Contexte

Le contexte

 

 

     Les réacteurs à eau pressurisé constituent l'essentiel du parc nucléaire français. Ainsi, l'énergie issue de la réaction sert à vaporiser de l'eau qui entraînera les turbines qui produiront l'électricité. La vaporisation de l'eau se fait au sein des générateurs de vapeur. Dans le circuit primaire, l'eau pressurisée n'est pas vaporisée dans des conditions normales de fonctionnement. Cependant, en cas de dépression brutale, ou d'augmentation ponctuelle de température une ébullition pourrait se déclencher. Ainsi, cette étude s'inscrit dans une problématique sécuritaire au niveau du fonctionnement du cycle primaire.

 

Schéma de principe du fonctionnement d'un REP

 

        Source

       En effet, une ébullition nuclée peut évoluer en une ébullition en film. Dans ces conditions, les coefficients d'échange chutent brutalement. L'énergie contenue dans les barreaux n'est plus dissipée par le fluide; la température des parois augmente donc de façon drastique. Cet échauffement ponctuel risque d'endommager lesdites parois et de compromettre la longévité du matériel. Dans ce sens, des travaux antérieures ont été réalisés dans le développement d'un modèle prédictif local de la crise d'ébullition, notamment une thèse intitulée "Contribution au développement d'une Approche Prédictive Locale de la crise d'ébullition", dont le titulaire est monsieur Montout.

 

Érosion d'un barreau par la crise d'ébullition

 

       Dès lors, le but de cette étude serait de consigner l'extension possible des corrélations de référence, et de modéliser la génération de la bulle; un nouveau modèle de prédiction de l'ébullition à l'échelle locale des bulles, inspiré du modèle de Kurul et Podowsky serait alors mis sur pied. Dans ce sens, un modèle local requière de renseigner le diamètre de détachement des bulles, leur fréquence de formation et la densité de sites activés. Ainsi, les différentes corrélations seront comparées entre elles pour déterminer une extension de leurs domaines de validité.