Les délaissés d’étangs

Malgré leur appellation qui fait penser à un phénomène plutôt marginal, on retrouve les problèmes des grands étangs (malaïgues, pollution, colmatage…) au niveau des délaissés. Cependant, ceux-ci ont des caractéristiques particulières qui les rendent beaucoup plus fragiles vis à vis de ces problèmes qui se posent ici de manière beaucoup plus aiguë. Nous nous proposons donc de présenter l’origine des délaissés afin de mieux prendre conscience de leur fragilité. Nous analyserons ensuite les nuisances et les problèmes qui y sont liés. Enfin, nous présenterons quelques perspectives d’avenir pour ces milieux.

 

Caractéristiques et particularités

Origines

Les délaissés sont la conséquence des travaux d’aménagement du littoral. Ces petites étendues d’eau faisaient initialement partie des grands étangs mais en ont été séparées suite à la construction d’infrastructures touristiques (en vue de faciliter l’accès aux stations balnéaires), du Canal du Rhône à Sète,… Ces travaux ont considérablement modifié l’aspect du littoral palavasien, en bouleversant le fonctionnement hydraulique et sédimentologique de cet ensemble.

Caractéristiques

En raison de leur origine, les délaissés sont donc des petits plans d’eau (leur superficie varie de quelques hectares à quelques milliers de km2) la plupart du temps localisés dans un environnement fortement anthropisé. Ils sont situés à proximité de la mer ; leurs eaux sont donc saumâtres. Leur isolement leur confère un faible hydrodynamisme. Ils sont la plupart du temps de faible profondeur et ont un caractère permanent ou temporaire (ils peuvent parfois s’assécher complètement au cours de l’été). On en dénombre actuellement plus d’une vingtaine, répartis entre Sète et La Grande Motte.

Fonctionnement hydraulique

Les eaux des délaissés sont peu renouvelées. Elles ont de multiples origines (apports d’eau douce ou salée):

Bien qu’issus des grands étangs ; les communications hydrauliques entre ceux-ci et les délaissés sont relativement faibles. En effet les liaisons et aménagements hydrauliques prévus lors des travaux sont à présent inefficaces suite à leur colmatage (envasement et sous- dimensionnement des liaisons).

Lorsque des courants existent au sein des étangs, ceux-ci sont déterminés par le vent dominant ou l’écoulement en aval d’une liaison hydraulique avec un plan d’eau voisin. Le caractère constant de ces courants a tendance à compartimenter les étangs en unités hydrodynamiques indépendantes encore plus petites, d’où un hydrodynamisme très faible.

Ainsi, les étangs fonctionnent comme des plans d’eau plus ou moins stagnants avec un renouvellement faible. La figure ci dessous représente le fractionnement des délaissés en unités hydrologiques plus petites.

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