Conclusion


CONCLUSION


​​​Dans ce projet nous avons pu découvrir la problématique du continent de plastique et comprendre cetains de ses mécanismes. Nous avons compris son origine et son mécanisme de formation, nous avons abordé la dynamique en surface de l'océan dans la couche de mélange et enfin nous avons pu commencer à tirer les premières lignes du traitement de cette plaque.

Concernant le mécanisme de formation de la plaque et la dynamique des océans, le travail fut bibliographique mais c'est un domaine très documenté. Ce travail était nécessaire à la compréhension du problème. Nous avons déterminé le mécanisme de formation et décrit chacun des phénomènes le régissant. Cette partie est la plus complète est la plus précise d'un point de vue scientifique et peut être considérée comme acquise.

La caractérisation de la plaque est un peu plus pauvre en données et en renseignements car elle nécessite des campagnes de mesures au sein de la zone de convergence. Ces campagnes sont très rares car coûteuses mais un projet à venir mené par le CNES (Expédtion 7ème continent) devrait apporter de nombreuses informations et notamment au niveau de la distribution au sein de la colonne d'eau car ils prévoient d'effectuer des prélèvements en profondeur.

La dynamique dans la couche de mélange et la turbulence océanique sont très peu renseignées dans la littérature à l'heure d'aujourd'hui. Cela est du à la complexité de la modélisation et surtout à la difficulté d'établir un modèle applicable en tout point du globe car cette turbulence océanique dépend grandement des conditions marines, des conditions atmosphériques et de la latitude de la zone étudiée. Nous avons donc essayé d'appliquer un modèle général à la zone de convergence qui respecte les hypothèses énoncées et les résultats ne sont pas aberrant. Il sera intéressant de les comparer aux campagnes de mesures en profondeur à venir et aux distributions au sein de la colonne d'eau qu'elles fournissent. Ces comparaisons pourront amener à une amélioration du modèle et à la prise en compte ou non de phénomènes négligés dans cette étude.

Enfin la partie concernant la séparation des déchets et de l'eau est encourageante (bien que la comparaison avec la production annuelle de plastique le soit un peu moins). Les calculs que nous avons menés ont donné des vitesses d'ascension de l'ordre de 0.1m/s pour la quasi totalité de la masse de plastique, ce qui permet d'envisager un séparateur gravitaire qui reste une des méthodes les moins coûteuses

 

Si ce projet est amené à être poursuivi par d'autres groupes de travail je pense qu'il est intéressant que nous suggérions certains axes d'études que nous n'avons pas pu aborder soit par manque de temps, soit par manque de connaissances.

Nous laissons la dernière partie au stade d'une étude préliminaire alors que c'est une étape très importante dans la problématique du traitement de la plaque. Il serait intéressant d'affiner les calculs en envisageant d'autres lois de trainées pour les vitesses de remontée et en précisant le calcul d'évolution de la densité des particules.

De plus toute la partie logistique autour de la collecte des débris et de son stockage n'a pas du tout été étudiée ici. Il est important de connaître le coût d'une telle opération de nettoyage dans sa globalité et également de savoir comment stocker et utiliser le plastique sur les bateaux.

Enfin un modèle précis de turbulence océanique pourrait être intéressant car il permettrait de mieux caractériser la plaque et mieux évaluer les coûts de traitement. Cependant il semble que cette partie nécessite de plus grandes bases de données sur la plaque et plus de mesures faites sur le terrain.