eaux du Lot et
  • grilles de qualité des eaux
  • La qualité des cours d'eau du département

    Les rivières sont des milieux vivants complexes et fragiles, dont l'équilibre est très souvent perturbé par des rejets excessifs. Les travaux antipollution réalisés par les industriels et les communes concourent à rétablir cet équilibre, même si les améliorations de l'état de la rivière ne sont pas toujours immédiates ou restent limitées. Ces initiatives font le plus souvent l'objet d'un contrat d'agglomération, ou d'un contrat de rivière qui proposent des programmes de travaux coordonnés.

    Le réseau hydrographique dans le département est articulé autour de deux cours d'eau principaux: la GARONNE et le LOT. Ces deux grands cours d'eau restent marqués par les pollutions provenant de l'amont, tout comme les affluents rive gauche de la GARONNE.

    A son entrée dans le département, les eaux de la GARONNE sont passables. Cette qualité a peu évolué au cours du temps. La pollution d'Agen induit un impact qui leur confère une qualité médiocre. En 1993, la société Ferso s'est dotée d'une station d'épuration autonome. Créée en 1988, la station d'épuration d'Agen traite la pollution azotée et phosphorée depuis 1993. Le schéma directeur d'assainissement en cours permettra de définir d'autres travaux pour protéger l'ensemble des petits cours d'eau dans la traversée d'Agen. Ainsi, la qualité des eaux de la Garonne devrait progressivement s'améliorer. Plus en aval, la GARONNE reçoit les rejets de Tonneins (projet d'extension de la station) et de Marmande (station d'épuration depuis 1983). Un projet de contrat d'agglomération prévoit l'amélioration de la collecte des effluents domestiques.

      Le GERS. Avant de rejoindre la GARONNE, les eaux du GERS sont passables malgré la mise en service de la station d'épuration de Layrac en 1987. Cette qualité est induite par les rejets d'agglomération situés en amont.

      Le MONDOT. La mauvaise ciualité de ce petit ruisseau était liée aux'rejets de l'usine Agrifurane. L'activité la Plus polluante a été arrêtée en 1991, la qualité du cours d'eau s'est améliorée. Sur les principaux cours d'eau du département, 18 stations de mesures font l'objet d'une surveillance régulière au titre des réseaux de mesures de la qualité des eaux du Ministère de l'Environnement et de l'Agence de l'Eau. D'autres informations sont apportées par des études s pacifiques conduites par les Services de l'Etat (Environnement, Santé, Pêche). Ces résultats permettent d'apprécier en chaque point, le niveau de qualité de l'eau et les pollutions généralement rencontrées (organique, azotée, toxique, bactérienne ... ).

      La BÀISE. La réduction de la pollution azotée provenant du site industriel de Lannemezan a amélioré très nettement la qualité de la BA:ISE. A Nérac, elle n'est que passable malgré la mise en service d'un ouvrage d'épuration en 1989 Un récent contrat d'agglomération permettra, par une meilleure collecte des effluents, de réduire la pollution dans cette zone sensible à l'eutrophisation. · LA GELISE reste de bonne qualité.

      L'AVANCE. La mise en oeuvre de technologies propres à Casteljaloux dans l'usine de panneaux de fibres de bois a permis d'obtenir des eaux acceptables qui devraient encore s'améliorer par la mise en service en 1994 de la station d'épuration communale. Avant de rejoindre la GARONNE, L'AVANCE est souvent de bonne qualité. Les sécheresses récentes l'ont toutefois amoindrie. Les pollutions métalliques dissoutes du Lot (région de Decazeville) ont significativement régressé. Néanmoins, ses sédiments restent encore contaminés par le cadmium. Cette contamination end à diminuer depuis la réduction des app or-ts de l'amont. La station de Condezaigues, à l'aval de Fumel, permet à l'eau du Lot de rester de bonne qualité. Au niveau de Casseneuil et Sainte Livrade, les rejets de l'activité agroalimentaire sont traités par épandage. Toutefois, ceux de l'agglomération amoindrissent la qualité des eaux du Lot. .- Le schéma directeur du SIAGU Villeneuve-Bias-Pujols définira le program- me de collecte des eff luents et de réhabilitation des stations existantes dans le cadre de la directive européenne sur les zones sensibles.

      La mise en ceuvre des opérations prévues aura un impact positif sur le cours aval de la rivière.

      On notera également une forte demande en eau pour l'irrigation, confortée par un soutien des étiages du Lot à partir des réserves EDF de l'amont. Enfin, face à une importante fréquentation touristique, l'Entente du Bassin du Lot a proposé un objectif élevé pour la qualité des eaux de baignade. Une étude a permis de définir des orientations pour réduire la pollution microbiologique du Lot.

      La LEDE. Le raccordement de l'abattoir à la station de Monflanquin, permet à la LEDE de conserver une qualité acceptable. Cette activité d'abattage a maintenant cessé et la qualité des eaux de la LEDE devrait s'améliorer.

      Le DROPT, de qualité passable, a toujours souffert d'une for-te demande en eau pour l'irrigation. Par ailleurs, ses faibles débits et sa morphologie (nombreux biefs), le rendent très sensible àl'eutrophisation. Cette situation a été durement ressentie en 1989 pendant la sécheresse dont l'impact a été aggravé par le disfonctionnement des stations de Villereal et Castillonnès. Une amélioration est donc à rechercher.

      Au cours des cinq dernières années, des retenues hydrauliques ont été réalisées sur le DROPT (BRAYSSOU, GANNE, NETTE) et sur la DOURDENE (GRAOUSSETTES) pour soutenir les étiages et compenser les prélèvements pour l'irrigation. Un schéma directeur de gestion des étiages permettra de réduire les manifestations de l'eutrophisation induite par les apports de phosphore et d'azote et amplifiée par de longs temps de séjour de l'eau dans les biefs du DROPT. Plus en aval, un contrat d'agglomération est engagé au niveau de Miramont de Guyenne.