Analyse de l'état initial

Analyse de l'état initial

 

L'analyse de l'état initial du site et de son environnement définit un état de référence. Il permet d'obtenir un état des lieux rendant compte des enjeux de la zone de construction.

Trois principaux objectifs à cet exercice sont identifiés :

  • confirmer et cadrer le champ d'investigation (aires d'étude et thèmes environnementaux abordés). Cette étape est essentielle : elle permet d'établir les composants de l'étude afin d'apprécier les effets globaux. Dans le cadre de notre étude, six thèmes sont traités : les servitudes d'utilités publiques, le milieu physique, le milieu naturel, le paysage et le patrimoine naturel, le milieu humain, et les risques naturels et industriels.
     
  • réunir les informations nécessaires l'analyse des effets sur l'environnement causés par le projet. Ces données concernent tous les thèmes environnementaux étudiés. Le type d'informations recueillies est varié : données documentaires, résultats d'études, investigations de terrains.
    Cependant, au cours de ce projet, nous ne pourront pas réaliser l'échantillonage et l'analyse sur le site. Les raisons sont détaillées dans le chapitre dédié aux méthodes et difficultés rencontrées au cours de notre projet.

     
  • caractériser l'état de chaque thème.

"L'information recueillie doit être traitée de manière à connaître les sensibilités et les potentialités des territoires et milieux concernés, les risques naturels ou résultant d'activités humaines, la situation par rapport à des normes réglementaires ou des objectifs de qualité"  P. MICHEL

Afin de faciliter la lecture de ce chapitre, des cartes élaborées grâce au logiciel ArcGis sont présentées. De plus, des encarts de synthèse résument les thèmes et sous-thèmes environnementaux. Ils permettent au lecteur d'aller à l'essentiel et d'accéder, grâce à un lien, directement à la syntèse de l'analyse des impacts engendrés.

Servitudes d'Utilités Publiques

Servitudes d'utilités publiques

Les servitudes d'utilité publique constituent des limitations administratives au droit de propriété et d'usage du sol. Elles sont au bénéfice de différents acteurs : des personnes publiques (État, collectivités locales, établissements publics), des entreprises privées de services ou de travaux publics, (EDF, GDF, etc.), et de personnes privées exerçant une activité d’intérêt général. Elles sont imposées par la puissance publique dans un but d'intérêt général1.

Elles représentent une charge pour les bâtiments concernés et elles peuvent engendrer :
- des interdictions ou limitations d'occupation et d'utilisation du sol vis-à-vis des propriétaires,
- l'obligations aux propriétaires de faire des travaux d’entretien ou de réparation.

Les servitudes sont définies par le code l'urbanisme. Il en existent quatre catégories. Les servitudes relatives :
- à la conservation du patrimoine,
- à l’utilisation de certaines ressources et certains équipements,
- à la défense nationale,
- à la salubrité et à la sécurité publique.

L'étude d'impact doit vérifier l'absence de servitudes d'utilité publique au sein de la zone d'étude. Il est impossible de construire sur une servitude de droit publique. Elles sont référencées à l'article R.126-3 du Code de l’urbanisme. Nous avons contacter les organismes pouvant nous renseigner selon les types de servitudes, Tableau 1.

Tableau 1 : Méthodologie adopter pour obtenir les servitudes

Servitudes Source d'information utilisée
 Gaz BD Topo IGN
Réseau eau potable et usées  SAUR
Bornes incendies SDIS 85
Captages eau potable BD Topo IGN
Couloir aérien Mairie, Entreprise Oya Vendée Hélicoptère
Réseau routier BD Topo IGN
Réseau ferroviaire BD Topo IGN
Lignes électriques  BD Topo IGN, RTE Vendée
Lignes téléphoniques Orange

Peu de servitudes  sont présentes sur la zone d'étude. Il n'y a pas de servitudes relatives aux canalisations de gaz2, ni au réseau d'eau potable et usée3. De même, les servitudes relatives aux bornes incendies4 et aux captages d'eau potable5 sont absentes. Il n'y a pas de couloir aérien utilisés par les avions. Cependant les hélicoptères faisant la liaison entre le continent et l'île de Noirmoutier passe au dessus de la zone d'étude6 mais n'engendrent pas de servitudes.
Concernant le réseau routier et ferroviaire, seule une route secondaire se trouve à proximité directe de la zone d'étude sans intersecter celle-ci7. De même des lignes électriques8 et téléphoniques9 se situe à proximité directe de la zone étudiée.

La Figure 1 résume les servitudes présentes au sein de la zone d'étude. Elle a été réalisée grâce au logiciel ArcGis. Les données de l'IGN ont permis d'afficher les lignes électriques, le réseau de chemin de fer, les routes principales et secondaires. Ainsi les zones tampons à 150 m des routes et des voies ferrées, sont visibles sur les zones hachurées sur la carte. Les données relatives aux bornes incendies ne sont pas exploitables sous SIG donc elles ne sont pas affichées. Il n'a pas été jugé pertinent d'afficher les informations d'éléments absents de la carte comme les canalisations de gaz, les réseaux d'eaux usées et potables, les captages et les couloirs aériens.

 

Bilan de l'état initial des servitudes d'utilités publiques

Nous avons étudié les différentes servitudes présentes sur la zone d'étude. Il n'y a pas de servitudes relatives aux canalisations de gaz, ni au réseau d'eau potable et usée. De même, les servitudes relatives aux bornes incendies et aux captages d'eau potable sont absentes. Il n'y a pas de couloir aérien utilisés par les avions. Cependant les hélicoptères faisant la liaison entre le continent et l'île de Noirmoutier passe au dessus de la zone d'étude mais n'impliquent pas de servitudes.

Concernant le réseau routier et ferroviaire, seule une route secondaire se trouve à proximité directe de la zone d'étude sans intersecter celle-ci au nord de la zone. De même, des lignes électriques et téléphoniques longent la zone étudiée sur le côté est. La Figure 1 synthétise les servitudes de la zone étudiée.

Pour accéder à l'analyse des impacts engendrés par le projet sur les Servitudes, cliquez ici.


Figure 1
: Cartographie des servitudes de la région d'étude
(S. BAQUEY - A. BUENO
)

Bibliographie :

1Genaux H.,  Les servitudes d'utilité publiques, DDE Oise, 2007.
2  Mairie de la Barre-de-Monts
3 SAUR de la Roche sur Yon, Département Réseau d'eau potable, M. Alain Vrignaud et Département assainissement M. Yannick Baudry
4 Service Départemental d'Incendie et de Secours (SDIS)
5 Observatoire Départemental de l'Eau (d'après zonages DIREN et données DDASS), Mai 2004
6 Entreprise Oya Vendée Hélicoptère
7 BD Topo IGN
8 RTE Nantes
9 Orange Bordeaux, Mme Marie-Thérèse BRU

Milieu Physique

Le Milieu Physique

Le sol, le sous-sol sont les supports du milieu naturel et du projet futur. Ils font partis du milieu physique d'où l'importance d'en connaître ses caractéristiques.

L'analyse du milieu physique repose sur la collecte des données relatives à la géographie, la climatologie, la géologie et l'hydrogéologie.

La méthodologie employée afin de recueillir l'ensemble des données du milieu physique est résumé dans le tableau ci-dessous (Tableau 1) :

Tableau 1 : Méthodologie suivie(1)
(S.Baquey, A.Bueno)
 

Sous thème  Données collectées Organismes consultés
Climatologie
  • température
  • pluviométrie
  • vent
  • ensoleillement

Météofrance
ADEME

Géologie
  • carte géologique
  • Coupe lithologique

BRGM
ONF

Observatoire départementale de l'eau en Vendée
 

Hydrogéologie

  • eaux souterraines
  • captage/forage

BRGM
Observatoire départementale de l'eau en Vendée
Carmen
 

 

Bilan de l'état initial du milieu physique

Les caractéristiques à retenir sur le milieu physique sont :

  • le secteur d'étude se situe dans les Marais Bretons au nord-ouest de la Vendée. La superficie totale de cet espace est de 45 000 ha.
     
  • en moyenne, la vitesse annuelle des vents est de 6 à 8 m/s
  • la zone d'étude connaît une intensité d'ensoleillement annuelle moyenne par rapport au valeur nationale : soit 2 300 heures d'ensoleillement  par an.
     
  • elle repose sur les dunes sableuses du littoral
  • l'érosion dunaire est peu marquée.
  • le sous-sol se compose de l'empilement de diverses couches : sable (0 à 10 m de profondeur), argile et marne (5 m de profondeur) et des calcaires.
     
  • la zone non saturée présente une épaisseur de 5 à 10 m de profondeur.
  • les surfaces du site sont planes et les pentes sont faibles (inférieure à 3°)
  • l'infiltration est le phénomène qui prédomine sur le site.

    Pour accéder à l'analyse des impacts engendrés par le projet sur le Milieu Physique, cliquez ici.

 

Figure 1 : Synthèse de l'état initial du milieu physique
(S.BAQUEY, A.BUENO)

Bibliographie :

(1)Guide petit hydro, n.d, Fiche n°13, L'étude d'impact, consulté le 04/03/2013,
disponible sur < http://courseware.mech.ntua.gr/ml25327/Guide%20Petit%20Hydro2%5B1%5D.pdf >

Contexte géographique

La géographique de la Vendée

La région du Pays de la Loire se compose de cinq  départements : Loire-Atlantique, maine-et-Loire, Mayenne, Sartre et la Vendée .D'une superficie de 6 772 km2, le département de la vendée est illustré en Figure 1 : il se localise au sud de la région et représente près de 1,27% du territoire français. On dénombre six grandes villes : la Roche-sur-Yon, les sables d'Olonnes, Challans, les Herbiers et luçon.

Figure 1 : Le départements de la Vendée et ses principales agglomérations
 (BRGM)

Le relief de la Vendée est peu accuentué en particulier la côte ouest en relation directe avec l'Océan atlantique. Cette espace est ségrégué en quatre régions naturelles :

  • le Bocage Vendée réprésentant les 2/3 de la superficie totale du département. Il repose sur le Massif Armoricain et s'étend au nord, à l'est et jusqu'au centre de celui-ci. L'activité agricole prédominante de cette  zone est dédié à l'élevage agricole.
  • la Plaine de Luçon, localisée au sud est connait une culture céréalière intensive.
  • Les marais sont caractéristique de cette région. les deux principaux sont le Marais Poitevin au sud et le Marais Bretons au nord-ouest. Notre projet se situe sur le Marais Bretons d'une superficie de 45 000ha (Figure 2).
  • Le littoral de 255 km de côte : il est parcourut par 140 km de plage. Deux îles appartiennent à ce département : l'île Yeu et l'île Noirmoutier.

Figure 2 : Les Marais Bretons
(CEMAGREF
)

Le secteur d'étude considéré pour notre étude est celui des Marais Breton.

La zone d'étude est la Forêt Domaniale des Pays de Monts.

 

Contexte climatique

Contexte climatique

Le climat océanique caractérise le département de la Vendée. le temps est doux tout au long de l'année : des étés frais et bien ensoleillés, et des hivers aux températures douces.

1. L'ensoleillement

Il est plus important sur le littoral de la Vendée qu'à l'intérieur du département. La durée annuelle d'ensoleillement est de 2200 à 2300 heures à Noirmoutier, Yeu, Les Sables d'Olonne contre 2100 heures à Fontenay le Comte et moins de 1900 heures à La Roche sur Yon. A titre indicatif, l'ensoleillement sur notre secteur d'étude ( plus largement sur le littoral vendéen) est comparable à celui de Carcassonne.

L’énergie solaire traduit l'intensité de l'ensoleillement : la carte ci-dessous (Figure 1) en donne une estimation. Le département de Vendée  (localisé par un point en rouge) est situé en zone vert clair. Il s'agit d'un espace où l'ensoleillement est moyen par rapport au valeur nationale. La production d'énergie solaire concernant notre secteur d'étude est de 1350 à 1490 kWh/m2/an.

Figure 1 : Carte de l'énergie du rayonnement solaire reçu sur un plan d’inclinaison égal à la latitude et orienté vers le sud
(ADEME,n.d.)

 

2. Le vent

La carte illustrée en Figure 2 présente la vitesse moyenne des vents à 60 m de hauteur en région Pays de la Loire.
 

Figure 2 : Carte des moyennes annuelles de vents dans la région Pays de la Loire.
(Ademe, n.d)

Globalement, les côtes vendéennes présentent une vitesse annuelle moyenne des vents de 6 à 8 m/s.

3. La pluviométrie

Les relevés pluviométriques entre 2008 et 2012 de la commune de la roche sur Yon, commune proche de la Barre de Monts où est localisée notre usine de dessalement sont représentées dans la figure 3:

Figure 3 : Cumul annuel de précipitations dans la commune de la Roche sur Yon
(Climat-Vendée, 2013)

Nous remarquons que les précipitations sont comprises entre 750 mm et 1000 mm chaque année. Le cumul annuel de précipitations moyen durant ces 5 années est de 842,24 mm.  Dans la figure 4, nous remarquons que le mois où le cumul de précipitations le plus élevé est le mois de décembre alors qu'entre les mois de mai à septembre, le cumul reste inférieur à 100 mm. Nous remarquons de plus que le cumul est variable chaque année.

Figure 4 : Cumul mensuel de précipitations pour les années 2012 et 2009 dans la commune de la Roche sur Yon
(Climat-Vendée, 2013)

 

Contexte géologique

Contexte Géologique

Cette partie expose les caractéristiques géologiques à l'échelle du secteur d'étude, les Marais Bretons, et à l'échelle de la zone d'étude, la Forêt Domaniale des Pays de Monts.
 

