1. LA THEORIE DE NEWTON.

1.4.INTERACTION DES MAREES LUNAIRES ET SOLAIRES.

La figure ci-dessous résume les cas possibles pour les marées qui dépendent du Soleil et de la Lune.
(On s'est placé dans le cas d'orbites circulaires et situées dans le plan de l'équateur pour simplifier les choses; il est bien évident qu'une infinité de cas existent.)

FIGURE 14 :

Les effets des deux astres s'ajoutent : à la Nouvelle Lune et à la Pleine Lune.
Le marnage est maximal.
Lune et Soleil sont en conjonction ou en opposition : ces deux cas sont dits de syzygies.

Lune et Soleil sont en quadrature; les effets des marées ne se conjuguent pas.

On constate alors une variation de marnage appelée semi-diurne (deux marées hautes et deux marées basses par jour) :

FIGURE 15 : Variation du marnage pour les marées semi-diurnes.

 

Malheureusement, des observations de marées d'une autre nature ont montré les limites de cette théorie dès sa création.
En effet, certains facteurs comme la force de Coriolis, l'inertie des masses d'eau, la présence des continents orientant les courants de marée et l'inégale profondeur des océans n'ont, à l'époque, pas été pris en compte.

La théorie de Newton trouve encore des applications dans la description des mareés solides.
En effet, les continents et les fonds océaniques répondent comme un solide élastique qui se déforme en proportion de la force luni-solaire instantanée. Ces marées terrestres épousent la forme ellipsoïdale de la marée de Newton.
Ainsi, en france, nous montons et decendons 2 fois par jour d'environ 30 à 40 cm, ce que, à ces échelles planétaires, nous ne percevons pas.

C'est Laplace qui apporte une théorie satisfaisant à la dynamique des océans : la force de marée engendre une grande variétés d'ondes réfléchies par les côtes et diffractées par les îles.
C'est Poincaré qui, en 1910, en publia la formulation mathématique dans la Théorie des Marées.

 
 
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