Windmilling

Présentation

Le windmilling se base sur la rotation de la soufflante (image ci dessous) pour produire de l'énergie. La soufflante dans son utilisation habituelle (fonctionnant avec les sources primaires opérationnelles) sert à précomprimer l'air entrant avant de le transmettre au réacteur lui même. Elle joue un rôle dans le refroidissement des éléments de la turbomachine (notamment pour la turbine haute pression). Cependant ce qui nous intéresse ici c'est d'exploiter lors d'une panne l'inertie de la soufflante, cette dernière étant entretenue par l'écoulement

 

 

Soufflante à l'arrêt d'un réacteur d'A380. Crédit wikipédia

​Mise en pratique

Dans un réacteur à double flux la turbine basse pression entraîne la soufflante lorsque l'appareil fonctionne normalement. L'idée du windmilling est de placer un alternateur ou encore un aimant permanent comme le propose P.H. Mellor, S.G. Burrow sur l'arbre de transmission les reliant. selon eux on pourrait atteindre jusqu'à 20kW par réacteur, ce qui devient intéressant pour les quadrimoteurs comme l'A380. 

Cette solution est peu utilisée, et seulement sur des avions de conception plus ancienne comme le Boeing 737 ou le Boeing 777 . La raison est simple, sur les bi moteurs nouvelle génération en plus des systèmes d'actionneurs il faut alimenter les ordinateurs de bord (calculateurs de commandes de vol) ce surcoût dépasse les capacité de puissance du windmilling.

De plus positionner un générateur (ou alternateur) supplémentaire sur l'arbre moteur comme sur l'A350 ne dispense pas d'avoir une RAT en plus. D'un point de vue réglementaire cette solution n'est pas validée en temps qu'alternative à l'éolienne de secours. Enfin on comprend que si l'intégrité du réacteur est atteinte lors de la panne on perd notre solution de secours.