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Introduction

            Le courant littoral de houle situé entre la barre et la ligne de côte alimente des courants de retour vers la mer à la fois localisés et violents : les baïnes. Ces courants empruntent des canaux de retour qui interrompent la barre sous-marine pour rejoindre la mer.

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Les canaux de retour

            Les canaux de retours, véritables trous dans la barre sous-marine, voient leur origine dans l'irrégularité du profil côtier. Cette irrégularité provoque des interférences à l'origine du caractère non continu de la barre.

            Les interférences, soit entre houle directe et houle réfléchie, soit entre jet de rive et nappe de retrait d’une même houle, font que le jet de rive monte plus haut sur le versant en certains points qu’en d’autres et que chaque langue ainsi individualisée donne naissance à une nappe de retrait divergente. Sur chacun de ses flancs, la nappe issue d’une langue déterminée rencontre les nappes issues des langues voisines, et elles se mêlent en un écoulement concentré qui ravine l’estran et se prolonge sous l’eau en qualité de " courant d’arrachement ".

            Le ravin provoque une réfraction du jet de rive de la vague suivante, dont les langues se dirigeront vers les mêmes endroits que précédemment ; la fixité des points où se concentre l’apport et de ceux où se concentre le départ des particules fait que la dénivellation s’accentue et que de moins en moins de vagues s’égareront hors des trajets communs. Lorsque le phénomène se produit à marée haute, il dure assez longtemps au même niveau pour pouvoir créer des dénivellations de plusieurs décimètres.

            Le tranport sédimentaire associé au courant littoral de houle tend à accentuer ces irrégularités et creuse la barre aux endroits présentant des faiblesses pour former ces canaux de retour.

            Le déferlement est ainsi moins intensif dans les canaux de retour en raison de la plus grande profondeur et car la réfraction de la houle se concentre sur les extrémités de la barre proches des canaux, comme schématisé sur le dessin ci-dessous.

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Les courants de retour

o103.gif (24940 octets)             Au niveau des canaux de retour, la houle continue à se propager sans déferler comme elle le fait sur la barre. Il en résulte un gradient de pression entre les zones situées derrière la barre et les canaux de retour, gradient qui provoque une accélération des courants de retour.

            Ces courants peuvent atteindre des vitesses de l'ordre de 2 m/s sur la côte landaise, et constitue de fait un danger potentiel pour le baigneur.

 

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Conséquences sur le courant littoral de houle

            Le schéma ci-dessous représente le champ de vitesse obtenu par modélisation sur le profil de plage situé au-dessus, pour les caractéristiques suivantes :

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Longueur de la barre : Lb = 180 m ;

Largeur des canaux : Yb = 50 m ;

Hauteur de houle :Ho = 1,2 m ;

Période de la houle : T = 7,5 s ;

Angle d'incidence : ao = 45° .

            On s'aperçoit que le courant littoral de houle devient alterné entre les zones situées derrière la barre ou face à des canaux.

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Conséquences sur le tranport littoral

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            Le diagramme ci-contre représente la variation adimensionnalisé du débit solide parallèle à la côte en fonction de la largeur des canaux de retour.

 

            On constate que ce débit solide diminue fortement quand la barre est entrecoupée de canaux de plus en plus larges, ce qui montre l'influence grandissante des courants de retour qui véhicule les sédiments en direction de la mer.

            On peut noter surtour que ces transports sédimentaires parallèle à la ligne de côte contribuent au déplacement des baïnes le long de la côte, ce qui les rend d'autant plus dangereuses que leur position varie au cours du temps.

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