4-Limites du projet

La nouvelle digue construite paraît être superflue.Le recalibrage du fleuve suffirait à limiter les inondations. Le coût de fabrication de la digue semble un peu démesuré par rapport au gain de hauteur effectif.

Le recalibrage de la Garonne risque d'augmenter de façon significative l'érosion des berges et donc d'augmenter le transport en suspension , créant ainsi un risque d'accumulation au niveau des ponts notamment mais aussi un risque pour la vie piscicole .

Du point de vue forestier , le recalibrage du lit a entrainé une destruction de la flore le long du fleuve. De plus cette destruction va diminuer la rugosité des berges et donc augmenter l'érosion de ces berges.

Une partie des quartiers n'est protégée que pour une crue trentennale . Dans le cas d'une crue centennale l'inondation avec ou sans aménagement serait équivalente dans ce quartier.

L'influence sur l'aval semble avoir été mal estimé . La vitesse de propagation des ondes de crue a été augmenté , de plus cette onde est amplifiée et augmente donc les risques et la gravité des inondations à l'aval d'Agen . L'hydrogramme est modifié et devient de plus en plus à pic , ce qui augmente les inondations ponctuelles.

Au niveau de la zone endiguée : si il y a une crue de période de retour supérieure à cent ans les volumes débordés par dessus la digue seront difficilement évacuables à cause de celle-ci . Les terrains protégés par la digue sont désormais constructibles et considérés comme sans danger , alors que les risques d'inondation demeurent . Si on prend la crue historique la plus importante sur la ville d'Agen ( période de retour d'environ 200 ans ), les nouveaux terrains constructibles seraient inondés.