L'AFRIQUE AUSTRALE : LES GRANDS TRAVAUX

 

L’Afrique australe possède un grand potentiel de développement hydraulique . Tous les travaux hydrauliques à l’étude doivent se faire en coordination dans le cadre de la SADC (South African Development Community) qui réunit les pays d’Afrique australe.

 

 

L ‘Afrique du Sud et le Lesotho sont engagés dans le schéma d’aménagement du Lesotho Highlands, avec en particulier le barrage de Katsé.

Un grand projet d’interconnexion des eaux du Zambèze entre l’Afrique du Sud, le Botswana et le Lesotho, est actuellement à l’étude pour les années 2050. Son coût est estimé à 10 milliards de dollars.

Egalement dans la région, un projet de conduites d’eau concernant le fleuve Okavango au Botswana et la Namibie est controversé.

Autres exemples: le Zimbabwé.

Egalement diponible: la liste des projets poursuivis par la Banque Mondiale dans la région.

Retour étude par région   

 

La Namibie

Ayant sur son territoire les déserts du Namib et du Kalahari, la Namibie est le pays le plus sec de l’Afrique sub-saharienne. Ayant souffert de longues périodes de sécheresse ces dernières années, les habitants du pays sont habitués à des mesures restrictives concernant la consommation d’eau.

La situation étant critique pour la capitale Windhoek, le gouvernement namibien a l’intention de construire un pipeline de 250 km de long entre les marais de l’Okavango au Nord-est et Grootfontein.

Ce projet, d’un coût d' 1 milliard de dollars namibiens, rencontre de fortes oppositions écologiques et politiques dans la région. Fleuve international, l'Okavango traverse les territoires de l’Angola, la Namibie et le Botswana. Dans ce dernier pays, le tourisme développé dans le delta de l’Okavango constitue une part importante des ressources économiques, et un prélèvement namibien risquerait d’endommager le site.

Une étude préparatoire environnementale et économique a été commandée par l’Okacom, la commission du bassin du fleuve, et sera financée par le GEF (Gestion de l’Environnement) à raison de 340 000 dollars US. La gestion du fleuve et le projet de pipeline de la Namibie suscitent des tensions et les observateurs internationaux craignent un conflit entre la Namibie et le Botswana, ce dernier ayant consacré dernièrement plusieurs millions de dollars à renforcer ses armements.

haut de page

Le Zimbabwé

En 1996, la filiale norvégienne de la firme américaine Owens Corning a signé un contrat de 18,5 millions de dollars concernant la fabrication et la livraison de 70 km de canalisations reliant la rivière Pungwe à Mutare, ville située dans l’est du pays. Grâce à cette adduction, 60 000 m3 d’eau seront acheminés chaque jour pour approvisionner la ville.

Le Botswana

Isolé de la mer, le Botswana est particulièrement exposé à la sécheresse. S’étalant sur un grand plateau de 1000 m d’altitude en moyenne, il est le pays le plus pauvre de la région en eau de surface. La seule réserve d'eau de surface se situe au Nord-est (fleuves Makarikari et Botletle) et les nappes souterraines constituent 70% de l’approvisionnement de la population.

Suite à cinq années de sécheresse entre 1983 et 1987, un plan d'aménagement hydraulique sur trente ans a été mis en place en 1992 par le gouvernement. Afin d'approvisionner de façon sûre et régulière les grandes étendues désertiques du Sud-est, les villes Palapye et Mahalapye et la capitale, Gaborone, un grand projet de canalisation appelé North-South Water Carrier Project (NSWCP) prévoit la construction de près de 400 km de canalisation à travers le pays.

Les travaux devraient bientôt s'achever et l'eau devrait pouvoir couler au cours de l'année 1999. Ce projet, d'un coût de 2,34 milliard de francs, inclue également la construction du barrage de Letsibogo, aujourd'hui terminée, ainsi que trois stations d’épuration, quatre stations de pompage, quatre réservoirs de dépression, et un réservoir d’équilibrage au niveau de Gaborone . Il est financé en partie par le Japon, l’Union Européenne et la Banque africaine de développement. Une seconde phase du projet prévoit le doublement de la capacité d’adduction et devrait permettre en 2010 de subvenir aux besoins de la population estimée à cette date à 2.3 millions de personnes. Le coût de cette phase serait de 800 millions de dollars.

haut de page

L'Afrique du Sud

Soumis à des cycles météorologiques d'une très grande diversité, ce pays connaît la sécheresse comme les inondations.

En Janvier 1998 l’un des plus grands ensembles de réseaux et de réservoirs servant à l’approvisionnement en eau et à l’irrigation au monde a été ouvert. Il s’agit du Lesotho Highland Water project, d’un coût d’environ 12 milliards de francs, signé en 1987 entre le régime d’apartheid de l’Afrique du Sud et les auteurs du coup d’état au Lesotho renversant le Premier ministre de l’époque.

Ce projet permet d’acheminer 26 m3/s depuis la région montagneuse du Lesotho vers six des neuf provinces d’Afrique du Sud dont le Gauteng, principale province économique et industrielle. Le barrage de Katsé situé au Nord du Lesotho, de 185 mètres de hauteur, permet de stocker l’eau qui transite ensuite dans un réseau de tunnels, de barrages secondaires et de canaux, utilisant un dénivelé naturel qui a permis de réduire les coûts.

Le projet doit rapporter plus de 3 milliards de francs par an au Lesotho, pays pauvre de 1.8 millions d’habitants, qui vit essentiellement de l’élevage. Il ne semble pourtant pas profiter aux plus pauvres et a dû contraindre un milliers de Basothos à quitter leur terre à cause du barrage, sans compensation financière et avec un déclin de leur niveau de vie.

Le Malawi constitue un exemple de sur-dimensionnement des ouvrages hydrauliques pendant la période de colonisation : le pays est obligé d'acheter de l'électricité à ses voisins en raison, d'une part de la sécheresse, et d'autre part de l'embouement des zones de captation.

haut de page

Le Lesotho

La phase 1B du " Plan Eau " du Lesotho, dont la réalisation a été confiée ai sud-africain Concor et à deux autres sociétés européennes, représente un investissement de 245 millions de dollars. Le contrat prévoit la construction d'un tunnel, d'un tunnel déverseur et d'un barrage.

Madagascar

En Janvier 1998 un renforcement des capacités de l'Etat, des collectivités locales et du secteur privé a été entamé afin de développer de manière durable et économique les services d'adduction d'eau et d'assainissement. Le projet vise, entre autres, à améliorer la conception et l'exécution des projets d'eau et d'assainissement. Il est financé par un crédit l'IDA de 17,3 millions de dollars. 300 000 personnes vivant en milieu rural bénéficieront de ce crédit qui permettra notamment de réduire la mortalité due aux maladies liées à l'eau.

haut de page