Ce qui faut retenir de cette partie :

  • Les dunes boisées de la forêt domaniale sont le support de l'usine de dessalement.
  • Les dunes grises et blanches dissimuleront les canalisations entre le lieu de captage et celui de l'implantation de l'usine.
  • La structure géologique se compose d'une superposition de couches récentes et anciennes :
         - les sables dunaires d'une épaisseure de 10 m.
         - les argiles flandrienne du "Bri". L'épaisseur est d'environ 5 m.
         - les calcaires de l'éocène.
  • L'érosion dunaire est peu marquée sur le site

 

Ces thèmes sont détaillés dans les sous-parties suivantes :

La géologie du secteur d'étude

La géologie des Marais Bretons

L'histoire géologique de secteur d'étude est celle du Massif Armoricain. Il s'agit d'un tronçon de la chaîne varisque. Cette structure s'est élevée au cours de l'ère primaire (Paléozoique) constituant ainsi l'ossature principale de l'Europe. Le Massif Armoricain est un tronçon de cette chaîne. Le nord du département est constitué d'un socle du Massif Armoricain tandis que la partie sud est composée de formations sédimentaires du bassin Aquitain comme l'illustre la carte géologique (Figure 1).

Figure 1 : Carte géologique schématique de la Vendée
(BRGM
)

Les bocages Vendéens cités précédemment reposent sur ce massif. Les roches qui affleurent sont des schistes, gneiss et micashistes ainsi que des granites au niveau des bas bocages.

En vendée, la couverture sédimentaire comprend des formations sédimentaires datant du Jurrassique. Elle se localise essentiellement en bordure méridionale du département. Le nord-ouest de la Vendée connaît un dépôt sédimentaire plus tardive datant du Crétacé supérieur et Tertiaire.

En effet, le département vendéen n'a pas connu de formation durant le crétacé inférieur. Cette période est une phase de continentalisation où l'érosion et l'altération des terrains antérieurs et jurassiques furent importantes. Le Crétacé supérieur est caractérisé par une transgression marine identifiée au nord-ouest et tout particulièrement dans le bassin de Challans-Commequiers. Les dépôts sédimentaires de cette période sont de type : sables graveleux quartzeux surmontés par des argiles noires ligniteuses. En dernier lieu se dépose des faciès caractéristiques d'environnements de plate-forme proximale : Challans comporte en majorité des calcaires sableux à Nummulites. La Figure 2 représente une coupe géologique de Saint Jean de Monts à Challan. Elle résume les couches sédimentaires qui se sont déposées dans notre secteur d'étude du Crétacé jusqu'au Quaternaire. Il ne s'agit pas exactement de notre zone d'étude mais la géologie en très proche.

 

Figure 2 : Profil géologique de St Jean de Monts à Challan.
(Observatoire départementale de l'eau en Vendée)

De plus, des formations superficielles plio-quaternaires sont uniformément  réparties sur l'ensemble du département. Il s'agit de dépôts complexes d'épaisseur réduite. Ces couches sont composées d'argiles, de limons, de sables et de cailloutis comme l'illustre l'horizon géologique en Tableau 1.

Tableau 1 : Récapitulatif de l'horizon géologique du secteur d' étude.
(BRGM)

La géologie de la zone d'étude

La géologie de la Forêt Domaniale des Pays de Monts

 

En ce qui concerne la zone d'étude, elle est située sur un espace de dunes sableuses de types différents (Figure 1) :

  • Les dunes embryonnaires sont des dunes non végétalisées donc mobiles situées au plus proche du littoral.
  • Les dunes blanches ou dune vives sont moyennement fixées par la végétation telles que les Oyats et les Agropyron, elles sont mobiles.
  • Les dunes grises sont situées en arrière-dunes, fixées par des végétaux tels que mousses et lichens.
  • Les dunes boisées, comme la forêt des Pays de Monts, sont composées de Pins Maritimes destinés à immobiliser complètement la partie de dune où ils sont plantés.

La zone d'implantation de l'usine repose sur les dunes boisées majoritairement, mais aussi les dunes grises et les dunes blanches. Le site ne présente pas le faciès des dunes embryonnaires.

 

         Figure 1  : Cartographie et schéma des faciès des dunes du littoral
(ONF)

De plus, le sous sol est composé de sables dunaires récents et ancien. Ils viennent en placage de structures plus anciennes dont les alluvions marines, appelées aussi "Bri" qui sont des formations argileuses du Quaternaire. La consultation de la Banque de Données du Sous Sol, BSS, ne permet pas d'obtenir des renseignements sur des forages dans la forêt domaniale de monts. En revanche, plusieurs ouvrages ont été réalisés sur la commune de Notre Dame des Monts. La Figure 2 décrit l'un de ces forages (ouvrage référencé 053445 X 0043) : il représente bien les formations sédimentaires mentionnées précédemment à savoir les sables dunaires surmontant le "bri" argileux surmontant lui-même les marnes et les calcaires du Tertiaire (Figure 2). On remarquera l'absence du dépôt calcaire du Miocène sur notre zone d'étude.

Figure 2 : Géologie de la zone d'étude et coupe lithologique d'un forage à proximité
(BRGM
)

Notre zone d'étude se localise au sud des plages de Lay (Figure 3). L'espace dunaire est caractérisé par une érosion peu marquée.

Figure 3 : L'érosion dunaire
 

Contexte hydrogéologique

L'hydrogéologie

 Le secteur d'étude se localise dans la zone humides des Marais Bretons. Ils présentent une richesse biologique de part sa diversité d'habitats et de milieux:

  • le milieu marin
  • les marais d'origine anthropique. Ils existent trois classes de marais comprises dans cette catégorie. Les polders sont des terrains qui gagnent peu à peu sur la mer et qui sont endigués. Il y aussi les marais salés exploités pour le sel et les marais doux. Ces derniers se localisent dans la partie interne des marais et sont sujets aux inondations. La Figure 1 suivante localisent ces deux types de zone humide.
  • les marais dunaires littoraux et forestiers moins présents. Ce sont cependant cette catégorie qui caractérise notre zone d'étude.

Figure 1 : Carte des marais salés et doux dans la zone des Marais Bretons
(
Observatoire départementale de l'eau en Vendée)

Ce qui faut retenir sur cette partie :

  • Le SAGE s'applique aux Marais Bretons et à notre zone d'étude. L'enjeu A du SAGE est de sécuriser et optimiser l'alimentation potable notamment par l'action A9.
  • La zone non saturée s'étend sur les dix premiers mètres de profondeur : des forages supplémentaires pourraient confirmer la présence de la nappe souterraine.
  • Globalement, les surfaces de notre zone d'étude sont planes et les pentes sont faibles. Par conséquent, le phénomène d'infiltration est prédominant sur celui du ruissellement.
  • Le site n'est pas inscrit dans les zones inondables.

Ces thèmes sont détaillés dans les sous-parties suivantes :

Hydrogéologie et hydrologie

Hydrogéologie et Hydrologie

1. Les aquifères

D'un point de vue hydrogéologique, les Marais Bretons sont de vastes dépressions liées à un effondrement locale du socle hercynien. Évoquées dans la partie précédente, le site étudié présente plusieurs couches sédimentaires accumulées dans le temps. Il s'agit le plus souvent de sables, d'argiles ou encore de calcaires. Ces horizons présentent des capacités plus où moins importantes à pouvoir contenir de l'eau : on parle d'aquifères. En effet, les argiles confèrent des propriétés d'imperméabilité au sous-sol contrairement aux sables et aux calcaires qui sont perméables.

Deux aquifères peuvent être identifiés dans la zones des Marais Bretons : les calcaires gréseux du Lutétien et les sables cuisiens. La nappe de formation lutétiennes (calcaire et grés) se localise principalement sous la frange littorale du Marais. Elle est généralement captive au niveau d'une couche d'argiles quaternaires, "Bri". La profondeur de la nappe est souvent faible : entre 1 à 3 mètre en dessous de la cote du terrain naturel.

La zone d'implantation de l'usine se situe dans la Forêt Domaniale de Monts caractérisée par des superpositions de couches sédimentaires ( sables dunaires, argiles et calcaire). Tout laisse à penser qu'une nappe pourrait être présente sous le site. Il est recommandé de faire intervenir un expert sur le site et d'éventuellement réaliser des forages afin de vérifier cette hypothèse (1).

2. Le contexte réglementaire

De plus, cette région est parcouru par de nombreux cours d'eau notamment celui du Canal de Taillée (Figure 1).

Figure 1 : Les Marais bretons et les cours d'eau soumis au SAGE
(Observatoire départementale de l'eau en Vendée (1)
)

D'un point de vue de la réglementation le SDAGE, Schémas Directeurs d'Aménagement et de Gestion des Eaux, du Bassin Loire-Bretagne est le cadre de cohérence du SAGE (Schémas d'Aménagement et de Gestion des Eaux). La priorité du SDAGE est de protéger les zones humides. Il demande ainsi la réalisation ou la révision d'inventaires de ces espaces par le SAGE (ou parfois les communes concernées) lors de documents d'urbanisme.

Le SAGE s'appliquent aux Marais Bretons et donc à notre zone d'étude (Figure 1). Approuvé le 19 Juillet 2004, il sert à fixer les objectifs et les dispositions permettant une gestion équilibrée et durable de l'eau mais aussi la préservation des milieux aquatiques et du patrimoine piscicole sur un bassin versant.

Les 5 grands enjeux du SAGE sont les suivants :

  • Enjeu A : la sécurisation et l’optimisation de l’alimentation en eau potable
  • Enjeu B : la préservation de la qualité des eaux marines pour la valorisation du potentiel biologique et économique du littoral
  • Enjeu C : la gestion durable des eaux salées souterraines
  • Enjeu D : le développement équilibré et durable des usages et des fonctions des marais
  • Enjeu E : l’organisation et le pilotage de la mise en œuvre du SAGE

Notre projet répond au sous-objectif Aa-b : Il s'agit de développer des actions complémentaires de sécurisation du dispositif d'alimentation en eau potable. En effet, l'action A9 est d'étudier la faisabilité de différentes solutions de renforcement de la sécurité de l'alimentation en eau potable (2).

La Figure 2 ci-dessous illustre le fait que le site d'implantation, bien que compris dans le SAGE, ne repose pas dans une zone humide. Cependant, le littoral est exploité, essentiellement pour l'adduction de l'eau de mer vers l'usine.

Figure 2 : Localisation des zones humides au niveau de la zone d'étude
(DREAL (3))

Le SDAGE nous impose la récréation ou la restauration de cet espace marin. Les aménagements mis en place devront être équivalents sur le plan fonctionnel et de la qualité de la biodiversité.A défaut, une surcompensation des surfaces perdues devra être réalisée à hauteur de 200 % de la surface perdue lors de l'implantation de l'usine.

3. bibliographie

(1) Vendée conseil général, Observatoire Départemental de l'Eau, Eaux souterraines, consulté le 24/02/2013, disponible sur < http://observatoire-eau.vendee.fr/eaux-continentales/eaux-souterraines.htm >

(2) Le Sage du Marais Bretons et du bassin versant de la Baie de Bourgneuf, 2013, les zones humides, consulté le 25/02/2013, disponible sur < http://www.baie-bourgneuf.com/?page_id=390>

(3)DREAL des Pays de la Loire, novembre 2012, Zones humides en Pays de la Loire, consulté le 27/02/2012, disponible sur < http://carmen.developpement-durable.gouv.fr/26/R_ZONES_HUMIDES_L93_R52.map >

Les eaux souterraines

Les eaux souterraines

1. La zone non saturée

Par définition, une zone non saturée (ZNS) est la zone du sous-sol comprise entre la surface du sol et celle de la nappe libre. L'épaisseur de la zone non saturée a été évaluée pour la région Pays de la Loire, par l'établissement public de référence dans le domaine des sciences de la Terre, le BRGM. La carte des épaisseurs moyennes des ZNS montre que le secteur d'étude présente une épaisseur moyenne faible, soit moins de 5m (Figure 1).

Figure 1 : Carte des épaisseurs moyennes des zones non saturées de la Vendée
(BRGM(1)
)

Une étude plus précise de la zone d'implantation, nous informe que l'épaisseur moyenne au niveau de cette zone est supérieure : comprise entre 5 et 10m. Comme nous l'avons vu précédemment, on se trouve sur sol de type sable dunaire. Cette couche s'étend sur les premiers 10 m, d'après le forage réalisé à proximité de notre site (Figure 2) : elle correspond donc à notre zone non saturée.

Figure 2 : Coupe lithologique d'un forage à proximité
(BRGM
)

           2. Phénomène d'infiltration et de ruissellement

L'IDPR est l'indice de développement et de persistance des réseau. Il est obtenue via l'analyse de l'organisation du réseau hydrographique qui dépend des structures et des lithologies géologiques du milieu naturel. Cet indice permet de rendre compte indirectement de la capacité intrinsèque du sol à laisser infiltrer ou ruisseler les eaux de surface. Il dépend ainsi de la perméabilité qui est par définition la capacité du sol à laisser passer fluide.

Le principe de l'IDPR repose sur la comparaison d'un réseau théorique, autrement dit composé d'un milieu homogène, au réseau mis en place sous le contrôle d'un contexte géologique.

Les valeurs de cet indice varie de 0 à n. Dans le cas des études du BRGM, l'organisme a multiplié les valeurs par 1000 et limité ces dernières à 2000. Le Figure 3 suivante récapitule l'interprétation des valeurs de l'IDPR :

Figure 3: Interprétation des valeurs de l'IDPR
(BRGM(1)
)

Nous retiendrons que lorsque l'IDPR est inférieur à 1000, l'infiltration des eaux est majoritaire. Une valeur, qui tend 2000, révèle d'un ruissellement majoritaire.

