LES TSUNAMIS


MEYER THIERRY & STATIOTIS CHRISTOPHE


CREATION DES TSUNAMIS

Les grands tsunamis font partis des phénomènes naturels les plus frappants car ils sont très spectaculaires et évidemment très dangeureux. Ils sont engendrés par les dislocations rapides des fonds marins suite à un tremblement de terre, une éruption volcanique voir un glissement de terrain.

En fait, un mouvement important du fond marin entraine, par gravité, le déplacement d'un grand volume d'eau. Cette quantité d'eau est d'un seul coup déplacée de son point d'équilibre et essaie de le retrouver. C'est ainsi qu'une vague se crée: c'est le Tsunami.

Photo prise en Alaska ou un tsunami créé par un glissement de terrain a arraché toute la végétation cotière.

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DESCRIPTION SOMMAIRE

Le tsunami est une onde solitaire (soliton).C'est une vague de longueur d'onde de l'ordre de 100 km et de période une heure (Soulignons à titre comparatif qu'une vague générée par le vent a une période de 10 seconde environ et une longeur d'onde de 150 m).

Sa vitesse de déplacement est trés élevée: elle est de l'ordre de la racine carré de g (accélération de la pesanteur) multiplié par la profondeur. C'est ainsi que dans le pacifique, avec des fonds à 4000 m de profondeur, elle peut atteindre 700 km/h. De plus, il peut parcourir de trés grandes distances (transocéaniques) tout en ne dissipant peu son energie. Par exemple, en 1960, le tsunami Chilean a causé la mort de 200 japonais alors qu'il avait été créé par un tremblement de terre à 17000 km du Japon.

La caractéristique principale des tsunamis est que la hauteur de la vague est insignifiante en haute mer alors qu'elle atteint rapidement plusieurs mètres prés des cotes.

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COMPORTEMENT A L'APPROCHE DES COTES

En fonction de la forme de la côte et de l'énergie de l'onde, le tsunamis peut se manifester au niveau de la côte soit par une succession lentes de montées et de descentes du niveau de la mer, soit par l'arrivée d'une seule muraille d'eau, haute de quelques mètres à quelques dizaines de mètres, et pouvant tuer plusieurs dizaines de milliers de personnes.

Proche des cotes, la vitesse du tsunami diminue en même temps que la profondeur. Or le trés important flux d'énergie reste à peu prés constant. L'énergie cinétique se convertie ainsi en énergie potentielle et il se crée donc une énorme vague. Le déferlement et les mouvements de turbulences permettent une légère dissipation d'énergie mais elle reste insuffisante. Les hauteurs de vagues obtenues sont de l'ordre de 10, 20 et même 30 mètres.

Un pecheur partit en haute mer ne détectera donc pas le tsunami mais trouvera un port ravagé à son retour.

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LES DEGATS

Il existe deux classifications des tsunamis suivant leur intensité :

* L'échelle d'intensité modifiée de Sieberg qui contient 6 degrés de "Très légère : onde très faible, seulement perceptible sur les enregistrements des magnégraphes" à "Désastreuse : destruction partielle ou totale des structures, inondation des côtes sur une grande profondeur, gros navires sévèrement endommagés, arbres déracinés ou brisés, nombreuses victimes."

* La classification d'Imamura et Iida qui se base sur la hauteur maximale Hm des vagues. Elle contient également 6 degrés de Hm<0.5 m "tsunami mineur" à Hm>30 m "zones côtières endommagées sur plus de 500 km."

Les dégats engendrés sont énormes. Prenons pour exemple l'Alaska (zone sismique importante) où les tsunamis ont détruit par plusieurs fois:

    1946    Aleutian Islands of Alaska : 165 morts et un coût de 26 millions de dollars.

    1957    Même endroit : dégats matériels importants

    1964    Alaska : 112 morts et 106 millions de dollars.

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DETECTION DES TSUNAMIS

En haute mer, la hauteur de la vague étant assez faible, il est trés difficile de détecter un tsunami et lorsque la vague grossit il est déja trop tard.

Depuis 1948, 75% des alertes ont été fausses car le système de détection n'était pas suffisament fiable. Aujourd'hui, les mesures se font par satellites et peuvent détecter une différence du niveau de la mer de 1 cm. Cette technique demande des investissements importants qu'il faut toutefois relativiser. En effet, une évacuation d'une ville coûte cher : par exemple, en 1986, l'évacuation d'Honolulu à coûté 30 millions de dollars alors qu'il n'y a pas eu de tsunami.

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