RESULTATS DES ENTRETIENS


Entretien avec Monsieur PEYBERNES (régie des eaux de Foix)

 


Présentation du réseau d'assainissement de la ville de Foix

 

La structure du réseau d'assainissement dépend de l'époque de construction.

Le premier réseau, toujours en activité, est le tout à l'égout construit à la fin du XVIIIème siècle qui se trouve dans les vieux quartiers de Foix. Son architecture en voûte évite d'une part sa mise en charge et, associée à sa construction en briques rouges et en galets, en fait une oeuvre d'une esthétique inattendue pour une telle fonction.

 

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, un réseau unitaire a été progressivement installé. Il est constitué de simples conduites circulaires d'un coût moins élevé.

 

Mais, rejeter toutes ces eaux usées directement dans l'Ariège devint inconcevable et vers les années 1970 la construction d'une station d'épuration a contraint à l'utilisation d'un réseau séparatif. Les eaux usées sont alors dirigées vers la station pour être traitées alors que les eaux pluviales sont directement rejetées dans l'Ariège.

Le réseau d'eaux pluviales est adapté à la géographie du site. La topographie caractéristique de cette zone montagneuse ne permet pas l'utilisation de bassins réservoirs et, les pentes peuvent générer des débits assez conséquents pour mettre rapidement en charge des conduites drainant des surfaces trop étendues. Heureusement, la ville s'est développée à la confluence entre l'Ariège et l'Arget ce qui a permis de créer autant d'exutoires que nécessaire (plus d'une vingtaine actuellement en service). Le chemin à parcourir pour les eaux pluviales récoltées est ainsi le plus court possible. Pourtant, même si les réseaux sont prévus pour des pluies décennales, leur fonctionnement n'est pas toujours celui escompté.

 

Actuellement, la politique de la régie des eaux est d'assurer le bon fonctionnement du réseau d'eaux susées existant et de privilégier le traitement individuel pour les nouvelles habitations. Ainsi, la ville de Foix a confié au bureau d'études IRH un état des lieux de ce réseau. En période de pluies, ce dernier transporte un volume anormalement supérieur aux prévisions. Ce surplus serait causé par :

- des intrusions d'eaux claires,

- des raccordements non répertoriés sur les plans,

- la vétusté des conduites.

En ce qui concerne le traitement individuel, il est appliqué pour les nouvelles habitations dont le terrain a une superficie de plus de 1500 m². Dans ce cas, les propriétaires sont incités à traiter leurs eaux pluviales afin de ne pas surcharger le tout à l'égout existant.

 

Solutions utilisées pour éviter la mise en charge des conduites du réseau d'eaux pluviales

 

Pour des raisons écomiques, les conduites sont dimensionnées pour des pluies décennales et un surdimensionnement ne préserverait pas du dysfonctionnement lors d'un évènement climatique exceptionnel. Cependant, il arrive de manière plus fréquente que prévue que des parties du réseau soient en charge.

Les causes répertoriées sont les suivantes :

- les conduites sont effectivement sous dimensionnées. Des problèmes peuvent arriver sur les raccords, le diamètre des tuyaux amont étant supérieur à celui des tuyaux aval,

- la surface drainée par le réseau est trop importante. Elle l'est, soit dès le départ, soit par changement ultérieur de la nature de la surface (augmentation du coefficient de ruissellement)ou du nombre croissant de raccordements au réseau ,

Les solutions envisageables sont :

- remplacement des conduites sous dimensionnées par des tuyaux de diamètre supérieur. Cette opération est très coûteuse et nécessite un sous sol peu encombré,

- recollement d'une partie du réseau d'eaux pluviales au réseau d'eaux usées. Le réseau n'est plus séparatif lors des fortes précipitations. La station d'épuration doit pouvoir amortir le surplus, l'utilisation de cette solution, actuellement répandue dans les pays de l'Europe de l'Est, est lees plus souvent possible évitée,

- création d'un nouvel exutoire. Il permet d'évacuer l'eau recueillie dans la première partie du réseau et d'alléger ainsi l'autre,

- utilisation de chaussées réservoirs pour limiter le volume d'eau recueilli par le réseau,

- incitation au traitement individuel dans le cas de propriétés excédant les 1500 m2.

 


Entretien avec Monsieur BOUZIGES ( DIREN Midi-Pyrénées)


 

Une des tâches de la Direction Régionale de l'Environnement est de surveiller l'ensemble des rivières et des fleuves pour fournir avec le plus de précisions possible leurs caractéristiques hydrologiques.

Pour cela, des stations de jaugeages sont installées sur les cours d'eau à des endroits faciles d'accès, ne subissant pas de changements fréquents du lit de la rivière provoqués par des crues ou par une sédimentation. Ce lieu est dénommé contrôle hydraulique.

Une station de jaugeage contrôlant l'Ariège est située à l'aval d'un des ponts de la ville de Foix. Des jaugeages y sont effectués depuis 1903. Elle sert également à l'annonce de crues. La hauteur d'eau est transmise par ondes radios au centre d'alerte de crues de Toulouse qui, selon la hauteur d'eau, avertit la préfecture pour décréter l'état d'alerte.

 

La DIREN travaille en collaboration avec la météorologie nationale. Elle a ainsi à sa disposition des enregistrements des précipitations et températures mensuelles, des cartes de pluviométries annuelles, des coefficients de Montana. La plupart de ces renseignements sont issus d'études menées par la DIREN et qui ont été archivées.


Entretien avec Monsieur BRIQUETUR (IRH)


Une étude, demandée par la ville de Foix, a débuté début février 1999. Il s'agit de modéliser le réseau d'eaux usées. Les plans actuels sont vieux et ne font pas état des récents raccordements.

En période de pluies, le volume journalier traité par la station d'épuration double. Les causes supposées sont les suivantes :

- reste de parties du réseau unitaire,

- présence d'eaux claires suspectée,

- vétusté du réseau qui entraîne des problèmes de pollution : les eaux usées n'arrivent pas systématiquement à la station d'épuration.

Pour résoudre ces problèmes l'étude menée par IRH comporte les étapes suivantes :

- recolement du réseau d'eaux usées

- mesures de pollutions par temps sec pour permettre de déterminer l'importance des fuites,

- mesures d'impacts des pluies sur les eaux usées pour évaluer l'apport d'eau pluviale par infiltration,

- recherche des sources d'eaux claires parasites par temps sec,

- détection à la fumée d'éventuelles infiltrations.

Cette étude constituera un diagnostic sur l'état du réseau actuel.


Les trois entretiens, ci-dessus répertoriés, ont fourni à l'ensemble du groupe de nombreuses informations qualitatives ainsi que des documents écrits qui furent à la base de nos travaux. 

 

 

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