Conclusion



Une démodulation partielle des éclusées, à l'aide du barrage de Saint-Vidian, semble envisageable tant d'un point de vue technique qu'en terme de bilan d'impacts. Cependant, pour accéder à cette nouvelle gestion il faudra recevoir l'accord des différents partis concernés, notamment de la part du principal intéressé : EDF. Pour arriver à ces fins, une indemnisation de EDF en tant que concessionnaire est à prévoir (cf SDAGE). En effet, les adaptations techniques et le nouveau mode de fonctionnement du barrage pourraient générer un préjudice économique en terme d'investissements et de perte énergétique.

On peut noter qu'un fonctionnement en démodulateurs d'éclusées des trois barrages du groupement de Palaminy permettrait d'obtenir une régulation bien plus efficace des débits de la Garonne en aval. Cependant pour cette solution, on se trouve confronté à des problèmes d'ordre juridique. En effet, il est stipulé dans les concessions des chutes de St-Julien et de Carbonne que EDF doit s'astreindre à un fonctionnement au fil de l'eau sur ces barrages. Il faudrait donc engager une révision des concessions attribuées à EDF. Ce changement de statut s'avèrerait difficile à acquérir et devra comporter des clauses précisant les objectifs du fonctionnement par éclusées: une adaptation des éclusées pour la régulation du débit de la Garonne.

Enfin, notre étude s'incrit dans le cadre d'un projet d'étude du SMEAG concernant la limitation des effets des éclusées en période critique sur les axes Garonne / Ariège. Il vise à utiliser comme démodulateurs d'éclusées les barrages du Plan d'Arem et de Palaminy sur la Garonne et de Ferrière sur l'Ariège.

Leur fonction se répartirait ainsi:

Cette politique de gestion permettrait une optimisation du soutien d'étiage en période critique et justifierait alors pleinement le projet de construction de la retenue de Charlas.