Importance des retenues d'eau en zone semi-aride

Présentation générale.

Impact socio-économique.

Importance de l'irrigation autour des barrages.

Législation et aspect institutionnel.

Planification et contrôle.

 

Présentation générale.

Pour illustrer la situation de ces régions, le Burkina-Faso a été choisi comme exemple. Les premiers barrages du Burkina-Faso datent des années 1920, initiés à l'époque par des missionnaires chrétiens cherchant à sédentariser les populations. Plus tard, c'est l'administration coloniale qui a décidé la construction d'autres ouvrages pour répondre à des n écessités de développement. Ainsi, avant l'indépendance en 1960, on copmptait déjà plus d'une centaine de barrages (pour un territoire de 274 000 km²). La construction de barrages participe à la politique d'aménagement du territoire et offre de grandes possibilités de développement, en plus de valoriser les ressouces en eau du pays. C'est pourquoi les barrages ont toujours, depuis lors, bénéficié de l'aide des bailleurs de fonds internationaux et des Organisations Non Gouvernementales : aujourd'hui, le Burkina-Faso compte près de 1 100 barrages, dont la répartition selon la capacité montre que la plupart d'entre eux sont de petits ouvrages

Selon leur taille, il est bien évident que ces barrages n'ont pas du tout la même utilisation : celle-ci peut être saisonnière ou pérenne, destinée à l'alimentation en eau potable ou à l'irrigation, dotée de turbines ou non.

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Impact socio-économique.

Sur le plan socio-économique, les barrages en zone semi-arides ont un énorme impact :

L'implantation d'une retenue génère donc une dynamique de développement socio-économique : le développement de l'agriculture peut permettre la naissance d'activités annexes, comme le commerce.

Cependant, un autre impact social de la retenue est plus négatif : du point de vue sanitaire, les maladies liées à l'eau sont nombreuses. Celle-ci peut être soit un vecteur de propagation, soit, dans le cas d'un barrage, une zone d'accumulation de polluants. Les conséquences de la concentration de population et d'activité agricole sont alors désastreuses.

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Importance de l'irrigation autour des barrages.

Le potentiel irrigable du Burkina-Faso est estimé à 1 600 km² (pour une superficie de 274 000 km²) ; 10 % de ce potentiel est actuellement aménagé. C'est dire l'importance que revêt un barrage dans ce type de région : sans retenues, pas d'autosuffisance alimentaire.

L'irrigation autour des barrages permet parfois deux saisons culturales par an ; la gestion optimale du barrage repose donc sur un double type d'irrigation :

Législation et aspect institutionnel.

L'Etat, avec le concours des bailleurs de fond internationaux, demeure le grand promoteur des aménagements hydrauliques, mais on note l'apparition de l'irrigation privée autour des lacs, naturels ou artificiels, et l'administration n'a pas pu maîtriser l'évolution du foncier. Les gouvernements cherchent donc à réformer la législation et à confier les terres, mais aussi la gestion des ouvrages hydrauliques, à des sociétés ou des producteurs. La responsabilisation des différents usagers des retenues - agriculteurs, éleveurs, pêcheurs, riverains - nécessite un cadre de concertation, comme le syndicat intercommunal en France. En effet, la gestion de l'eau des retenues en zones semi-arides est délicate :

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Planification et contrôle.

Les études d'impact sont trop souvent négligées ; les calculs de capacité prévue parfois totalement faux ; en cas de détérioration, l'intervention de l'Etat se résume le plus souvent à un constat.

Le problème vient du fait que personne ne se sent concerné par le fonctionnement du barrage, qui apparaît comme la chose de l'Etat. Encore une fois, la tendance de la gestion des ouvrages hydrauliques s'est modifiée après ce constat d'échec des politiques menées jusqu'ici : elle passe désormais par une décentralisation des responsabilités.