Retour critique sur le modèle de Kurul et Podowski

       Rappelons que l'objectif de cette étude était de tester la validité du modèle de Kurul et Podowski sous pression atmosphérique. Nos simulations tendent à montrer que ce modèle peut donner des résultats corrects lorsqu'il est utilisé dans sa forme originale (méthode itérative), mais seulement dans certaines plages de conditions expérimentales : nombre de Reynolds inférieurs à 100 000, flux pariétaux supérieurs à 1MW/m².

      La corrélation de Rohsenow semble permettre d'améliorer les performances du modèle de Kurul et Podowski, mais le manque de données expérimentales ne nous a pas permis de conclure sur quelle plage de conditions cette amélioration reste visible.

      L'utilisation des corrélations de Basu ne nous a pas permis d'améliorer les résultats précédents. En effet les considérations physiques qui ont permis à Basu d'un côté et Kurul et Podowski de l'autre n'étaient pas les mêmes. Les données de Basu ont quand même montré que les paramètres physiques utilisés par Kurul et Podowski (densité de site de nucléation et fréquence de décollage) donnaient parfois des valeurs suspectes. Par manque de données nous n'avons pas pu vérifier si le même problème subsistait lors des comparaison aux données d'Ünal ou de Situ.

      Si nous avions l'opportunité de poursuivre ce projet, nous chercherions une base de données plus complète, avec des chiffres expérimentaux pour tous les paramètres, ainsi que pour les trois flux. Nous chercherions alors à vérifier dans quel cadre la corrélation de Rohsenow permet d'améliorer les résultats du modèle de Kurul et Podowski. De plus, certains autre modèles prédictifs existent et méritent d'être testés, tels que ceux de Liu et Winterton, et de Chen, qui sont des modèles à deux flux.