L'EGYPTE - A propos du barrage d'Assouan et de la politique de décentralisation


L'Egypte de part son développement s'est donnée les moyens de pallier ses faibles ressources internes en eau. Elle exploite depuis les années 60 le barrage d'Assouan mis en eau dès 1964 et qui assure aux Egyptiens une protection contre les crues et les sécheresses (terrible pour le Soudan et les pays du Sahel Africain entre 1984 et 1988).

Ce barrage a été extrêmement bénéfique pour l'agriculture : il a permis l'élargissement des surfaces irriguées et de ce fait l'intensification des productions et l'augmentation des rendements. L'Egypte possède actuellement 7 millions de feddands de terres agricoles et 11 à 12 millions de surfaces récoltées (1 feddan équivaut à 0.42 hectare).

Ces réserves en eau ont servi également la politique de décentralisation mise en place par l'Egypte dès les années 50.

Celle-ci passe par une bonification des terres situées en marge de la vallée. Elle s'est effectuée en 2 étapes :

Cependant l'Egypte exploite la totalité de ces ressources en eau : 63 milliards de m3/an, et ne pourra plus se permettre longtemps de tels projets coûteux en eau. La population egyptienne augmente en effet très rapidement et l'Egypte encourera des risques de pénurie d'ici quelques années.

Dans la même optique, 2 grands projets ont néanmoins été néanmoins etudiés : le projet du Canal de la paix et bonification du Sinaï et celui de Touchka.

Celui du Canal de la paix a pour objectif de peupler le Sinaï par la bonification de 400 000 feddans. Le périmètre serait irrigué par les eaux du Nil grâce au Canal de la Paix à raison de 2 milliards de m3 d'au douce et 2 milliard de m3 de drainage (qui seraient additionées à l'eau douce et qui procurerait un mélange dont la qualité conviendrait à l'usage que l'on veut en faire).

L'intérêt du Sinaï est d'être situé autour d'un axe de communication important et qui a toutes les chances de se développer facilement. Le Sinaï se trouve en effet entre le Canal de Suez et les frontières d'Israël (repeuplement stratégique des frontières).

Le projet de Touchka également nommé "le nouveau delta" permettrait, quant à lui, la bonification de 500 000 feddans. Ceux ci seraient directement irrigués par le Lac Nasser (5 milliards de m3 d'eau) puis la grande nappe fossile du désert occidental.

Peuvent se poser alors des problèmes de quantité d'eau en aval. Les solutions proposées pour y remédier ne sont pour l'instant pas très convaincantes ...

NIL ET OUVRAGES HYDRAULIQUES


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