Effet de la pression imposée en entrée

     On souhaite voir l'effet de la pression d'aie entrée avec cette configuration à deux entrées sur le temps de vidange du réservoir : pour ce faire, on trace la variation temporelle du débit du retardant en sortie pour quatre valeurs de pression en entrée: Pe=1.18 bar, Pe=1.5 bar, Pe=1.77 bar et Pe=1.95 bar pour un retardant de viscosité dynamique de $\begin{equation}\mu=1.4 Pa.s   \end{equation}$ et une buse de longueur 1 m  pour le maillage fin :

       Dans un premier lieu, on remarque, de manière analogue aux courbes de l'évolution temporelle du débit du retardant pour débit d'air imposé. que la vidange en 8 s est possible pour une pression d'air en entrée de 1.77 bar. Par contre, pour des pressions inférieures à cette valeur, la vidange de ce réservoir ne peut pas s'établir en moins de 8 s.

         On voit, dans un second lieu, que le débit augmente tout d'abord, ensuite, il devient constant, puis décroît de façon plus ou moins grande suivant que le débit d'air injecté soit grand. En effet la chute est est plus brusque pour un débit d'air injecté est grand  ce qui est naturel du fait que la contrainte sur le retardant est plus grande avec un débit d'air injecté très grand.

         Pour mieux voir l'effet de la pression imposée, on trace l'évolution temporelle de la hauteur moyenne adimensionnée par la hauteur initiale pour les mêmes paramètres de viscosité et ceux des simulations qu'avant :

         On peut voir que le réservoir se vide naturellement car la hauteur diminue . En plus, pour une pression de 1.77 bar en entrée , la vidange s'établit dans 8 s. Ces résultats sont, discutables car , en réalité, en sortie, il ne s'agit  pas d'un écoulement monophasique , c'est , en fait , un écoulement diphasique ce qui explique les oscillations sur les courbes de l'évolution temporelle du débit du retardant en sortie du réservoir . Ces dernières sont plus grandes quand les pression dépassent quasiment 1,77 bar  .

         Par le biais d'une analyse fréquentielle de ces courbes, on pourrait lier la fréquence de ces oscillations à la fréquence de passage des bulles ou des poches d'air à travers la sortie du réservoir.