Comparaison à la base de données de Situ (2005, [5])

         Après Ünal (1976, [2]), une seconde source bibliographique de données expérimentales a été mise à jour. Il s'agit des expériences menées en 2005 par Situ et al. [5] utilisant de l'eau et réalisées à pression atmosphérique, où le flux de chaleur à la paroi était connu. Ce dernier s'échelonne ici entre 0,1 et 1MW/m², ce qui représente un ordre de grandeur en-dessous des valeurs d'Unal. La géométrie employée était annulaire, notons alors que le coefficient de transfert en convection forcée s'écrit :

$h_{fc}=0.023\frac{k_l}{D_{hyd}}Re_l^{0,8}Pr_l^{0,4} $

       Ci-dessous, les données expérimentales recueillies par Situ et al. comparées aux résultats donnés par le modèle de Kurul et Podowski (1990, [1]) :

 

Sur ce graphique on a tracé $D_l$ calculés en fonction des valeurs obtenues par Situ, pour différents nombre de Reynolds. Remarquons que la plage représentée ne contient que des nombres de Reynolds inférieurs à 100000, et qu'en accord avec nos observations sur Ünal, la prédiction devrait être bonne.  

Néanmoins, et sans distinctions de nombre de Reynolds, environ 50% des diamètres calculés se situent au-delà des 25% d'erreur. Nos observations montrent que ceci n'est pas dû au calcul de $\Delta T_{sat}$. Une piste envisageable pour l'expliquer serait la plage de flux pariétaux explorée, en moyenne dix fois plus faible que celle testée par Ünal.