De plus, pour obtenir des valeurs plus significatives de l'IDPR, un paramètre supplémentaire a été considéré lors des études du BRGM : il s'agit des surfaces planes et des pentes faibles. Les marais cotiers et les grandes plaines alluviales sont les zones où les surfaces sont les plus planes et les pentes sont considérées comme faibles voir nulles (inférieur à 3°). Une fois l'ajustement effectué, nous obtenons les résultats sur la Figure 4 ci-dessous :

Figure 4: L'indice de développement et de persistance des réseau sur le département vendéen
(BRGM(1)
)

En conclusion, en ce qui concerne notre zone d'étude, l'infiltration est majoritaire et l'épaisseur moyenne de la zone non saturée est moyenne

3. Bibliographie

(1) BRGM, octobre 2003, cartes de vulnérabilité des bassins versants de la région Pays de la Loire, BRGMRP-53108-FR, consulté le 12/02/2013
Disponible sur <http://www.brgm.fr/publication/pubDetailRapportSP.jsp?id=RSP-BRGM/RP-53106-FR>

Les zones inondables

Zones Inondables

Au vu des documents du SAGE « Marais Breton et Baie de Bourgneuf » et du DOCOB Natura 2000 « Marais Breton, Baie de Bourgneuf, Ile de Noirmoutier et Forêt de Monts », nous pouvons conclure que le site d'implantation de l'usine n'est pas considérée comme une zone humide (figure 1)

Figure 1 : Les zones Humides au niveau du Marais Bretons
(ACTeon / EcoVia 1)

Bibliographie

1 ACTeon/ EcoVia, 2009, Amélioration des connaissances sur les fonctions et usages des zones humides : évaluation économique sur des sites tests, Le cas des Marais Bretons
Disponible sur < http://www.eau-loire-bretagne.fr/espace_documentaire/documents_en_ligne/guides_zones_humides/ZH_3F_Marais_breton.pdf >
Consulté le 21/02/2013

Milieu Naturel

Milieu Naturel

La zone d'étude est localisée au sud de la commune de La Barre-de-Monts (85012), au sein de la forêt domaniale des Pays de Monts, au niveau de la plage des Lays. Elle s'intègre dans l'ensemble remarquable du Marais Breton à près de 50 km du sud de l’estuaire de la Loire. Cette partie a pour but de recenser la présence des zones naturelles sensibles du site d'implantation de l'usine de dessalement. Ce qui amène à un inventaire et un descriptif des différents types d'espace protégés, pour mieux comprendre les enjeux de protection des milieux naturels intersectants la zone d'étude.

Afin de réaliser cet état des lieux nous nous sommes appuyés sur des documents de gestion de ces espaces : Docob des zones Natura 2000, des documents d'urbanisme : Scot. Nous avons utilisés les informations du Muséum National d'Histoire Naturelle (INPN-MNHN), riche d'informations sur les zones sensibles et les espèces protégées.

L'encart et la carte ci-dessous synthétisent le chapitre et permet d'accéder directement à l'analyse des impacts engendrés sur le Milieu Naturel.
 


(mediaforest.net)

Bilan de l'état initial sur le Milieu Naturel

La zone d'étude se situe en zone Natura 2000 au titre des Directives Oiseaux (FR 5212009) et Habitats (FR5200653), ces deux zones portent le même nom "Marais Breton, baie de Bourgneuf, île de Noirmoutier et forêt de Monts". Les habitats de la zone d'étude sont les estrans, les dunes, la forêt des Pays de Monts constituée des résineux (90%) et de feuillus (10%). La zone d'étude est un habitat important pour les différents phases du cycle de vie d'oiseaux, notamment pour les oiseaux migrateurs. L'espèce d'oiseau appelé Gravelot à collier interrompu est particulièrement représentative des dunes, un intérêt tout particulier doit lui être accordé.
La démarche Natura 2000 n'exclut pas la mise en oeuvre de projet d'aménagement au sein des sites désignés. Il est nécessaire, cependant de réaliser un document réglementaire supplémentaire : "l'Evaluation des incidences Natura 2000" lorsqu'un projet a une emprise avec une zone Natura 2000.  Nous ne réalisons pas ce document car ce n'est pas dans nos objectifs, nous préférons nous concentrer sur l'étude d'impact en elle-même.

La zone d'étude se situe au sein de deux Zones Naturelles d'Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF) : la ZNIEFF I, référencée 502 5001, nommée « Dunes et forêt de La-Barre-de-Monts, Notre-Dame-de-Monts » et la ZNIEFF II, référencée 502 5000, nommée « Forêt de Monts ».  Les ZNIEFF n’ont pas de valeur juridique directe mais permet l'évaluation de la richesse patrimoniale dans l’élaboration de projets susceptibles d’avoir un impact sur le milieu naturel. L'habitat majoritaire est la forêt de pins méditérranéens. Une certaine biodiversité existe et doit être maintenue. L'espèce végétale Omphalodes littoralis est importante pour cette zone, notamment pour la fixation des dunes. Les ZNIEFF sont des zone d'étapes migratoires, de stationnement et de dortoirs, leur sensibilité sera prise en compte dans l'évaluation des impacts.

Absence de zones Arrêté de Protection Biotope, Réserve Naturelle Nationale, Parc Naturel Régional et ZICO sur le secteur d'étude.

Différentes espèces protégées sont recensées sur le site d'étude, végétaux :  Omphalodès du littoral (Omphalodes littoralis), mammifères : Ecureuil roux (Sciurus vulgaris), amphibiens : Pélobate cultripède (Pelobates cultripes), oiseaux : Gravelot à collier interrompu (Charadrius alexandrinus), reptiles :  Vipère aspic (Vipera aspis), chiroptères : Oreillard roux (Plecotus auritus).

Notamment des espèces prises en compte pour le tracé des trames vertes et bleues, c'est le cas de la Chouette chevêche et le Gorgebleue à miroir.

Pour accéder à l'analyse des impacts engendrés par le projet sur le Milieu Naturel, cliquez ici.

 

            

 

Les zones Natura 2000

Les zones Natura 2000

La zone étudiée se situe au sein de deux zones Natura 2000, présentées par la suite. Le réseau Natura 2000 est un ensemble de sites naturels européens, terrestres et marins, identifiés pour la rareté ou la fragilité des espèces sauvages, animales ou végétales, et de leurs habitats. Le réseau Natura 2000 concilie préservation de la nature et préoccupations socio-économiques. Il s'appuie sur deux Directives Européennes. La Directive « Oiseaux », relative à la protection des oiseaux sauvages et des milieux dont ils dépendent; ainsi que la Directive « Habitats », relative à la conservation et la restauration des habitats naturels européens. La Directive « Oiseaux » désigne les sites appelés « Zones de Protection Spéciale (ZPS) » et la Directive « Habitats » désigne les « Zones Spéciales de Conservation » (ZSC) et les Sites d'Intérêt Communautaire (SIC).

L’ensemble des ZSC et des ZPS constitue, au niveau européen, le réseau cohérent baptisé « Natura 2000 ». Des plans de gestion des Natura 2000 sont établis en concertation avec les acteurs locaux pour préserver ces espaces. Ils aboutissent à la rédaction de DOCOB, documents d'objectifs, où sont consignés les mesures de prévention concrètes pour conserver et restaurer les milieux naturels, mais aussi pour sauvegarder les activités économiques, sociale et culturelles qui s'exercent sur le site.


Figure 1 : Synthèse des zones Natura 2000 du site d'étude
(S.BAQUEY - A.BUENO)

Bilan de l'état initial des zones Natura 2000

Le site étudié se situe dans des zones sensibles de Natura 2000 au titre des Directives Oiseaux et Habitats, Figure 1. Les habitats de la zone d'étude sont les estrans, les dunes, la forêt des Pays de Monts constituée des résineux (90%) et de feuillus (10%).

La forêt des Pays de Monts dans laquelle nous nous situons représente 4% des zones Natura 2000 dans lesquelles elle se situe. Sachant que l'emprise de l'usine correspond à 1% de la forêt des Pays de Monts, un faible pourcentage (0,04%) des zones Natura 2000 sont impactées par la construction.

Une population importante d'oiseaux niche, hiverne, se reproduisent ou se nourrissent dans les estrans, dunes et forêts. La zone d'étude un habitat importante pour les différents stades de leur cycle de vie.

L'association des marais et de la forêt est importante pour les oiseaux, ils permettent respectivement de se nourrir et de nicher, les deux habitats sont utilisés en complémentarité.

L'espèce d'oiseau appelé Gravelot à collier interrompu est particulièrement représentative des dunes, un interêt tout particulier doit lui être accordé.

La démarche Natura 2000 n'exclut pas la mise en oeuvre de projet d'aménagement au sein des sites désignés. Il est nécessaire, cependant de réaliser une "Evaluation des incidences Natura 2000" lorsqu'un projet a une emprise avec une zone Natura 2000. Nous sommes dans ce cas là. C'est un document réglementaire à but préventif, il permet d'assurer l'équilibre entre les activités humaines et la conservation de la biodiversité. Nous ne réalisons pas ce document car ce n'est pas dans nos objectifs, nous préférons nous concentrer sur l'étude d'impact en elle-même. Notons qu'il faut se référer au Décret 2010-365 du 9 avril 2010.

Il est certain que dans notre cas le projet n'est pas compatible avec les objectifs de conservation car il amène à la dégradation voire la destruction d'espèce ayant mené à la désignation des Natura 2000. Il semble que le projet peut-être classé projet d'intérêt public majeur auquel cas, l'autorité actant la décision ne peut s'opposer au projet malgré son impact négatif sur les écosystèmes. Elle veillera cependant à la prise en compte des mesures d'évitement, de réduction et de compensation des effets négatifs du projet sur l'environnement.

Bibliographie :

1 DOCOB FR 5200653 (SIC), Document d'objectifs Natura 2000 du site Marais Breton, baie de Bourgneuf, île de Noirmoutier et forêt de Monts, Portail du Sytème d'information documentaire de l'environnement, 2002.
2 DOCOB FR 5212009 (ZPS), Document d'objectifs Natura 2000 du site Marais Breton, baie de Bourgneuf, île de Noirmoutier et forêt de Monts, Portail du Sytème d'information documentaire de l'environnement, 2010.

3 SCOT Nord Ouest Vendée, Syndicat Mixte Marais Bocage Océan.
4  Diagnostic de l'état écologique de l'habitat des laisses de mer, Commune de La Barre-de-Monts, LPO, Association Baie de Bourgneuf, Réseau Natura 2000, DREAL Pays de la Loire, Europe, septembre 2012

 

Directive Habitat

Directive Habitat

La première zone Natura 2000 est de type Site d'Intérêt Communautaire (SIC), issue de la Directive Habitat. Elle est nommée "Marais Breton, baie de Bourgneuf, île de Noirmoutier et forêt de Monts", référencée FR5200653 à l'inventaire des zones Natura 2000, (Figure 1). Elle s'étend sur une superficie de 52 337 ha, dont 30% de superficie marine.


Figure 1
: Carte de la localisation des zones Natura 2000 de la zone étudiée
(S.BAQUEY - A.BUENO)

Figure 2 : Classe d'habitat recensé dans la zone Natura 2000 SIC
(Inventaire National Patrimoine Naturel INPN-MNHN)

Cet espace regroupe une vaste zone humide en arrière du littoral provenant du comblement du golfe de Machecoul et de Challans. C'est une baie marine renfermant des vasières à forte productivité, île et cordons dunaires. Une partie du littoral, endigué au cours des derniers siècles, a donné naissance à des systèmes de polders et de marais salants. L'ensemble de la zone présente un état de conservation de qualité. Cet espace est vulnérable du fait de la déprise agricole et des pression touristiques et urbaines, plus particulièrement sur la frange littorale. Les habitats majoritaires (Figure 2) sont des prairies 30%, des zones humides salées (marais salants, pré salés, steppes salées) 20% et les zones urbanisées et industrielles 17%. La forêt domaniale des Pays de Monts dans laquelle se situe le site d'implantation représente 4 % de la surface de la Natura 2000 SIC. La zone d'étude est constituée de forêts de résineux.
 

La partie maritime n'est pas prise en compte dans la Natura 2000 SIC. Seule la zone d'estran, partie intertidale des plages, est protégée au titre de la Natura 2000 SIC. D'après le DOCOB, les habitats de cette zone sont les replats boueux ou sableux exondés à marée basse et les bancs de sable à faible couverture permanente d'eau marine. Il n'existe pas d'espèces marines protégées au niveau national fréquentant cet habitat. Néanmoins, cet un lieu de gagnage pour les oiseaux d'eau, comme les anatidés (oies,cygnes, canards) et limicoles (petits échassiers). Ils y trouvent une ressource alimentaire essentielle lors des migrations saisonnières. La Bernache cravant, le Canard siffleur, le Canard colvert et le Canard pilet se nourrissent notamment sur les herbiers de zostères (Varech marin). Les herbiers à zostères sont plutôt localisés dans la baie de Bourgneuf, principalement sur la côte est de l'île de Noirmoutier, donc peu présent dans notre zone d'étude. Les récifs et bancs d'hermelles, constructions d'un annélide (ver) marin sont source de biodiversité car ce sont des habitats pour environ 70 espèces différentes. Ce sont des structures absentes de la zone d'étude, ces habitats se concentrent majoritairement dans la baie de Bourgneuf et au nord de la commune de la Barre-de-Monts sur la plage de la Fromentine1. Concernant les oiseaux, le Tadorne de belon, le Fuligule milouin, l'Huitrier-pie, l'Avocette, le Pluvier argenté, le Bécasseau variable et le Courlis cendré lors de l'hivernage et des migration sont présents sur les côtes vendéennes.

Les zones boueuses et sableuses ont une végétation herbacée, basse, ouverte, dominée par les espèces annuelles, présentant une seule strate et dont le recouvrement est le plus souvent assez faible.

