Solutions technologiques pour réaliser la vidange

Condition de flux d'air entrant :

 

Si l'on veut imposer une condition de flux d'air entrant, cela est assez simple à mettre en oeuvre. Il existe en effet des entrées d'air à ouverture réglable dans le fuselage de l'avion, en connaissant la vitesse de l'appareil et le flux d'air que l'on désire, on peut en déduire facilement la taille que doit faire cette ouverture.

Entrée d'air à volet réglable

Le débit massique d'air peut être calculé de la façon suivante : $Q_m = \rho V S$ avec $\rho$ la masse volumique de l'air, V la vitesse de l'avion et S la surface de l'entrée d'air. La vitesse de l'avion lors de la phase de largage est de 260 km/h. On peut donc en déduire que la surface de l'entrée d'air :

$S = \frac{Q_m}{\rho V}$

Cette formule est simple mais il faut faire attention à la valeur de $Q_m$ que l'on choisit. En effet par exemple supposons que l'on retienne le cas cas ou l'on injecte 3 kg/s d'air dans deux réservoir (par réservoir) lors des quatre premières secondes puis à nouveau 3 kg/s d'air dans les deux derniers réservoirs lors des quatre dernières secondes. On va donc avoir :

  • De 0 à 4 secondes, on aura besoin de 6 kg/s soit une ouverture de 0.0678 m²
  • De 4 à 8 secondes, on aura besoin de 12 kg/s soit une ouverture de 0.1356 m²

Suivant le nombre entrée d'air sur le fuselage, on peut régler ces dernières afin d'obtenir le débit voulu.


Condition de pression imposée :

 

Selon la documentation de Kepplair Evolution, on peut utiliser un compresseur pour imposer une pression en entrée du réservoir :

Cette partie s'éloigne de notre sujet nous n'allons donc pas nous étendre dessus. Nous nous contenterons de dire qu'en dimensionnant bien le compresseur et en utilisant de manière réfléchie les entrées d'air, on pourra imposer la pression de notre choix en entrée du réservoir.