1. Télédétection : un outil utile mais encore méconnu

Les satellites déjà beaucoup utilisés pour le transfert de données, s'avèrent être un outil d'observation très puissant en ce qui concerne les caractéristiques de la surface terrestre.

La télédétection est encore un outil nouveau, avec des capacités très prometteuses même si elles ne sont encore que peu utilisées.
En effet, la télédétection est encore à la recherche de beaucoup d'applications différentes. Comme nous le verrons plus loin, elle est surtout utilisée à l'heure actuelle en tant qu'outil de validation de modèles; mais elle peut également servir de donnée à ces différents modèles.

L'intérêt certain de la télédétection se fait surtout sentir au sein de pays en voie d'industrialisation. En effet, même si pour le moment les applications les plus pointues de la télédétection concernent le continent Européen, il est certain qu'elle représente un intérêt pour les vastes territoires où le financement limite la quantité de mesures sur le terrain.

De plus, on a vu que la gestion des eaux s'orienterait vers une gestion par bassin versant (donc à grande échelle), dans cette optique la télédétection semble être un outil adapté.
En effet, la collecte de données sur le terrain fait souvent ressortir de fortes variabilités spatiales des paramètres, et le passage d'une petite à une grande échelle semble alors très délicat. Les satellites permettent par contre d'accéder à des données sur des échelles comparables à celles des bassins versants.

L'utilisation de cet outil en tant que paramètre d'entrer à certains modèles reste encore délicate, et ceci semble surtout venir d'une limitation en termes de temps d'observation, de fréquence de passage, et de résolution spatiale des satellites.

On peut imaginer qu'au fur et à mesure des lancements sattelitaires, les images satellites soient suffisamment nombreuses et précises pour que des simulations en temps réel.
En parallèle, le développement des techniques de modélisation de phénomènes hydrologiques devrait permettre d'accéder à des modèles globaux. En effet, les problèmes de raccordement d'échelles étant à l'heure actuelle un des plus grand thèmes de la recherche en hydrologie, il est permis d'imaginer à très long termes des modélisations globales en temps réel.