L'AFRIQUE DU NORD

 

 

 

 

La Tunisie

En Janvier 1998 : la Banque Mondiale accorde à la Tunisie des crédits d'une valeur globale de 93 millions de dollars pour le financement de deux projets liés à l'agriculture et à l'environnement. Le premier crédit de 64,5 millions de dollars servira à l'assainissement des eaux usées de la région de Tunis et à leur réutilisation dans l'agriculture. Le second prêt de 28,5 millions de dollars est destiné au développement des ressources naturelles dans trois régions de l'ouest et du Sud du pays.

La seconde phase du projet d'assainissement du Grand Bizerte, en Tunisie, a commencé en 1997, après que l'Allemagne ait accordé à la Tunisie un don de 27 millions de DM. Cette somme sera utilisée à 70% pour l'assainissement de quatre villes du nord-est du pays. Parmi les travaux qui seront achevés avant l'an 2000, il faut citer notamment la construction de six stations de traitement des eaux, qui permettront d'assainir les lacs d'Ichkeul et de Bizerte.

La Caisse Française de Développement a octroyé également 150 millions de francs à l'Etat tunisien pour le financement du projet d'appui au troisième programme national d'assainissement des quartiers populaires.

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L'Egypte

L'Egypte, avec ses 65 millions d'habitants, consomme actuellement 15 millions d'eau potable par jour, dont seule une faible partie est ensuite traitée.

Assainissement:

En Juin 1998, l’Egypte et les Etats-Unis signaient un contrat de 44 millions de dollars pour la construction d’une station d’épuration et l’extension de deux anciennes stations dans le Delta. 85% du coût du projet sont financés par l’Agence d’Aide Américaine (USAID) sous forme de dons. La nouvelle station devrait fournir 100000m3/jour dans la région de Mansoura (130 km au nord du Caire);

Mi-octobre 1998 la première unité d'une des plus grandes usines de traitement des eaux usées au monde a été inaugurée. L'usine Gabal al-Asfar permet de traiter 1 million de m3/jour, et à terme 3 millions (en 2018). Les travaux de la première unité ont été réalisés par une société italienne, et trois compagnies européennes ont été présélectionnées pour construire la deuxième phase. La station traite les eaux usées avant de les rejeter dans le Nil. La station coûtera au total 1.5 Milliards de dollards.

En 1998, le gouvernement egyptien investissait 60 millions de dollars dans la construction d’une station de traitement à Al Sheikh Zayed City, une ville nouvelle proche du Caire. A partir de 2001, l’installation devrait permettre de traiter 500 000m3 d’eau du Nil assurant l’approvisionnement de 3 millons de personnes. Lurgi Bamag, une société allemande a obtenu le contrat. Elle aura la responsabilité du dimensionnement de la station, de sa construction, de la mise en route, de la surveillance ainsi que de la formation du personnel d’exploitation.

Un contrat de BOOT relatif à l’approvisionnement en eau de la nouvelle zone industrielle de Suez (objectif :200000 m3/jour ) a été soumis à un appel d’offre international en Juin 1998. 11 groupes internationaux sont aujourd’hui retenus, dont les entreprises françaises Vivendi, Bouygues, et Degrémont.

En outre, un procédé de dessalement d'eau de mer par voie nucléaire a été présenté lors de la conférence " Arab water " en mai 1998. Développé par l'International Atomic Energy Agency, il pourrait intéresser l'Egypte qui envisage de s'équiper d'une centrale nucléaire.

Augmentation de la surface agricole:

D'ici 2017, l'Egypte compte doubler sa surface agricole en irriguant des parties désertiques du pays par détournement de l'eau du Nil. Sous la forte pression démographique, l'objectif du gouvernement est de construire des villes nouvelles afin de réduire la population des grandes villes telles que le Caire.

Cette politique nécessite une rénovation des installations existantes, et un apport supplémentaire de ressources en eau.

Ouvrages hydroéléctriques:

En Septembre 98, la Banque allemande pour la reconstruction a accordé un don de 400 millions de francs à l'Egypte pour la construction d'une centrale dans le sud du pays, dans la province de Quena.

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Le Maroc

Le Maroc a commencé à moderniser sa politique de l'eau : le secteur privé y est présent, et l'Etat met en oeuvre des grandes stratégies nationales.

Suite à un appel d'offres international, l'Office National d'eau potable du Maroc (ONEP) a signé en Novembre 1997 un contrat de 600 000 francs avec la Société des Eaux de Marseille (SEM), concernant l'amélioration du fonctionnement et du rendement du réseau d'eau potable de Laayoune. Située dans la région saharienne du Maroc, cette ville, de 150 000 habitants s'approvisionne en eau potable principalement à partir d'une usine de dessalement de l'eau de mer dont la moitié de l'eau dessalée se perd à cause d'un rendement de réseau mauvais.

En Juin 1998, le Maroc a d'autre part signé une concession de 1,4 milliard de dollars avec un consortium hispano-portuguais pour la gestion sur 30 ans des réseaux d’eau et d’électricité de la capitale Rabat et des villes voisines. Il s’agit pour les quatre compagnies du consortium de créer une compagnie de 400 millions de dirham pour gérer la concession.  

Le pays s’est vu accordé en Octobre 1997 un prêt de 209 millions de francs par la Caisse française de développement (CFD). Ce prêt était destiné à financer la construction de trois barrages dans les régions de Taroudant (sud), d’Ifrane (Moyen-Atlas), et de Taza (Nord-est), et l’alimentation en eau potable de Casablanca à partir du barrage de Daourat.

La Caisse Française de développement a accordé, en janvier 1998, un prêt à l'ONEP marocain pour le financement d'un troisième Projet d'Alimentation en Eau Potable de petits centres.

En janvier 1998, le Japon a en outre décidé d'octroyer un prêt de 469 millions de francs destiné au financement d'un projet d'extension des réseaux d'eau potable, en particulier dans l'oriental marocain. Une partie de ce crédit d'une durée de 40 ans devrait être utilisée par l'ONEP pour augmenter la capacité de traitement de son usine d'eau potable de Safi, sur la côte Atlantique. L'accord de ce prêt, l'un des plus importants accordés ces dernières années par le Japon au Maroc, a été signé à Tokyo entre l'ONEP et le fond de coopération économique pour l'étranger. Cet organisme s'est investi dans la réalisation de plusieurs projets de l'ONEP, qui renforcent actuellement l'AEP de 18 petites villes grâce à une ligne de crédit d'environ 338 millions de francs.

Enfin, l'Union Européenne va financer, par un prêt de 270 MF un plan d'extension du réseau d'eau potable en zones rurales.

L'Etat marocain va mettre en place un programme de gestion intégrée des ressources en eau : il devrait permettre aux autorités locales de créer une agence de bassin, d'améliorer l'efficacité de l'infrastructure hydraulique et de lutter contre la pollution de l'eau. Le financement en est assuré par un prêt de la Banque Mondiale de 10 M$.

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L'Algérie

L'Algérie connaît une sécheresse continue depuis 1996. Un chiffre illustre la gravité de la situation : le taux moyen de remplissage des retenues d'eau plafonne à 60%. Celles-ci ne peuvent donc plus remplir leur rôle de soutien de l'irrigation et de l'alimentation en eau potable. En 1998, la Banque Africaine de Développement a accordé à l’Algérie un prêt de 70,4 millions de dollars pour financer des projets d’approvisionnement et d’assainissement d’eau à Sidi-Bel-Abbes et à Oran. Les travaux devraient commencer en Septembre 1999 et durer 4 ans. Ce prêt est remboursable sur 10 ans.

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