L'habitat des laisses de mer est le lieu de vie d'une faune et d'une flore parfaitement adaptées aux conditions extrêmes de ce milieu. Plusieurs espèces végétales sont de bonnes indicatrices de l'habitat : la Renouée maritime, le Cakilier maritime, la Soude brûlée, l'Arroche des sables, puis , secondairement, le Liseron des sables, le Pourpier de mer et l'Euphorbe maritime2.

Au bilan, les habitats de la zone d'étude son les forêts,les dunes et les les plages.

Bibliographie :

1 DOCOB FR 5200653 (SIC), Document d'objectifs Natura 2000 du site Marais Breton, baie de Bourgneuf, île de Noirmoutier et forêt de Monts, Portail du Sytème d'information documentaire de l'environnement, 2002.

Diagnostic de l'état écologique de l'habitat des laisses de mer, Commune de La Barre-de-Monts, LPO, Association Baie de Bourgneuf, Réseau Natura 2000, DREAL Pays de la Loire, Europe, septembre 2012

Directive Oiseaux

Directive Oiseaux

La deuxième zone Natura 2000 est de type Zone de Protection Spéciale (ZPS), issue de la Directive Oiseaux. Elle se nomme "Marais Breton, baie de Bourgneuf, île de Noirmoutier et forêt de Monts", référencée FR 5212009 à l'INPN. Elle s'étend sur une superficie de 55 826 ha, dont 30% en zone maritime. La détermination de ces ZPS s’appuie sur l’inventaire scientifique des ZICO.


Figure 3
: Carte de la localisation des zones Natura 2000 de la zone étudiée
(S.BAQUEY - A.BUENO)

Figure 4 : Classe d'habitat recensé dans la zone Natura 2000 ZPS
(Inventaire National Patrimoine Naturel INPN-MNHN)

Les habitats majoritaire de la Natura 2000 ZPS sont les mêmes que ceux de la Natura 2000 SIC, (Figure 4). La ZPS est un site naturel majeur intégré au vaste ensemble de zones humides d'importance internationale de la façade atlantique comprise entre estuaire de la Loire et le Marais Poitevin. Ces milieux sont les lieux de reproduction, nourrissage et hivernage de nombreuses espèces d'oiseaux d'intérêt communautaire. Le site est la seule zone de France à accueillir chaque année 7 espèces de limicoles (petits échassiers) en reproduction, 40 000 anatidés (oies, cygnes, canards) et limicoles en passage ou hivernage. Le site est particulièrement important pour l'Echasse blanche, l'Avocette élégante (Figure 5), la Mouette mélanocéphale, le Hibou des marais, la sterne Pierregarin, la Sterne caugek, le Vanneau huppé, la Barge à queue noire, le Canard souchet.


Figure 5 : Avocette Elégante
(Oiseau.net)

Tout comme la natura 2000 SIC, cet espace est vulnérable à cause de la déprise agricole (difficultés économiques des systèmes d'élevage bovin extensifs), d'une forte pression urbaine et touristique sur le littoral. Les enjeux de défense contre la mer peuvent induire des aménagements excessifs au détriment des dunes et de l'estran. Un aspect sensible est la dégradation de zones humides (dégradation et perturbation du fonctionnement hydraulique, remblaiment et aménagements divers). La forêt domaniale des Pays de Monts dans laquelle se situe le site d'implantation représente 4% de la surface de la Natura 2000 ZPS.

Le DOCOB de la ZPS précise que la présence des milieux forestiers dans la ZPS contribue à la richesse du site en terme d’avifaune. Cet espace est le principal biotope d’un certain nombre d’espèces nicheuses, notamment : l’Engoulevent d’europe, le Milan noir, la Bondrée apivore, le Faucon hobereau et le Hibou petit-duc.
L’importante colonie d'ardéidés (Héron cendré, Aigrette garzette, Héron garde-boeufs) de la Forêt de Monts bénéficie de la proximité des zones humides sur lesquelles ils peuvent s’alimenter. De même, la combinaison prairies naturelles humides / zones boisées est essentielle à la Bécasse des bois1.

 

Les dunes et plages constituent un habitat capital pour la nidification du Gravelot à collier interrompu et potentiellement pour le Grand Gravelot et la Sterne naine.
Le nid est confectionné à même le sable, les espèces misant sur le mimétisme des oeufs avec le milieu naturel pour parvenir à l'éclosion2.

Elles sont utilisées par une partie importante des limicoles (petits échassiers) de la ZPS, soit en reposoir de marée haute, soit comme zone d’alimentation.
Les Goéland cendré, Mouette mélanocéphale et un cortège de passereaux exploitent également de façon importante les ressources trophiques des plages, tandis que les sternes s’y rassemblent en reposoir. La source d'alimentation est constituée de graines abondantes issues de la fructification de la végétation annuelle des laisses de mer pour la Linotte mélodieuse, le Bruant des neiges… Les plages font partie des territoires de chasse des rapaces ornithophages
.
Le haut de plage est particulièrement utilisé par de nombreux oiseaux comme zone d'alimentation en période de nidification : Pipit rousseline, Pipit farlouse, Cochevis huppé qui se nourrissent d'invertébrés, ainsi que Linotte mélodieuse. Il sert également de reposoir et de zone d'alimentation pour de nombreux oiseaux hivernants, principalement le Bécasseau sanderling, le Bécasseau variable et le Tournepierre à collier, et pour les Laridés (mouettes, goélands,...)3.

Bibliographie :

1 DOCOB FR 5212009 (ZPS), Document d'objectifs Natura 2000 du site Marais Breton, baie de Bourgneuf, île de Noirmoutier et forêt de Monts, Portail du Sytème d'information documentaire de l'environnement, 2010.
2 SCOT Nord Ouest Vendée, Syndicat Mixte Marais Bocage Océan.
Diagnostic de l'état écologique de l'habitat des laisses de mer, Commune de La Barre-de-Monts, LPO, Association Baie de Bourgneuf, Réseau Natura 2000, DREAL Pays de la Loire, Europe, septembre 2012

Les ZNIEFF

Les ZNIEFF

La Forêt Domaniale des Pays de Monts se situe au sein de Zones Naturelles d'Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF). Les ZNIEFF sont établies pour le compte du Ministère de l’environnement. Leur inventaire identifie, localise et décrit les sites d’intérêt patrimonial pour les espèces vivantes et les habitats. Il permet la constitution d'un recueil données sur les milieux naturels, la faune et la flore. Cet inventaire n’a pas de valeur juridique directe mais permet l'évaluation de la richesse patrimoniale dans l’élaboration de projets susceptibles d’avoir un impact sur le milieu naturel. Ces inventaires sont un point de départ de réflexion pour élaborer une politique de protection de la nature, notamment pour les milieux les plus sensibles : zones humides, landes etc.

Il existe deux types de ZNIEFF. Les ZNIEFF de type I, d’une superficie généralement limitée, définies par la présence d’espèces, d’associations d’espèces ou de milieux rares, remarquables ou caractéristiques du patrimoine naturel national ou régional. Les ZNIEFF de type II qui sont de grands ensembles naturels riches et peu modifiés, ou qui offrent des potentialités biologiques importantes. Les zones de type II peuvent inclure une ou plusieurs zones de type I 1.
 


Figure 1
: Carte de la localisation des ZNIEFF I de la zone étudiée
(S. BAQUEY - A. BUENO)

 

 

Bilan de l'état initial des ZNIEFF

La Forêt Domaniale des Pays de Monts, donc la zone étudiée, se situe au sein de deux Zones Naturelles d'Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF), Figure 1. Les ZNIEFF n’ont pas de valeur juridique directe mais permet l'évaluation de la richesse patrimoniale dans l’élaboration de projets susceptibles d’avoir un impact sur le milieu naturel.

La zone étudiée est comprise dans la ZNIEFF I, référencée 502 5001, nommée « Dunes et forêt de La-Barre-de-Monts, Notre-Dame-de-Monts » et dans la ZNIEFF II, référencée 502 5000 et nommée « Forêt de Monts ».

L'habitat majoritaire est la forêt de pins méditérranéens. Une certaine biodiversité existe et doit être maintenue, des essences de chênes verts, robiniers et érables sont présents dans la forêt.

L'espèce végétale Omphalodes littoralis est importante pour cette zone, notamment pour la fixation des dunes. Le peuplement ornithologique de la ZNIEFF I est remarquable. L'amphibien Pelobates cultripède, est significatif du bon état des mares d'arrières dunes, cette espèce doit être considérée dans l'étude des impacts.

Les ZNIEFF sont des zone d'étapes migratoires, de stationnement et de dortoirs, leur sensibilité sera prise en compte dans l'évaluation des impacts.

 

 

ZNIEFF I

ZNIEFF I

La zone étudiée est comprise dans une ZNIEFF I, la ZNIEFF 502 5001, nommée « Dunes et forêt de La-Barre-de-Monts, Notre-Dame-de-Monts » et dans une ZNIEFF II, la ZNIEFF 502 5000, nommée « Forêt de Monts ».
La ZNIEFF de type I s'étend sur 706 ha, elle concerne les communes de La Barre-de-Monts et Notre-Dame-de-Monts, (Figure 1).

 


Figure 1
: Carte de la localisation des ZNIEFF I de la zone étudiée
(S. BAQUEY - A. BUENO)

Cette ZNIEFF I a un intérêt fonctionnel de protection du milieu physique, d'habitat pour les populations animales ou végétales. Elle est un corridor écologique permettant des passages et des échanges. C'est une zone particulière liée à la reproduction1.


Figure 2 : Classe d'habitat recensé au sein de la ZNIEFF I
(D'après Inventaire National Patrimoine Naturel INPN-MNHN )

La Figure 2 présente la répartition des habitats de la ZNIEFF I de la zone d'étude, constituée en grande majorité par de la Forêts de Pins Méditerranéens (90%). D'autres essences tels les chênes verts, érables, robiniers composent la forêt.

La périphérie de la zone est constituée de marais salants, champs cultivés et de zones urbaines.

Ce secteur présentant des espaces dunaires de qualité avec notamment une dune grise à belle population de Lys de mer (protection régionale). La présence d'espèces protégées comme Omphalodes littoralis ou Epipactis phyllantes (cette dernière en sous-bois) renforce l'attrait de cette zone. Le peuplement ornithologique est remarquable, avec en particulier une population de Gravelot à collier interrompu, d'Alouette calandrelle ou de Pipit rousseline. Présence, par ailleurs, de nidification, de rapaces comme le Milan noir ou le Faucon hobereau3. Une importante héronnière est présente dans la ZNIEFF I, au niveau de Saint-Jean-de-Monts. C'est un site privilégié où hérons cendrés et aigrettes garzettes cohabitent. Elle rassemble plus de 900 nids au total. Les pins maritimes, d’une hauteur moyenne de 20 m, peuvent contenir jusqu’à une dizaine de nids par arbre d’avril à début juin4.

La zone présente un intérêt batracologique fort avec un peuplement de crapaud accoucheur en mare dunaire (habitat particulier pour cette espèce) et potentiel d'accueil pour le Pelobates cultripède2.

Bibliographie :

1 Blanquart S., Bouscasse H., Amélioration des connaissances sur les fonctions et usages des zones humides : évaluation économique sur des sites tests, le cas du Marais Breton, Acteon Environnement, Ecovia Ingénieur Conseil Environnement, 2009

2 Fiche INPN-MNHN Inventaire Nationale du Patrimoine Naturel - Museum National d'Histoire Naturel
ZNIEFF 502 5001 « Dunes et forêt de La-Barre-de-Monts, Notre-Dame-de-Monts »,
< http://inpn.mnhn.fr/zone/znieff/520012233 >
Consulté le 09/02/2013

3 SCOT Nord Ouest Vendée, Syndicat Mixte Marais Bocage Océan.

4 Office du tourisme de Saint-jean-de-Monts,
< http://www.saint-jean-de-monts.com/foret-dunes.html >
Consulté le 21/02/2013

ZNIEFF II

ZNIEFFF II

La ZNIEFF II « Forêt de Monts » a une surface de 2383 ha, bien plus étendue que la ZNIEFF I (Figure 3), elle concerne les communes de La Barre-de-Monts, Notre-Dame-de-Monts, Saint-Hilaire-de-Riez, Saint-Jean-de-Monts. Elle est identifiée comme ayant un rôle naturel de protection contre l'érosion des sols. Elle est un habitat pour les populations animales ou végétales, notamment pour la reproduction. De même que la ZNIEFF I c'est un corridor écologique permettant des passages et des échanges, mais elle est aussi une zone d'étapes migratoires, de stationnement et de dortoirs.


Figure 3
: Carte de la localisation des ZNIEFF II de la zone étudiée
(S.BAQUEY - A. BUENO)


Figure 4
: Classe d'habitat recensé au sein de la ZNIEFF II
(Inventaire National Patrimoine Naturel INPN-MNHN)

 La Figure 4 présente la répartition des habitats de la ZNIEFF II de la zone d'étude, constituée en grande majorité par de la Forêts de Pins Méditerranéens (80%). Les 20 % restants sont composés d'essence de chênes verts, érables et robiniers.
La périphérie de la zone est constituée des eaux maritimes de l'Océan Atlantique, de prés salés, de prairies humides, de champs cultivés, de salines et de zone urbaines.
La ZNIEFF II de la « Forêt de Monts » est un ensemble morcellé comprenant des éléments de très forte valeur biologique. La zone est d'une qualité botanique remarquable avec la présence de 10 plantes protégées dont Omphalodes littoralis, Dianthus gallicus, Linaria arenaria. Présence de magnifiques habitats de dunes grises. le site a un grande valeur ornithologique avec la reproduction de passereaux méridionaux inféodés à la dune comme l'Alouette calandrelle, le Pipit rousseline ou le Cochevis huppé. Tout comme l'importance de la nidification sur le haut de plage (Fromentine) du Gravelot à collier interrompu, de l'Engoulevent d'Europe, du Faucon hobereau, du Héron cendré et de l'Aigrette garzette en forêt1.

