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I.    Généralités

            Une crue correspond à une montée puis une descente lentes (plusieurs dizaines d'heures) du niveau de l'eau. Elle est donc considérée comme un phénomène lentement variable dans le temps.

            Dans le cas d'une crue intumescente, on assiste à une brusque montée des eaux à l'amont du cours d'eau, provoquant une soudaine augmentation de débit qui génère une onde de crue de célérité positive se déplaçant vers l'aval.

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II.    Vitesse de propagation de la crue

            Dans notre cas, les pentes de l'Ariège étant relativement fortes (de l'ordre de 7 pour 1000 environ, on est en milieu montagnard), on pourra considérer que l'onde de crue est non diffusante. La célérité de l'onde s'exprime alors par la relation :

où Q est le débit dans la section S donnée.

            Ici on pourra considérer l'approximation U=1,5.V valable, où V est la vitesse d'écoulement de l'eau, par application de la relation de Chezy.

            Pour la crue de 1982, l'enregistrement du paroxysme de la crue à Ax-les-Thermes et Foix a permis d'établir la vitesse moyenne de propagation de la pointe de l'hydrogramme, qui est d'environ 7,3 km/h.

            Ne disposant pas de la géométrie du tronçon Bompas-Foix, on ne peut calculer dQ/dS ailleurs qu'aux extrémités du bief. Nous considérerons donc en première approximation que la vitesse de la crue est constante en tout point du tronçon. Cette  hypothèse est relativement acceptable dans la mesure où, en utilisant la valeur précédente de U, cette vitesse est grande devant la vitesse de variation du débit, comme nous le verrons lors de l'étude.

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