Conclusion et perspectives

Nous avons pu voir dans ce BEI que la réaction de pyrolyse produisait un fort dégagement gazeux susceptible de faire s'envoler le média. Dans le cas du procédé réel ce phénomène devrait être moins visible car le procédé étant continu la biomasse est introduite progressivement et ne réagit pas d'un seul coup comme c'est la cas dans un procédé batch tel que celui simulé ici. Nous avons essayé de simuler un cas plus complexe se rapprochant du procédé réel mais nous ne sommes pas parvenu à ajuster les conditions limites et les propriétés du siphon (voir vidéo suivante) pour éviter que le réacteur se vide.

Hormis le fait que le dégagement gazeux serait moins violent la simulation d'un procédé continu présenterait aussi l'avantage de pouvoir accéder à différentes moyennes (taux de présence par exemple). On pourrait ainsi étudier l'influence de la pyrolyse sur la ségrégation de la biomasse, facteur déterminant pour son temps de séjour dans le réacteur et donc pour la qualité des gaz produits. En effet plus le temps de séjour est long plus la vapogasification à le temps d'agir sur le char. L'image suivante est le résultat d'une simulation de 30 secondes de fluidisation sur un réacteur non réactif. On peut voir la moyenne des taux de présence du média et de la biomasse. On vois bien que la biomasse se situe plutôt en surface. Il serait intéressant dans un prochain travail de simuler le procédé continu pour comparer les deux moyennes.

Un autre axe d'amélioration serait aussi de trouver un modèle cinétique de la pyrolyse plus adapté aux particules utilisées.