 

L'habitat principal de notre zone d'étude fait partie de l'ensemble des "Dunes boisées du littoral atlantique". Cet habitat est issu des boisements artificiels du 19ème siècle, destinés à fixer le sable des complexes dunaires.
Les massifs forestiers sont influencés par les principaux flux d’énergie orientés d’Ouest en Est : vent, sable, embruns... ll y a possibilité d’asphyxie par ensablement en cas de déstabilisation de la dune. La dynamique des feuillus, comme les chênes verts, observée sur le site, est un facteur favorable d’amélioration de la diversité biologique de cet espace. Le principal enjeu des dunes boisées est de poursuivre l’intégration de la protection du milieu forestier dans l’organisation de l’accueil du public et instaurer une gestion favorisant la dynamique des feuillus et la biodiversité.

Bibliographie :

1 Fiche INPN-MNHM ZNIEFF 502 5000, « Forêt de Monts »,
< http://inpn.mnhn.fr/zone/znieff/520005757 >
Consulté le 09/02/2013

Les Autres zones naturelles sensibles

Les Autres zones naturelles sensibles

 

1. Les Arrêtés de Protection Biotope, ZICO, RNN et PNR

Les Arrêtés de Protection Biotope sont pris pour préserver les biotopes nécessaires à la survie d’espèces protégées. Ils permettent aux préfets de département de fixer les mesures pour favoriser, la conservation des biotopes nécessaires à l’alimentation, à la reproduction, au repos ou à la survie d’espèces protégées.

Comme le montre la Figure 1, la zone étudiée ne se situe pas dans une zone d'Arrêté de protection Biotope (APB).


Figure 1
: Carte des zones sensibles absentes de zone d'étude
(S.BAQUEY - A.BUENO)

Les  Zone d'Importance Communautaire pour les Oiseaux sauvages (ZICO) sont des zones comprenant des milieux importants pour la vie de certains oiseaux (aires de reproduction, de mue, d'hivernage, zones de relais de migration). Ces zones ne confèrent aux sites concernés aucune protection réglementaire. Par contre, il est recommandé une attention particulière  à ces zones lors de l'élaboration de projets d'aménagement ou de gestion. La zone étudiée ne se situe pas dans une Zone d'Importance Communautaire pour les Oiseaux sauvages (ZICO), (Figure 1).

De même, elle ne se situe pas dans un Parc Naturel Régional (PNR), ni une Réserve Naturelle Nationale (RNN), (Figure 1).

2. Les zones humides

La forêt des Pays de Monts est entourée de zones humides comme les marais salants mais n'en fait pas partie, (Figure 2).


 Figure 2 : Carte de localisation des zones humides de la région d'étude

 (S.BAQUEY - A.BUENO)

Bilan de l'état initial des autres zones naturelles sensibles

Le site d'étude ne se situe pas en APB, ZICO, zone humide, RNN, PNR. La zone d'étude est exclue de ces zones sensibles, Figure 3.


Figure 3
: Synthèse des autres zones sensibles

Bilan des espèces et habitats protégées

Bilan des espèces et habitats protégés

Au bilan, les espaces dunaires non urbanisées entre La Barre-de-Monts et Saint-Jean-de-Monts comprenant la forêt domaniale de Monts, sont de véritable corridor vert d'une centaine de mètres de largeur séparant les centres-villes des fronts de mer. La zone d'étude se situe au sein de la Natura 2000 SIC "Marais Breton, baie de Bourgneuf, île de Noirmoutier et forêt de Monts", référencée FR5200653 et au sein de la Natura 2000 ZPS  du même nom, référencée FR 5212009. De plus la zone d'étude se situe dans une ZNIEFF I, la ZNIEFF 502 5001, nommée « Dunes et forêt de La-Barre-de-Monts, Notre-Dame-de-Monts » et dans une ZNIEFF II, la ZNIEFF 502 5000, nommée « Forêt de Monts »1. La zone d'étude n'est pas dans une zone d'Arrêté de Protection Biotope, une ZICO, un Parc Naturel Régional, une Reserve Naturelle Nationale, ou une zone humide.

Le site étudié présente de nombreuses zones de refuges grâce aux bois et de nombreuses zones de source alimentaire  comme l'estran. Le site est un habitat pour des espèces protégées à l'echelle du territoire français selon la loi de 1976 sur la Protection de la Nature, article L.411-1 du Code de l’Environnement. Les espèces protégées présentent sur la commune de la Barre-de-Monts sont indiquées dans le Tableau 1.

Espèces Terrestres

Tableau 1 : Liste des espèces protégées présents sur la commune de la Barre-de-Monts
(ONF Vendée et SCOT Nord Ouest Vendée)

Groupe Espèces
Végétaux

 Omphalodès du littoral (Cynoglosse des dunes), Œillets des dunes, Oeillet de France, Lys des dunes,
Dianthus gallicus, Linaria arenaria
,
Fragon, Petit houx,
Buis piquant, Épipactis
des dunes,
Helléborine à fleurs vertes, Épipactis à fleurs pendantes,
Listère ovale, Listère Double feuille,
Grande Listère

Mammifères

Martre des pins, Martre, Hérisson d’europe,
Fouine
, Ecureuil roux

Amphibien Pélobate cultripède
Oiseaux

Milan noir, Chouette hulotte,
Engoulevent d'Europe, Gravelot à collier interrompu,
Gravelot de Kent,
Cigogne blanche, Circaète Jean-le-Blanc,
Busard cendré, Échasse blanche,
Gorgebleue à miroir, Milan noir,
Avocette élégante, Goéland argenté,
Barge à queue noire, Chevalier gambette,
Vanneau huppé
, Épervier d'Europe,
Chouette chevêche, Chevêche d'Athéna,
Chouette effraie, Effraie des clochers

Reptiles  Vipère aspic , Couleuvre à collier
Chiroptères

Pipistrelle de Kuhl, Oreillard roux, Oreillard septentrional

Le tableau suivant présente les espèces protégées du site d'étude. Il a été construit en étudiant les habitats de chacune des espèces protégées de la commune. Les espèces se nourrissant sur les estrans ou les zones humides à proximité, nichant sur les plages, ou ayant les bois comme habitat ont été prise en compte dans le tableau. Nous nous sommes appuyé sur les informations de l'ONF et du Museum d'histoire naturelle.

La Chouette chevêche et le Gorgebleue à miroir sont les seules espèces protégées à faire partie de la démarche Trame verte et Bleue dans la région, Figure 1. Ce sont des espèces à préserver pour conserver la continuité écologique et les réservoirs de biodiversité.


Figure 1 : Carte de localisation des Trames Verte et Bleue
(S. BAQUEY - A.BUENO)

 

Tableau 2 : Liste des espèces protégées présentes sur la zone d'étude
(ONF Vendée2 et SCOT Nord Ouest Vendée)

Groupe Espèces
Végétaux

 Omphalodès du littoral (Omphalodes littoralis)
Œillets des dunes (Dianthus gallicus) ,
Lys des dunes (
Pancratium maritimum)
Linaire des sables (Linaria arenaria)
Épipactis des dunes (Epipactis phyllanthes)

Mammifères Hérisson d’europe (Erinaceus europaeus),
Fouine (
Martes foina),
Ecureuil roux (
Sciurus vulgaris).
Amphibien Pélobate cultripède (Pelobates cultripes)
Oiseaux  

Milan noir (Milvus migrans),
Chouette hulotte (Strix aluco),

Engoulevent d'Europe (Caprimulgus europaeus),
Gravelot à collier interrompu (Charadrius alexandrinus),
Échasse blanche (
Himantopus himantopus),
Avocette élégante (Recurvirostra avosetta),
Goéland argenté (
Larus argentatus),
Barge à queue noire (Limosa limosa),
Chevalier gambette (Tringa totanus),
Vanneau huppé (Vanellus  vanellus).

Reptile  Vipère aspic (Vipera aspis)
Chiroptère Oreillard roux (Plecotus auritus)

Les figures suivantes illustrent les espèces protégées présentes dans la zone d'étude.


Figure 2 : Espèce de Mammifère protégé Ecureuil roux
(wikipedia)

Figure 3 : Espèce d'oiseau protégé Gravelot à collier interrompu
(oiseaux.net)

Figure 4 : Espèce végétale protégée Oeillet des dunes
(erick.dronnet.free.fr)


Figure 5 : Espèce d'amphibien protégé Pelobate cultripede
(grenouilles.free.fr)

Espèces marines

D'après les informations des rapports d'échouages 2011 du Centre de Recherche des Mammifères Marins, trois espèces principales échouent sur les plages atlantiques : Dauphin commun, Grand dauphin, Marsouin commun. Ce qui signifie que ces espèces vivent dans les eaux des côtes atlantiques donc à proximité de la plage de Lays (notre secteur d'étude). Il n'y a évidemment pas de groupe sédentaire au large des côtes en Nord Vendée. D'autres espèces de mammifères marins sont généralement observées en mer : le Globicéphale noir, la Tortue Luth et le Phoque commun ou gris3.

Malgré les investigations auprès de l'IFREMER, nous déplorons le manque de  données sur les ressources marines des plages et fonds marins à proximité de la zone d 'étude.
 

Bilan de l'état initial sur les espèces protégées

Différentes espèces protégées sont recensées sur le site d'étude, végétaux :  Omphalodès du littoral (Omphalodes littoralis), mammifères : Ecureuil roux (Sciurus vulgaris), amphibiens : Pélobate cultripède (Pelobates cultripes), oiseaux : Gravelot à collier interrompu (Charadrius alexandrinus), reptiles :  Vipère aspic (Vipera aspis), chiroptères : Oreillard roux (Plecotus auritus).
Des trames vertes et bleues sont à respecter pour conserver la continuité écologique et les réservoirs de biodiversité.

En mer des mammifères sont présents sur les côtes atlantiques, ces espèces naviguent jusqu'aux plages Vendéennes.                          

Bibliographie :

1 INPN-MNHN Liste des espèces protégées recensées postérieurement à 1950, commune de la Barre-de-Monts (Vendée)
2 ONF Vendée, M. Jean-Charles Réno
3 Centre de Recherche des Mammifères Marins (La Rochelle), Mme Perrine du Lac.

 

Paysage et patrimoine culturel

Paysage et patrimoine culturel

Les informations du SCOT de Vendée ont permis de faire l'état des lieux du paysage et du patrimoine culturel de la zone d'étude. Une carte élaborée avec ArcGis permet de se rendre compte des enjeux majeurs de la zone en terme de paysage et de patrimoine.

Bilan de l'état initial du Paysage et Patrimoine Culturel

Le paysage de la zone d'étude est un paysage littoral, constitué tout d'abord de forêt denses d'arbres haut (20 m) offrant un cadre naturel récréatif. Cette forêt est une zone tampon entre l'espace dunaire et le tissu urbain. Comparé à certaines zones de la côte, la séparation entre la forêt et la zone urbaine est nette, il n'y a pas d'intersection morcelée. Les plages et dunes proposent des espaces ouverts où l'utilisateur ressent une sensation de repos. Ces paysages ont une importance patrimoniale marquée.
Au niveau patrimonial, aucun site inscrit ou classé n'est présent en Vendée. Seul trois Monuments Historiques sont présents sur la commune de la Barre-de-Monts, ils sont évidemment en zone urbaine, donc ils n'intersectent pas la zone d'étude. La Figure 1 synthétise les enjeux du Paysage et du Patrimoine culturel.

Pour accéder à l'analyse des impacts engendrés par le projet sur le Paysage et le Patrimoine Culturel, cliquez ici.


Figure 1
: Synthèse des enjeux du Paysage et du Patrimoine culturel
(S.BAQUEY - A.BUENO)

 

Paysage

Paysage

Le paysage de la partie Nord Ouest de la Vendée a été marqué par une occupation humaine ancienne qui s’est accélérée au cours des XIXème et XXème siècles, initiée par l’arrivée du chemin de fer et la mode des bains de mer. dans le cadre de notre étude, nous intéressons au littoral vendéen.

L'espace littoral présente une variété de paysage fonction du degré d'anthropisation. Il est formé de la juxtaposition d'espaces urbains et naturels, formant des ceintures plus ou moins larges longeant le bord de côte. Ce qui forme une succession de cordons dunaires boisés ou non boisés et de tissu urbanisé (Figure 1).


Figure 1
: Les paysages le long du littoral
(SCOT Nord Ouest Vendée)

Le littoral est composé de zones boisées denses et continues, comme la pointe de la commune de la Barbâtre et la forêt des Pays de Monts (Figure 2 et 3). Cependant, d'autres zones sont plus fragmentées. Le tissu urbain et les forêts sont attenantes et s'interpénétrent à certains endroits, notamment à proximité des villes où la pression urbaine est forte, c'est le cas à Notre-Dame-de-Monts (Figure 2)


  Figure 2 : Localisation de forêts discontinues et fragmentées
(S.BAQUEY - A. BUENO)

 


Figure 3 : Forêt dense de pins
(Flirck)

Les dunes littorales, sont séparées des zones urbaines par le couvert de pins maritimes. La forêt domaniale des Pays de Monts constitue un espace de transition de grande qualité écologique et paysagère. Le long de l’océan, les paysages s’expriment à travers des panoramas ouverts (Figure 4).


