6 L'observation de l'océan par satellites

Le paramètre le plus couramment observé a été longtemps la variation du niveau atteint sur le rivage par la surface libre de la mer.

Les océanographes ont ensuite collecté les données lors de campagnes en mer souvent longues et coûteuses pour de faibles régions explorées.

Une autre voie d'observation de la marée au large s'est ouverte grâce aux progrès réalisés dans l'altimétrie de la surface marine au moyen de satellites artificiels.

Depuis août 1992,  Topex /Poseidon, satellite franco-américain survole les océans du globe à 1336km d'altitude et à la vitesse de 7km/s.

Sa mission est de mesurer la topographie dynamique des océans avec une précision altimétrique de moins de 4 cm alors qu'elle était initialement prévue à 13cm…

Il permet d'obtenir des performances nettement supérieures à ces prédécesseurs Seasat (1978), Géosat (1984) et ERS1 (1991) dont l'altimétrie n'était pas encore assez précise pour donner mieux que des résultats qualitatifs.

Cette mesure est effectuée en trois étapes :

Dans un premier temps, on détermine la distance qui sépare le satellite de la surface de la mer, ceci par émission d'ondes électromagnétiques.

On calcul ensuite le niveau de la mer par rapport à la Terre en évaluant parallèlement la distance Terre-satellite grâce à un réseau de lasers installé au sol (la vitesse du satellite est mesurée par effet Doppler avec une précision de 0,3mm/s pour une vitesse de 7km/s)  : la différence entre les distances Terre-satellite et mer-satellite donne le niveau de la mer par rapport au centre de la Terre.

Enfin pour obtenir la topographie instantanée de l'océan, il faut connaître la géoide de la Terre que l'on détermine en cartographiant le champ de pesanteur à l'aide de mesures gravimétriques.

50000 mesures quotidiennes sont ainsi à la disposition de la communauté scientifique internationale, notamment l'Orstom, L'Ifremer, Météo-France ou le Shom, soit plus de 400 équipes scientifiques dans le monde.

Outre l'amélioration des modèles de marées, cette nouvelle génération de satellites permet :

  •   Une meilleure prévision des courants qui y sont liés.