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            Compte tenu du mode de gestion actuel du volume d'eau dans la retenue du barrage de Garrabet, le seul impact notable de la présence de ce barrage sur l'Ariège est la réduction de la durée de propagation de la crue, soit de son temps de concentration. Cette réduction est d'environ 45 minutes si l'on se fonde sur les observations expérimentales (20 minutes d'après les résultats de la simulation).

            Les études conduites mettent donc en évidence le fait que la retenue du barrage de Garrabet a un volume beaucoup trop faible pour servir de tampon lors des épisodes de crue, quel que soit le mode de gestion adopté., ce que résume le graphique suivant :

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            Le seul effet d'une politique d'écrêtage serait de rallonger légèrement le temps de concentration de la crue, qui reprendrait alors une valeur quasi égale à celle qu'il avait avant l'implantation du barrage.

            Mais de telles consignes de gestion du niveau de l'eau dans le réservoir sont compliquées à mettre en oeuvre lors des épisodes de crue, durant lesquels les exploitants préfèrent la solution la plus simple. Rappelons de plus que ces modes de laminage ont été appliqués dans le cas où la retenue est vidée avant la crue de la moitié de son volume d'eau, ce qui est totalement improbable dans le cas d'une exploitation normale du barrage.

            C'est pourquoi le principe des transparences a été adopté par EDF comme consigne de gestion des épisodes pluvieux intenses.

            En effet, si le barrage ne peut servir à limiter l'impact des crues, les crues peuvent être utilisées dans le cadre de l'exploitation du barrage. L'exploitant du barrage profite alors du volume important d'eau qui traverse la retenue pour vidanger le barrage par les vannes de fond, ce qui permet d'entraîner une partie des sédiments qui se sont déposés dans le fond de la retenue. Cette pratique, relativement récente, apparaît comme un moyen de pallier l'envasement chronique des retenues de barrage.

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