Figure 4 : Panorama ouvert des plages littorales
(zoover.fr)

Le long du littoral, il est possible de rencontrer deux paysages. Premièrement, un paysage balnéaire indiquant une forte anthropisation avec des esplanades et promenades aménagées le long des plages, des plages de sable clair et nettoyées, (Figure 5-A).  Ensuite,  un paysage empreint de naturel, suggérant un sentiment de liberté et de repos, situé à distance des zones urbaines, accessible par des sentiers à travers les massifs boisés d'arrière plage (Figure 5-B).


Figure 5
: Dualité de paysage : A - Saint-Jean-de-Monts / B - Barre-de-Monts
(SCOT Nord Ouest Vendée)

Les sites en surplomb et les boisements offrent une vue de l'arrière pays permettant d'observer les étendues de marais en perspective au loin (Figure 6).
 


Figure 6
: Retro-littoral depuis les forêts
(SCOT Nord Ouest Vendée)

Depuis la sortie de la frange boisée, différents faciès dunaires se déploient sous la vue du visiteur. Tout d'abord, la dune grise, puis la dune blanche et enfin la dune embryonnaire. La succession de paysages ouverts offrent une variation d'espèces floristiques adaptées au milieu (Figure 7).


Mousses et lichens de la dune grise
(platier.free.fr)


Oyats de la dune blanche
(platier.free.fr)

 


Chiendents des sables de la dune embryonnaire
(eptb.asso.fr)

 
Figure 7 : Variation de végétation dans la succession de paysage dunaire

Le littoral présente une diversité de paysage qui s'appuie sur la variabilité du relief et de la végétation. Les perspectives qui s'en dégagent offrent des vues de qualités et typique de la facade atlantique. Ces paysages contribuent à un cadre de vie attractif.

Bibliographie

SCOT Nord Ouest Vendée

Patrimoine Culturel

Patrimoine culturel

Nous nous trouvons dans une zone non urbaine, il y a donc aucun bâtiment urbain, ni architecture ancestrale remarquable à noter. Seuls trois Monuments Historique Inscrits sont à prendre en considération sur la commune de la Barre de Monts, Figure 1. Il n'y a aucun Monument Historique Classés. De plus, comme le montre la Figure 2, il n'y a aucun Sites Inscrits ou Sites Classés en Vendée1.
Le recensement des sites et monuments naturels permet de préserver les espaces du territoire français qui présentent un intérêt général du point de vue scientifique, pittoresque et artistique, historique ou légendaire. Ce sont des sites sous la responsabilité de l’État.


Pont du Pommier
(Pierre Gouard)
 
Ancienne écluse du porteau
(geolocation.ws)

Pont du Vivier
(commons.wikimedia.org)
Figure 1 : Monuments Historiques de la Barre-de-Monts

 


Figure 2 : Carte des Sites Inscrits et Sites Classés en Vendée
(Dreal Pays de la Loire)

Bibliographie

  1 Fiche INPN - MNHN

Milieu Humain

Milieu Humain

Bilan de l'état initial du milieu humain
 

Le département de la Vendée est caractérisé par un fort dynamisme démographique et économique. Il se place en quatrième position des départements français et métropolitains connaissant la croissance la plus forte depuis les années 2000. Le littoral vendéen est un espace attractif pour différents types de classes sociales : les jeunes retraités, les actifs en provenance des territoires les plus proches et de la région parisienne à la recherche d'évasion dans des résidences secondaires

Globalement, la pauvreté est moins fréquente que dans d'autres départements de la région voir faible à l'échelle nationale.
Le littoral, notamment le canton de Saint-Jean-de-Monts, présente d'une part une population de retraités aisés et d'autres part une population d'actifs précaires subissant les aléas du tourisme balnéaire et l'arrivée de demandeurs d'emploi de régions voisines. Ces actifs alternent souvent des contrats courts durant la période estivale. Par conséquent, le chômage est important au niveau de notre secteur d'étude. L'activité saisonnière liée au tourisme d'été est l'une des principales raisons. A cela s'ajoute de fortes inégalités de revenus plus particulièrement marquées dans la communauté de commune des Olonnes.

Les touristes (300 000 personnes chaque année) sont attirés par le littoral mais aussi par les nombreux espaces naturels notamment la Forêt Domaniale des Pays de Monts. Les activités pratiquées sur le site sont les baignades, les promenades à pied, équestre et à vélo, la motocross, les pique-niques...
Une autre activité spécifique à ce milieu est la chasse. Il s'agit d'un loisir fortement pratiqué du mois de mars à septembre. De plus, elle joue un rôle important dans le maintien de l'équilibre écologique de la forêt.

L'activité agricole est  développée à proximité du site d'implantation : les terres agricoles les plus proches se situent à environ 1 à 1.5 km des terres agraires. Deux principales activités agricoles sont répertoriées au sein de notre secteur d'étude : les élevages bovins expliquant l'abondance des prairies et les grandes cultures : culture de maïs à grains, blé tendre, colza, fourrage et autres oléagineux et protéagineux.

Les activités de conchiliculture (ostreiculture, mytiliculture, vénériculture), de saliculture et de pisiculture sont très peu développées : il s'agit davantage de loisirs ponctuels. On peut considérer que la zone d'étude n'est pas concernée pas ces activités.

Comme toute forêt domaniale, celle des Pays de Monts s'avère être gérée par l'ONF. Il mène diverses missions telles que :
      - la production de bois estimée à 1.4 m3/ha/an
      - la protection des milieux
      - l'accueil du public
      - la surveillance générale du domaine privé de l'état

 

Pour accéder à l'analyse des impacts engendrés par le projet sur le Milieu Humain, cliquez ici.


Figure 1 : Carte de synthèse de l'état initial du milieu humain
(S.BAQUEY - A.BUENO)

 

Ces thèmes sont détaillés dans les sous-parties suivantes :

Diagnostic socio-économique

Diagnostic socio-économique

Ce qui faut retenir sur cette partie :

La Vendée peut être découpée en quatre territoire: Vendée-Est, Vendée-Centre, Vendée-Sud et Vendée Ouest. Lors de notre diagnostique socio-économique, le territoire de Vendée-Ouest correspond à notre secteur d'étude. Ce dernier regroupe neuf cantons (Figure 1). Le Canton représentatif de notre zone d'étude est le Canton de Saint-Jean-De-Monts.

En résumé, le département de la Vendée est caractérisé par un fort dynamisme démographique et économique. En effet, sa croissance démographique est élevée : il se place en quatrième position des départements français et métropolitains connaissant la croissance la plus forte depuis les années 2000. Ceci est dû à l'attractivité du littoral et de l'océan sur les retraités, accompagné de l'arrivée d'actifs en provenance des territoires les plus proches ainsi que d'actifs de la région parisienne à la recherche d'évasion dans des résidences secondaires

Globalement, la pauvreté est moins fréquente que d'autres départements de la région voir faible à l'échelle nationale. Cependant, le Vendée présente de nombreuses disparités selon les quatre territoires (Vendée-Est, Vendée-Centre, Vendée-Sud et Vendée Ouest). Les grandes agglomérations  concentrent des populations pauvres. Le Sud est caractérisé par un chômage plus élevé, le Nord-Est est plus épargné.

Le littoral, notamment le canton de Saint-Jean-de-Monts, présente d'une part une population de retraités aisés et d'autres part une population d'actifs précaires subissant les aléas du tourisme balnéaire et l'arrivé de demandeurs d'emploi de régions voisines (Figure 2). De plus, On constate que les actifs, en activité sur le littoral, alternent des contrats courts : les taux de chômage sont plus nombreux qu'ailleurs. L'activité saisonnière liée au tourisme est l'une des principales raisons. A cela s'ajoute de fortes inégalités des revenus plus particulièrement marquées dans la communauté de commune des Olonnes.

Figure 1 : Le territoire de Vendée-Ouest
(INSEE 6)

Figure 2 : La population de la zone d'étude
(INSEE 8
)

Ces thèmes sont détaillés dans les sous-parties suivantes :

La Démographie

Démographie

1. Le secteur d'étude : la vendée

Figure 1 : L'évolution de la population vendéenne
(INSEE 1
)

Selon les données de l'INSEE, la population totale du département vendéen est de 626 411 habitants en 2009 : la densité moyenne est évaluée à 93.2 hab/km2. En près de 40 ans, la Vendée a connut une augmentation de sa population d'environ 23%. Il s'agit d'un département connaissant une attractivité croissante : Il est considéré au premier rang de la région Pays de la Loire et au quatrième rang national.

Ce département présente une natalité dynamique ainsi qu'une arrivée massive de nouveaux habitants provenant de départements limitrophes (Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Charente-Maritime, Deux-Sèvres) et de la région parisienne. L'une des raisons de cet engouement est la proximité de la mer. En effet, c'est au niveau du littoral de la Vendée que se concentre les populations provocant alors une urbanisation en croissance.

De plus, la région se caractérise ainsi par une population occasionnelle : en Pays de la Loire, la quantité de logements occasionnels de plein air représente 9% de la capacité nationale. Les logements secondaires et occasionnels représentent 38.2% de l'ensemble des logements du département. La majorité d'entre eux se localisent au niveau du littoral : prés de 94 872 résidences secondaires y sont dénombrés. D'après l'INSEE, les communes de  Saint Jean de Mont et de Notre Dame de Monts regroupent 87% du total des logements secondaires

Figure 2 : Les résidences secondaires sur le littoral de la Vendée
(DOCOB 2
)

Figure 3 : L'évolution des résidences secondaires et logements secondaires depuis 1968
(INSEE 1
)

D'ici 2040, 240 000 habitants supplémentaires sont envisagés en Vendée comptant ainsi 840 000 habitants, selon l'INSEE. En effet, l'institut estime 7 000 habitants supplémentaires en moyenne chaque année : le département serait le 9e département français connaissant une forte croissance de sa population due principalement par les migrations. Ce phénomène s'accompagnerait d'un vieillissement de la population. L'INSEE a également constaté que les population âgées de plus de 30 étaient plus attirées par la Vendée : le nombre de migrations des jeunes retraités est important contrairement à celle des jeunes de 20 à 24 ans. Cette tranche d'âge de la population est plus attirée par la capitale régionale : les jeunes vendéens y réalisent généralement leurs études supérieures. 3

2. La zone d'étude : la forêt de Monts

Plusieurs communes bordent le Forêt Domaniale des Pays de Monts. Trois d'entres elles se distinguent par leur urbanisation et leur densité de population : Saint-Jean-de-Monts, La-Barre-de-Monts et Notre-Dame-de-Monts (Figure 4) . Elles regroupent 3.1% de la population vendéenne totale en 2009.

Figure 4 : La population de la zone d'étude
(INSEE 4
)

La pression foncière s'exerce fortement sur le site et sur sa périphérie. Elle est causée notamment par la pression touristique : elle se concentre sur le littoral et le cordon dunaire. Un indicateur de cette pression est la capacité d'accueil des touristes. Saint-Jean-De-Monts est un bon exemple du développement des infrastructures d'accueil offrant un total de 115 000 lits (Tableau 1).

Tableau 1 : Nombres de lits d'accueil sur la commune de Saint-Jean-De-Monts.
(DOCOB 2)

Type d'infrastructures d'accueil Nombre de lits disponibles
résidences secondaires 71 300
hôtellerie plein air 36 800
résidences touristiques 3 450
centre de vacances 2 300
hôtels 1 150
TOTAL 115 000

De plus, 170 campings autorisés sont recensés sur l'espace Natura 2000 de la Vendée occupant une surface de 590 ha. 45% des campings sont répartis sur les communes Saint-Jean-de-Monts, La-Barre-de-Monts et Notre-Dame-de-Monts2. Saint-Jean-de-Mont déclare 53 campings : cette commune est la 2e commune à l'échelle nationale en terme de capacité d'accueil (campings, résidences secondaires...) 5. Un cinquième de la capacité d’accueil de l’hôtellerie de plein air ligérienne est concentrée sur Saint-Jean de- Monts 2.

Figure 5 : Les campings autorisés à proximité de la zone d'étude
(DOCOB 2
)

Le zone d'étude est un espace dynamique caractérisée par sa capacité d'accueil et la pression touristique.

Pauvreté et Précacité

Pauvreté et précarité en Vendée-Ouest

D'un point de vu nationale, la pauvreté en Vendée est moins fréquente qu'ailleurs. Cependant, les inégalités subsistent au sein même du département.

Figure 1 : La pauvreté et la précarité en Vendée-Ouest
(INSEE 7
)

Le territoire de la Vendée-Ouest présente une position favorable au point de vu de la précarité. L'INSEE mesure la pauvreté et la précarité via des indicateurs. Ils sont en moyenne inférieur pour ce territoire à ceux obtenus pour le département. Sur les quatre territoires représentant la Vendée, Vendée-Ouest se trouve en troisième position tant pour les ménages à bas revenus que pour les ménages dépendant des prestations sociales ou bénéficiaires de minima sociaux. Les cantons les plus touchés par une précarité élevée sont (Figure 2) :

  • les Sables d'Olonne  du fait d'un nombre élevé de familles monoparentales et de bénéficiares du RMI. En effet, le territoire contient 37% des bénéficiaires du RMI en Vendée se plaçant en première position (sur quatre). Les Sables d'Olonne et les cantons littoraux dénombrent 1460 bénéficiaires
  • Palluau car ce canton est constitué d'une population de retraités moins favorisée.

Figure 2 : La pauvreté et la précarité en Vendée-Ouest
(INSEE 6)

En conclusion, la précarité se localise plus au sud. La zone de l'étude est plutôt préservée.

