Potentiel d'irrigation


De par sa relation étroite avec les ressources en eaux, le potentiel d'irrigation est lui aussi inégalement réparti entre les différentes régions. On observe d'ailleurs que celui-ci est beaucoup moins bien connu et étudié dans les pays bénéficiant de ressources en eau abondantes que dans les pays les plus arides.

Il faut noter également que, en raison de la non concordance entre les régions géographiques et les bassins hydrographiques, les transferts d'eaux des zones à climat humide vers les zones plus arides permettent à ces dernières de bénéficier d'un potentiel d'irrigation nettement plus élevé que ne leur permettraient leurs propres ressources en eau.

L'existence des fleuves interrégionaux et les transferts d'eau qu'ils impliquent compliquent le calcul du potentiel d'irrigation sur une base régionale.

De même, le calcul par pays du potentiel d'irrigation, peut entraîner une double prise en compte d'une partie des ressources en eau partagées, que seule une approche par bassin pourrait éviter.

Il faut également noter que les méthodes d'estimations du potentiel varient d'un pays à l'autre et que le choix de la méthode affecte particulièrement les résultats en zones humides. Ainsi, pour le Zaïre les estimations que l'on a pu trouver oscillent entre 1 et 40 millions d'hectares.

Le potentiel du Congo, estimé à 40 000 ha dans la littérature, représente certainement une petite partie de son potentiel physique.

Malgré un degré d'incertitude élevé quant au potentiel des grands pays humides (Zaïre, Angola), on constate que sept pays (Angola, Soudan, Egypte, Zaïre, Ethiopie, Mozambique et Nigéria) concentrent à eux seuls presque 60% du potentiel d'irrigation de l'Afrique. A l'autre extrémité de la liste, 18 pays ne se partagent que 5% de ce potentiel.

Irrigation (1 000 ha)