Critiques et limites de la méthode utilisée.


Validation du code Fluvia.

Pour vérifier que le code Fluvia nous donnait des résultats cohérents, nous l'avons testé pour une crue dont nous connaissions déjà la ligne d'eau, grâce au rapport de la SOGREAH concernant les protections de la ville d'Agen face aux inondation. Il sagit de la crue de période de retour estimée à 30 ans, soit Q=5700 m3/s.
Nous n'avons eu besoin de reprendre, pour faire tourner le logiciel, que de la hauteur avale. Les résultats obtenus sont satisfaisant, compte tenu que nous avons été obligé de simplifier les profils en travers pour des raisons de commodité. Donnons en exemple la hauteur d'eau calculée en amont du tronçon, et égale à 45.32 m. La hauteur d'eau fournie par la SOGREAH est de 45.23m. L'écart est relativement restreint, et il n'exède jamais 0.25 % pour aucun des profils en travers.
Il est à noter que les Stricklers des lits majeurs des deux biefs correspondant à la crue trentennale sont certainement supérieurs à ceux de la crue decentennale. Il en résulte que le fait que le calcul par Fluvia soit cohérent pour un crue de 5700 m3/s n'est pas forcément une preuve que le calcul soit encore exact pour un débit plus important. Mais compte tenu des approximations déjà effectuées notemment lors de l'acquisition des profils en travers, nous nous satisfaisons d'une telle validation du logiciel Fluvia.


Limites du code et de la démarche suivie.


Il est clair que le code Fluvia est un logiciel monodimensionel simple, qui ne permet pas notemment l'introduction d'un coefficient de Strickler évoluant pour un profil en travers donné avec la largeur. Cette limitation est particulièrement pénalisante pour chacun des biefs. En ce qui concerne le bief n°1, la rive droite est moins urbanisée que la gauche. Mais c'est surtout le long du bief n°2 que l'écart entre les deux rives est le plus flagrant. Il en résulte un écart certain entre les résultats obtenus et la réalité.
Nous avons de plus du estimer le Strickler du lit mineur sans données granulométrique, à partir de simples photos, ce qui est toujours risqué.
L'estimation que nous avons donnée de la condition à la limite avale, qui conditionne la ligne d'eau entière, peut-être erronée, dans la mesure où elle découle d'une courbe de tarage dont nous connaissons que quelques points seulement. Les données étaient trop peu nombreuses pour pouvoir estimer avec certitude la hauteur avale de l'écoulement.
On peut cependant considérer que le plus gros handicap réside dans la connaissance relativement floue que nous avons de la topographie du terrain. Une carte IGN au 1/25000e est trop peu précise pour pouvoir déterminer avec précision une zone inondable d'une superficie de seulement quelques kilométres carrés. Les quelques données fournies par la SOGREAH sur des plans au 1/2000e étaient malheureusement trop peu nombreuses pour pouvoir palier ce manque de précision.

Les quelques remarques ci-dessus nous montrent que le résultat que nous avons obtenu ne peut-être pris que comme ordre de grandeur. Sa cohérence vis à vis de la zone innondable correspondant à une crue centennale est la meilleure vérification que nous ayons de son éventuelle validité.