Le Chômage

Un chômage élevé

1. La zone de la Vendée-Ouest

Sur le territoire de la Vendée-Ouest, le contexte de l'emploi est globalement favorable bien que les études menées par l'INSEE ont révélé une situation en terme d'emploi et d'insertion présentant des aspects négatifs. Depuis les années 1986, l'emploi salarié connaît des hausses conséquentes, supérieures aux moyennes régionales et nationales. En Parallèle certaines communes du territoire telles que les Sables-d'Olonne et Challans sont touchées par un chômage élevé et récurrent. En 2003, parmi les quatre territoire vendéen, celui de la Vendée-Ouest se trouve en première position tant pour le niveau de l'ensemble du chômage que pour le chômage de longue durée ou le chômage des jeunes. Ce constat s'explique par la précarité liée à l'activité touristique de type balnéaire.La deuxième explication envisagée est une demande d'emploi croissante par des populations de d'autres régions qui migrent vers la Vendée.

Le graphique, illustré en Figure 1, représente l'évolution du taux de chômage en Vendée depuis 2002. Il atteint son maximum en 2009 avec 8.7%, la situation en 2012 semble être similaire d'après les estimations de l'INSEE6 . Concernant le 2ème trimestre 2012, l'OESTV7 annonce un taux de chômage de  8.1% de la population active.
De plus, les chiffres de Pôle Emploi indique une hausse de 12.6% des demandeurs d'emploi en Vendée pour l'année 2012 : soit 24 491 demandeurs en fin septembre 20127 .

Figure 1 : L'évolution du taux de chômage de 2002 à 2012
(INSEE 1
)

2. La zone d'étude

Les trois communes, Saint-Jean-de-Monts, La-Barre-de-Monts et Notre-Dame-de-Monts, sont victimes d'un taux de chômage supérieur à celui de la moyenne départementale (Figue 9).

Figure 2 : Le chômage de la zone d'étude
(INSEE 4
)

Ce constat s'explique par la précarité liée à l'activité touristique de type balnéaire.La deuxième explication envisagée est une demande d'emploi croissante par des populations de d'autres régions qui migrent vers la Vendée.

Bibliographie

Bibliographie

1 INSEE : Institut National de la Statistique et des Etudes Economique, Evolution et Structure de la population, Chiffres clés en Vendée.
Disponible sur < http://www.insee.fr/fr/bases-de-donnees/default.asp?page=statistiques-lo... >, Mis à jour le 28 juin 2012
Consulté le 20/02/2013

 2 DOCOB FR 5212009 (ZPS), Document d'objectifs Natura 2000 du site Marais Breton, Baie de Bourgneuf, Ile de Noirmoutier et Forêt de Monts, Portail du Système d'information documentaire de l'environnement, 2010.

3 INSEE : Institut National de la Statistique et des Etudes Economique, Vendée : 240 000 habitants supplémentaires d'ici 2040,
Vincent BONNEFOY et Nicole GICQUAUD, 2010
Disponible sur <
http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=16922#source >
Consulté le 20/02/2013

4 INSEE : Institut National de la Statistique et des Etudes Economique, Commune de Notre-Dame-de-Monts, Commune de la Barre-de-Monts, Commune de Saint-Jean-de-Monts
Disponible sur < http://www.insee.fr/fr/bases-de-donnees/esl/comparateur.asp?codgeo=COM-8... >
Consulté le 20/02/2013

5 ACTeon/ EcoVia, Amélioration des connaissances sur les fonctions et usages des zones humides : évaluation économique sur des sites tests, Le cas des Marais Bretons
Disponible sur < http://www.eau-loire-bretagne.fr/espace_documentaire/documents_en_ligne/guides_zones_humides/ZH_3F_Marais_breton.pdf >
Consulté le 21/02/2013

6 INSEE : Institut National de la Statistique et des Etudes Economique, Vendée-Ouest
Disponible sur < http://www.insee.fr/fr/insee_regions/pays-de-la-loire/themes/dossiers/do... >
Consulté le 24/02/2013

OESTV : Observatoire Économique Social et Territorial de la Vendée, Fil infos conjoncture vendéenne.
< http://www.oestv.fr >
Consulté le 15/02/2013

8 INSEE : Institut National de la Statistique et des Etudes Economique, Observation sociale des territoires de la Vendée, Cahier départemental - décembre 2011
Disponible sur < http://www.insee.fr/fr/insee_regions/pays-de-la-loire/themes/infostat/is434/cahier_d%C3%A9partemental_85.pdf
>
Consulté le 24/02/2013

Le secteur agricole

Le secteur agricole s'intègre aux activités économiques du département vendéen et plus précisement dans notre secteur d'étude les Marais Bretons. Dans cette partie, nous présenterons les différents types d'agriculture et d'aquaculture caractérisant cet environnement.

Ce qui faut retenir de cette partie :

  • La zone d'étude localisé dans la forêt domaniale se situe à environ 1 à 1.5 km des terres agraires.
  • Du fait de la géologie, le sol des Marais Bretons est difficilement labourable. C'est pourquoi cet espace se caractérise par de nombreuses prairies. Ces dernières sont destinées au pâturage des vaches allaittantes.
  • Des parcelles de culture sont également répertoriées au niveau du secteur d'étude : culture de maïs à grains, blé tendre, colza, fourrage et autres oléagineux et protéagineux.
  • Les activités de conchiliculture (ostreiculture, mytiliculture, vénériculture), de saliculture et de pisiculture sont très peu développées : il s'agit davantage de loisirs ponctuels. On peut considérer que la zone d'étude n'est pas concernée pas ces activités.

 

L'agriculture

L'agriculture

D'après le DDEA PAC 2008 1, les communes du Marais Bretons comptent 482 exploitants agricoles installés sur les communes mais aussi hors marais des communes en limites de bocage.

Entre 2000 et 2008, les communes de Marais Bretons ont connu une perte de 14 % du nombre d'exploitants agricoles : aujourd'hui, 487 agriculteurs sont recensés. L'activités agricoles dominantes est l'élevage bovin extensif qui s'accompagne d'une montée en puissance de la fauche.Il se développe également des activités autres : les cultures de céréales et maraîchères (Figure 1).

1. Les prairies des Marais Bretons

Du fait de leur structure géologique, les sols des marais sont difficilement labourables.  La prairie naturelle est ainsi fortement valorisée : 30 000 ha sont recensées sur le territoire des Marais Bretons. Un tier de la surface est dédié au pâturage des troupeaux de vaches allaitantes. L'élevage était autrefois une activité dominante. De nos jours, cette activité agricole connaît une régression. La mise en place de quotas et les encouragements à la cessation des exploitations laitières sont les principaux facteurs influant sur ce secteur d'activité. Les élevages de volailles se sont alors développés devenant ainsi une activité complémentaire pour les éleveurs bovins.

2 Les cultures des Marais Bretons

Les communes de  Saint Jean de Monts et de Notre Dame des monts sont historiquement caractérisées par l'existence de parcelles de cultures. La forte augmentation des prix des céréales dès 2007-2008 a diminué les surfaces cultivables provoquant un retournement des prairies. Ce processus engagé auparavant s'est accentué du fait de ce facteur.

3 Les activités agricoles à proximité de la zone d'étude

L'utilisation du logiciel SIG et le programme de Corine Land Cover a permis d'identifier précisement le territoire agricole à proximité de notre zone d'étude. Trois catégories sont distinguées (Figure 1) :

  • Terres arables sont des surfaces agricoles où sont cultivées des céréales, des légumineuses de plein champ, des fourragères et jachères. Cette catégorie regroupe aussi les cultures florales, pépinières de plein champ, sous serre et sous plastique.
  • Les prairies sont des surface enherbées denses composées de graminées généralement. Le pâturage de bovin et le fourrage sont pratiqués sur ces espaces.
  • Les zones agricoles hétérogènes correspondent a des surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants (espace marron , Figure 1). Elles peuvent aussi correspondre à une Juxtaposition de petites parcelles de cultures annuelles diversifiées, de prairies et / ou de cultures permanentes complexes.

Figure 1 : Le territoire agricole à proximité de la Forêt Domaniale des Monts
(S.BAQUEY, A.BUENO)

Le site d'implantation se situe en forêt domaniale à 1 - 1.5 des terres agricoles les plus proches comme l'atteste la Figure 2.

Figure 2 : Les territoires agricoles et foerstiers de la zone d'étude.
(S.BAQUEY, A.BUENO)

Les parcelles proche de la zone d'étude cultives essentiellement le mais en grain et à ensilage, le blé tendre, le colza, et autres oléagineux et protéagineux (Figure 2).

Figure 3 : Les territoires agricoles et forestiers de la zone d'étude.
Source : BD TOPO - IGN 2012 3

 

4. Bibliographie

 1 DOCOB FR 5212009 (ZPS), Document d'objectifs Natura 2000 du site Marais Breton, baie de Bourgneuf, île de Noirmoutier et forêt de Monts, Portail du Sytème d'information documentaire de l'environnement, 2010.

2 ACTeon/ EcoVia, Amélioration des connaissances sur les fonctions et usages des zones humides : évaluation économique sur des sites tests, Le cas des Marais Bretons
Disponible sur < http://www.eau-loire-bretagne.fr/espace_documentaire/documents_en_ligne/guides_zones_humides/ZH_3F_Marais_breton.pdf >
Consulté le 21/02/2013

3 Ministère de l'Ecologie, du Developpement Durable et de l'Energie, Corine Land Cover,
Disponible sur < http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/donnees-ligne/t/nomenclature.html?tx_ttnews[tt_news]=11270&cHash=3ea1052d98defb77a7edd1866f134b27 >
Consulté le 22/02/2013

L'aquaculture

L'aquaculture

1. La conchiliculture

Cette activité regroupe l'ensemble des activités d'élevage de mollusques. La région du Pays de la Loire dénombre environ 340 entreprises conchylicoles situées entre le sud de l'estuaire de la Loire et l'Aiguillon-sur-mer. La Baie de Bourgneuf est l'un des plus important bassin conchylicoles du littoral français regroupant à elle seule les 76% des exploitations de conchiliculture du Pays de la Loire (Figure 1).

Figure 1: Localisation des principaux sites de pratique de conchyliculture dans la Zone de Protection Spéciale
(
ACTeon/ EcoVia2)

Dans la région, on distingue trois catégories d'activités de conchiliculture :

  • L'ostreiculture concerne la production d'huîtres. Il s'agit de l'activité économique majeur dans ce secteur. On dénombre 1 500 concessions réparties sur 600 ha. En générale, les éleveurs produisent des huîtres et des moules en complément : 95% des concessions sont dédiées à la cultures des huîtres contre 5% à celle des moules. Les huîtres creuses, Crassostrea gigas, sont majoritairement produites : 8 200 tonnes  produites chaque année. Ce secteur est fragilisé depuis les dix dernières années. Il est connaît une baisse de 30% de sa production  du fait d'une baisse de la croissance des huîtres, du nombre d'exploitants et l'abandon de concessions anciennes et peu productives.
  • La mytiliculture est une activité bien implantée dans cette région, tout particulièrement au nord de la Baie. La production de moules est 4 000 tonnes par an soit 5% de la production nationale.
  • La vénériculture correspond à la culture de parlourde, une activité marginale dans la région. Seuls 7 professionnels sont recensés dans la Baie de Bourgneuf produisant 20 tonnes de mollusques chaque année.

En conclusion, la zone d'étude n'est pas concernée par ces activités aquacoles comme l'illustre la Figure 1.

2. La pisiculture

La pisiculture est une activité pratiqué par certains agriculteurs pour compléter leur source de revenu, étant principalement la conchiliculture. Sur le secteur salé, les espèces élevées et déclarées sont l'anguilles, le bar, la daurade, le turbots et autres poissons plats. De plus en plus, les agriculteurs s'orientent vers des activités d'agrotourisme.

3. La saliculture

Cette activité se localisent au niveau des marais salé en périphérie de l'agglomération de Beauvoir-sur -Mer (Figure 2). Les années 1970-1980 sont marquées par une baisse du nombre de sauniers, l'activité tend à se réduire et se développe. Les deux explications de ce constat est la concurrence nationale et internationale ainsi que la forte vulnérabilité de l'activité aux conditions climatiques. Les agriculteurs possèdent souvent une activité annexe l'hiver afin de subvenir à leurs besoins.

Figure 2 : Localisation des agglomérations et des marais salés
(google map, Observatoire départementale de l'eau en Vendée
)

Dans le cas de L'Ile de Noirmoutier, la situation est différente : cette activité connaît un réel soutien des politiques locales. Ceci a permis le soutien de la saliniculture et même son expansion sur l'ile.

4. Bibliographie

 1 DOCOB FR 5212009 (ZPS), Document d'objectifs Natura 2000 du site Marais Breton, baie de Bourgneuf, île de Noirmoutier et forêt de Monts, Portail du Sytème d'information documentaire de l'environnement, 2010.

2 ACTeon/ EcoVia, Amélioration des connaissances sur les fonctions et usages des zones humides : évaluation économique sur des sites tests, Le cas des Marais Bretons
Disponible sur < http://www.eau-loire-bretagne.fr/espace_documentaire/documents_en_ligne/guides_zones_humides/ZH_3F_Marais_breton.pdf >
Consulté le 21/02/2013

3 Ministère de l'Ecologie, du Developpement Durable et de l'Energie, Corine Land Cover,
Disponible sur < http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/donnees-ligne/t/nomenclature.html?tx_ttnews[tt_news]=11270&cHash=3ea1052d98defb77a7edd1866f134b27 >
Consulté le 22/02/2013

 

Les activités humaines

 

Les activités humaines

 

Ce qui faut retenir de ce sous-thème :

  • La zone d'étude est réputée pour son tourisme au niveau du littoral ainsi qu'au sein de la Forêt Domaniale du Pays de Monts. Les principales activités touristiques du site sont les baignades, les promenades à pied, équestre et à vélo, les motocross, les pique-niques...
  • La chasse est un loisir fortement pratiquée du mois de mars à septembre. Elle participe à maintenir un équilibre écologique dans la forêt.
  • La pêche à pied est exclusivement effectuée dans la Baie de Bourgneuf et non sur le littoral de la zone d'étude. La pêche en marais ne fait pas partie non plus des loisirs répertoriés sur le site.
  • La forêt domaniale est gérée par l'ONF qui mène diverses missions:
          - la production de bois estimée à 1.4 m3/ha/an
          - la protection des milieux
          - l'accueil du public
          - la surveillance générale du domaine privé de l'état

Ces thèmes sont détaillés dans les sous-parties suivantes :

Le Tourisme

Tourisme et usages récréatif des plages, dune et forêts

L'activité humaine primordiale du secteur d'étude est le tourisme localisée au niveau des communes du littoral de la Vendée. En période estivale, prés de 300 000 personnes se concentrent sur cette zone particulièrement attirées par la mer. Les activités de baignade et de loisirs côtiers influent directement sur l'économie touristique locale. En effet, l'estran est un espace propice pour la pratiquer de la pêche à pied, du char à voile, de la voile et des promenades. Attirés dans un premier temps par les activités des plages et de l'estran, les touristes s'orientent également vers les massifs dunaires et les forêts En effet, les loisirs dans ces espaces sont nombreux : promenades, VTT, cheval, pique-nique...

