L'AFRIQUE OCCIDENTALE ET CENTRALE

L'Afrique occidentale et centrale regroupe une vingtaine de pays d'une population totale de 225 millions d'habitants, fortement frappée par l'exode rural : dès lors, même s'il est plus facile d'alimenter en eau ces populations plus regroupées, la qualité de cette eau en pâtit forcément et les normes d'hygiène ne sont plus respectées. Dans la plupart des grandes villes de la région, seulement un quart de la population a accès à l'eau potable. La tendance, en ce qui concerne le financement des projets urbains, est à la participation financière des usagers : l'exemple de Ouagadougou a montré que cette option permet de responsabiliser la population, et d'éviter ainsi les gaspillages, et oblige les fournisseurs de services à se placer en adéquation avec les usagers.

En milieu rural, si la situation n'est pas aussi alarmante, elle n'est pas non plus acceptable, notamment en raison du peu d'influence politique de ces régions. Désormais, les gouvernements prennent conscience de leur rôle et élaborent des stratégies nationales, qui ont pour but :

A cet égard, la conférence Ouest-Africaine de Mars 1998 sur la gestion intégrée des ressources en eau a réuni à Ouagadougou les ministres chargés des ressources en eau du Burkina Faso, Ghana, Mali, Niger, Sénégal, Bénin, Gambie, Guinée, Mauritanie, Nigeria, et Togo. Un certain nombre de résolutions ont été adoptées et rassemblées dans la Déclaration de Ouagadougou. Elle reconnaît que " la résolution des problèmes liés à l’eau passe nécessairement par une gestion intégrée des ressources en eau, un plan d’action pour le secteur de l’eau, et une action concertée des pays africains de l'Afrique de l'Ouest ".

Autres exemples: Cameroun , le Gabon, le Congo, la Côte d'Ivoire, et la gestion du Fleuve Sénégal.

Egalement diponible: la liste des projets poursuivis par la Banque Mondiale dans la région.

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Le Burkina Faso

La construction du grand barrage de Ziga, de capacité de stockage de 200 millions de m3 d'eau, a commencé en 1998. Ce projet, d'un coût de 2.2 milliards de francs, réunit 14 bailleurs de fonds internationaux. Situé à 50km de Ouagadougou sur le fleuve Nakambé, ce barrage est destiné à alimenter en eau la capitale du pays. Sur la Volta Blanche, on trouve également le barrage de Bagré d'une capacité de 1.7 milliards de m3.

Il faut noter que la situation du Burkina Faso en zone semi-aride donne une importance très grande à chacun de ses barrages.     [ pour plus d'information ]

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Le Bénin 

Depuis 1979, le Bénin s'est vu accordé par le Japon un montant total de dons non-remboursables de 950 millions de francs. En 1997, le gouvernement japonais a remis au pays des ouvrages d'assainissement d'une valeur de 90 millions de francs dans le cadre du projet d'amélioration des installations d'évacuation des eaux pluviales de Cotonou.

 

La Guinée

En Guinée, un groupement réunissant EDF et Coyne et Bellier est responsable de la maîtrise d'œuvre de la centrale hydroélectrique Garafiri. Le projet, qui doit être opérationnel avant l'an 2000, devrait satisfaire la moitié des besoins électriques du pays. L'investissement se monte à 1 milliard de francs.

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Le Cameroun

Le Cameroun possède l'une des plus grosses centrales hydroélectriques africaines: le barrage de Song Loulou. En Octobre 1998, la Société nationale d'électricité du Cameroun a signé un contrat de près de 4 millions de francs avec la société Hydro-Québec International. La société québequoise est chargée d'ici décembre 1999 d'étudier le comportement du barrage (causes de fissuration, problèmes d'opération de la centrale, inspection des ouvrages de retenue) et de recommander des travaux de réfection. Le financement de cette réhabilitation est assuré par une convention signée entre la Suisse et le Cameeroun, et qui assurait à ce dernier un don de 32 millions de francs.

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Le Gabon

La Société d'Energie et d'Eau du Gabon (SEEG) appartient à 51% à une filiale de la Générale des Eaux . En 1997 cette société à ouvert son capital au public à 49%.

Actuellement 36% de la population est alimentée en eau; ce taux devrait passer à 56% en 2007 d'après la SEEG qui prévoit 3 Milliards deFrancs d'investissement jusqu'à cette date.

En Décembre 1998, un prêt de 9 millions d’écus a été attribué par la BEI à la Régie autonome intercommunale de distribution d’eau et d’électricité de la Chouia pour la réhabilitation du réseau d’assainissement de la ville de Settat, à 75 km de Casablanca. Les travaux devraient se terminer en 2003.

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Le Congo

Dans le cadre d'un programme de reconstruction économique soutenu par le Fonds monétaire international (FMI), le Congo devrait privatiser de nombreuses entreprises dans tous les domaines, dont celui des eaux. C'est le cas donc pour les entreprises Hydro-Congo, la Société Nationale d'éléctricité (SNE) et la Société nationale de distribution des eaux (SNDE). La Générale des Eaux et un consortium Hydro-Québec/EDF font partie des prétendants au rachat de ces sociétés.

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La Côte d'Ivoire

Des nouveaux forages ont été décidés par la Société de distribution d'eau de Côte d'Ivoire afin de lutter contre le déficit hydrique ; d'autre part, des travaux sont en cours afin d'alimenter en eau potable la ville de Biankouma à partir d'une retenue de barrage.

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Le fleuve Sénégal

1997 a marqué au Sénégal, au Mali et en Mauritanie le début de la construction de la centrale de Manantali. Ce projet est l'un des plus importants de l'Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal qui rassemble ces trois pays. La création d'une société de gestion de la future centrale de Manantali est envisagée ; il en va de même pour le barrage anti-sel de Diama, au Sénégal, dans lequel des sociétés privées pourraient intervenir.

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Selected Activities of the Regional Water and Sanitation Group—West and Central Africa


Regional


Benin

Burkina Faso

Congo

Côte d'Ivoire

Ghana

Guinea

Mali

Mauritania