Apports d'eau supplémentaire dans les étangs

Comme le montrent les simulations numériques, la concentration en O2 dans l'étang est un paramètre capital pour l'évolution vers l'eutrophisation.

Afin d'augmenter les concentrations en O2, deux solutions sont envisageables :

Apport d'eau de mer

Pour introduire de l'eau de mer dans l'étang, il suffirait d'implanter une station de pompage. Des études IFREMER ont déjà été réalisées à ce sujet, pour prélever 6 000 à 8 000 m3 d'eau en une heure, il suffirait de 1 kW (débit moyen de 2m3/s). Un étang de 1 m de profondeur moyenne et ayant une superficie de 14 hectares pourrait voir son eau se renouveler entièrement en 24 heures (à raison de 1 kW par heure). Des essais réalisés aux USA ont confirmé ces chiffres.

Il est important de noter que le renouvellement ne pourrait se faire qu'en " accord " avec les vents dominants. C'est-à-dire que l'hydrodynamique naturelle ne serait pas contrariée. Le milieu naturel n'en serait alors pas trop perturbé. Un autre avantage de cette solution est le coût de revient qui correspond aux seuls coûts de construction, de fonctionnement (prix de l'électricité) et d'entretien de la station de pompage. Il est donc assez faible surtout si l'étang est ensuite utilisé pour l'élevage des palourdes par exemple, cette solution deviendrait alors rentable.

Un inconvénient subsiste toutefois : beaucoup d'eau de mer entre dans l'étang. Or les étangs ont également besoin d'eau douce. Un apport d'eau douce simultané serait donc appréciable. Cette eau douce proviendrait des cours d'eau amont ce qui pose deux problèmes :

En attendant de trouver un apport d'eau douce, il serait plus raisonnable de n'introduire l'eau de mer qu'au moment critique, lorsque l'eutrophisation risque d'évoluer en malaïgue.

Amélioration des échanges hydrauliques

Pour limiter le phénomène de malaïgue et d'eutrophisation, il faut améliorer l'hydrodynamisme des étangs. Ainsi, des liaisons entre étangs voisins ou à travers les structures qui les ont isolés sont à aménager ou à remettre en état. Il peut s'agir :

Ces ouvrages doivent être correctement dimensionnés et régulièrement entretenus afin de limiter

leur colmatage. Il faut utiliser au mieux leur potentiel d'auto-curage. 

Ordre de grandeur des coûts d'aménagement de liaisons hydrauliques :

Dalot sous chemin de halage

258 900 Frs

Dalot sous chemin départemental

246 100 Frs

Dalot sous piste

124 700 Frs

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