CONCLUSION

C'est avec une grande curiosité que nous nous sommes plongés dans cette étude, et ce BEI nous a permis de mieux appréhender la situation actuelle de l'eau sur le continent Africain qui nous était auparavant mal connue.

En orientant cette étude selon trois axes -hydrologie, économie, technique- nous avons privilégié la diversité à l'exhaustivité, et ainsi acquis une vision plus globale de la problématique de l'eau.

Ce BEI nous a permis de mieux cerner le rôle de l'ingénieur dans l'élaboration et la gestion de projets hydrauliques dans les pays en voie de développement. La réussite d'une action de développement ne réside pas dans le savoir-faire technologique mis en oeuvre mais essentiellement dans son adéquation aux désirs et besoins de la population.

Enfin, les images satellites semblent constituer l'outil qu'il manquait pour utiliser et développer encore les techniques de modélisation informatiques qui depuis une cinquantaine d'années révolutionnent déjà l'approche des processus régissant le cycle de l'eau. Grâce à cet outil d'observation phénomènal que sont les satellites, il sera possible dans un premier temps de mieux caler les modèles utilisés et de se diriger vers une gestion à l'échelle des bassins versants, et dans un deuxième temps d'intégrer les images satellites en tant que données au sein de modèles. Cette seconde étape est la plus prometteuse à long terme : on pourrait dès lors imaginer une gestion globale et en temps réel du cycle de l'eau à l'échelle planétaire...

C'est pourquoi, nous pensons qu'une sensibilisation à ces nouvelles techniques au sein de la formation d'ingénieur hydraulique serait profitable aux générations futures.