La surfréquentation touristique de ces espaces n'est pas sans conséquence sur l'environnement. Elle entraîne la multiplication des passages anarchiques au sein des dunes, la circulation des motocross, un stationnement abusif des véhicules favorisant ainsi une dégradation et une déstabilisation des pelouses dunaires 1.

Activité de gestion forestières

Activités de gestion forestières

Le boisement de cette zone est une volonté humaine afin de fixer les sables. La sylviculture est une activité économique permettant la gestion des espaces forestiers tout en assurant la pérennité des bois. L'exploitation des bois se concentre sur les arbres secs : des coupes progressives ( 2 à 3 coupes sur 5 années) maintient leur regénération. L'Office Nationale des Forêts gère leur gestion et contrôle leur exploitation souvent réalisée par des particuliers. Quatre missions principales sont réalisées par l'organisme 4 :

  • la production de bois. Elle est estimée à 1,4 m3/ha/an sur la période de 1996-2010, d'après le document d'objectifs Natura 2000 (DOCOB 1). En moyenne, le bois vaut 10 € le stère.
  • la protection des milieux. En effet, le maintien et l'augmentation de la biodiversité sont favorisés par les activités de gestion forestière
  • l’accueil du public. La création, la réalisation et le suivi d’équipements destinés au public permettent d'assurer cette mission. Ces aménagements sont divers : il s'agit de sentiers pédestres et équestres, des pistes cyclables, des tables de pique-niques. Le financement est en général effectué par les collectivités (Communes, Intercommunalités, Départements…) 
  • la surveillance générale du domaine privé de l’état.

La gestion de la Forêt Domaniale est soumise à la réglementation du Code Forestier, intégré dans les Directives locales d'aménagement et des Orientations régionales Forestières.

La chasse sur les massifs dunaires

La chasse sur les massifs dunaires

Les espèces chassées en forêt domaniale sont le lapin, le pigeon, la bécasse... La chasse est une activité de loisirs réglementée. L'office National des Forêt est le détenteur du droit de chasse. Il est l'acteur principale au sein de la Forêt Domaniale des Monts : l'ONF fixe les jours autorisés à cette pratique : elle débute généralement vers le mi-septembre et se termine fin mars. Les dates varient selon les années car l'activité dépend de baux pluriannuels et de licences.

En fonction des gibiers, la période de chasse présente des jours de non chasse et des jours où la chasse est autorisée que sur une partie de la forêt. Il est important de se maintenir au courant de mises à jour du calendrier de chasse publié par l'ONF 2. La figure ci-dessous représente un exemple de calendrier pour la saison 2012-2013 et est consultable sur le site de l'ONF de l'Agence Régionale des Pays de la Loire.

Figure 1: Calendrier prévisionnel de chasse pour la saison 2012-2013.
(ONF)

La chasse participe également à la gestion durable des forêts. Cette pratique permet la conservation des écosystèmes forestiers et au développement de la biodiversité. Par exemple, la chasse du lapin permet de limiter une population trop importante dans le milieu réduisant les risques de dégradation de la dune grise 1.

La pêche

La pèche

Deux types de pêche sont distinguées au sein du secteur d'étude : la pêche en professionnelle et la pêche de loisirs.

1. La pêche à pied professionnelle

Elle se localise uniquement au niveau de la baie de Bourgneuf. Le nombre de professionnelles et les prélèvements de coquillages ( palourdes, coques, huitre et les bigorneaux) sont limités. Depuis 2005, le nombre de pêcheurs n'a pas dépassé les 250 professionnelles.

2. La pêche de loisirs et touristique

2.1 la pêche de loisirs à pied.

Comme la pêche professionnelle, cette pratique se concentre exclusivement au niveau de la Baie de Bourgneuf au niveau de laquelle deux arrêtés préfectoraux régissent les conditions de pratique. Ce loisir est de plus en plus exercé depuis les années 1990.. De plus, les Affaires Maritimes de Normoutier estiment une variation du nombre de pêcheurs selon les saisons touristiques et les grandes marais. De 150 à 200 pêcheurs réguliers, le nombre de pratiquant peuvent atteindre les 1 000 à 1 500 en haute saison.

Figure 1 : Localisation des zones de pêche à pied de loisirs
(ACTeon / ECOVIA 5
)

2.2 la pêche en marais.

Concernant la pêche en marais et d'après le DOCOB 3 réalisé en 2010, il n'existe pas d'AAPPMA (Association Agréée pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique). Le droit de pêche est loué par des syndicats. Des plans d'eau et des étangs appartenant à des communes ou des privés peuvent faire l'objet de cet exercice. Cinq espèces sont majoritairement péchées dans ce milieux : l'anguille, la civelle, le sandre, le brochet et la grenouille.

La zone d'étude, la Forêt Domaniale de Monts et son littoral, n'est pas concernée par l'exercice de la pêche.

Bibliographie

Bibliographie

DOCOB FR 5200653 (SIC), Document d'objectifs Natura 2000 du site Marais Breton, baie de Bourgneuf, île de Noirmoutier et forêt de Monts, Portail du Sytème d'information documentaire de l'environnement, 2002.

2 ONF : Office National des Forêts, Jours chassés en Pays de la  Loire,
Disponible sur < http://www.onf.fr/centre_ouest_auvergne_limousin/sommaire/chasse/chasse_... >
Consulté le 20/02/2013

 3 DOCOB FR 5212009 (ZPS), Document d'objectifs Natura 2000 du site Marais Breton, baie de Bourgneuf, île de Noirmoutier et forêt de Monts, Portail du Sytème d'information documentaire de l'environnement, 2010.

La Barre de Monts Fromentine, Environnement Urbanisme - ONF
Disponible sur <http://www.labarredemonts.fr/www-rubrique-934-MAIRIE-FR-ENVIRONNEMENT.html>
Consulté le 19/02/2013

5 ACTeon/ EcoVia, Amélioration des connaissances sur les fonctions et usages des zones humides : évaluation économique sur des sites tests, Le cas des Marais Bretons
Disponible sur < http://www.eau-loire-bretagne.fr/espace_documentaire/documents_en_ligne/guides_zones_humides/ZH_3F_Marais_breton.pdf >
Consulté le 21/02/2013

Risques Naturels et Industriels

Etude des Risques Majeurs naturels

Les risques naturels et industriels encourus au sein de la zone de construction de l'usine sont évalués dans cette section. Un document de synthèse des risques édité par la Préfecture de Vendée en 2012 et le Plan de Prévention des Risques de 2011 ont permis d'évaluer les risques présent sur la commune d'étude, la Barre-de-Monts.

Bilan de l'état initial des Risques Majeurs

Au bilan, la zone d'étude présente des risques notables de déplacement du trait de côte, de départ d'incendie de forêt, des risques de submersion marine et un risque météorologique. Il y a actuellement, peu de risque sismique et de risque de transport de marchandise dangereuses. Il n'y a pas de risque d'inondation terrestre. La Figure 1 synthétise les risques majeurs  naturels et industriel concernés par le projet.

Pour accéder à l'étude des impacts engendrés par le projet sur les risques majeurs, cliquez ici.

Figure 1 : Synthèse des risques majeurs  naturels et industriel
(S.BAQUEY - A.BUENO)

 

Présentation des riques majeurs

Présentation des Risques Majeurs naturels

Les Plans de Prévention des Risques naturels prévisibles (PPR naturels), sont les documents précisant les risques par secteur géographique. Ils s'inscrivent dans une politique de gestion des risques. Ils sont établis suite à une concertation du public au sein des communes concernées. Ils visent à informer les citoyens des risques auxquels ils sont soumis et la manière de s'en protéger. L’objectif de la procédure des PPR est de réduire les dommages lors des catastrophes naturelles. Pour cela, ils permettent de maîtriser l’aménagement du territoire, en évitant d’augmenter les enjeux dans les zones exposées à risque et en diminuant la vulnérabilité des zones déjà urbanisées.  Les PPR indiquent une servitude d’utilité publique et sont annexés aux Plans Locaux d’Urbanisme (PLU) des communes, à respecter lors de dépôt de permis de construire.

Le Plan de Prévention des Risques Littoraux de la Baie de Bourgneuf et facade Vendéenne concerne les communes de La Barre-de-Monts, Beauvoir-sur-Mer et Bouin. Il a été prescrit par l'état début 2011 (Figure 1), c'est à dire que la procédure a débutée en 2011 et le document complet sera approuvé en 20141.

 

Figure 1 : L'état d'avancement des Plan de Prévention des Risques d'Inondation et Littoraux en Pays de Loire
(DREAL )

 

D'après les données du portail de la prévention des risques majeurs, la commune de la Barre-de-Monts présente plusieurs risques naturels. Tout d'abord, le territoire est concerné par des risques de mouvement de terrain du au recul du trait de côte et de falaises. Des risques d'inondation par submersion marine, d'inondation terrestre, d'incendie de forêt, de séisme et météorologiques sont aussi présents2.

Le risque de mouvement de terrain

Figure 2 : Trait de côte
(littoral.aquitaine.fr)

Le risque de mouvement de terrain est engendré par deux phénomènes différents, l'évolution du trait de côte et l'avancé dunaire.
Le recul du trait de côte par érosion concerne une grande partie des côtes basses meubles où se situent les plages (Figure 2), et certaines côtes à falaise. Il correspond au déplacement vers l’intérieur des terres de la limite entre le domaine marin et le domaine continental. C’est la conséquence d’une perte de matière sous l’effet de l’action de facteurs naturels comme les vents, les tempêtes, les courants littoraux, l'énergie des vagues, les variations du niveau de la mer. Des facteurs anthropiques sont aussi à l'origine du recul du trait des côtes sableuses, tels que l’assèchement de bassins côtiers, l’arrasement des dunes, le piétinement, la surfréquentation et les aménagements de front de mer. Quant à la progression du trait de côte, elle se fait suite à l’accumulation de particules sédimentaires.

L’avancée dunaire est la progression d’un front de dune vers l’intérieur des terres. Ce phénomène résulte du déplacement des sables sous l’effet du vent marin, elle est peu observé sur les côtes françaises.
L'installation étudiée est face à un risque de déplacement du trait de côte et d'avancée dunaire.

Le risque d'inondation par submersion marine


Figure 3 : Submersion marine
(lafautesurmer.net)

Les submersions marines sont des inondations temporaires de la zone côtière par la mer dans des conditions de météorologie et de marées désavantageuses, (Figure 3). Elles engendrent des niveaux marins importants et des conditions d’état de mer défavorables3. L'installation de l'usine de dessalement se situe donc dans une zone potentielle d'inondation par les eaux marines lors d'aléas climatiques et de fort coefficient de marées.

Le risque inondation terrestre

Les inondations terrestres peuvent êtres de trois origines3 :
• les crues de plaine : elles surviennent en régions de plaine ou de marais avec une montée lente des eaux par débordement d’un cours d’eau et/ou par remontée de la nappe phréatique,
• les crues torrentielles : elles surviennent dans des cours d’eau avec une montée rapide des eaux,
• les coulées de boues : elles surviennent sur des bassins versants pentus lors d’averses violentes.

Concernant la Barre-de-Monts, les inondations sont dues aux crues de marais. Ce qui ne concerne pas la zone précise d'étude située côté littoral. Les marais et la zone d'étude sont séparés par le tissu urbain. Il n'y a donc pas de risques d'inondation terrestre sur la zone d'étude.

Le risque de feux de forêt


Figure 4 : Feu de forêt
(ladepêche.fr)
 

La Vendée est un département très peu boisé (5 % de la surface).Toutes les essences d'arbres présents en forêt sont susceptibles de brûler. Le risque d'entrer en feu est plus lié au stade d’évolution (la hauteur et la densité) qu’à l’essence. Ainsi, un fourré de chênes verts en feu dégagera une chaleur intense et plus difficile à maîtriser qu’un feu courant sous des vieux pins maritimes. Le boisement est situé le long des bandes littorales, dans les bocages et les marais. En ce qui nous concerne, la bande littorale boisée, large au maximum de 3-4 km, présente des forêts, domaniales dans leur grande majorité. Comme décrit dans le Milieu Naturel et le Milieu Physique, les dunes ont une grande sensibilité écologique, les sols sont constitués exclusivement de sables. La zone est soumise aux aléas climatiques et physiques (érosion marine et éolienne,embruns, ...). Le peuplement forestier est issu des plantations massives de pins maritimes prévues pour stabiliser les dunes, avec une colonisation du chêne vert en progression.
Dans la zone d'étude, le risque de feu de forêt est grand, notamment en période de sécheresse.

Le risque sismique


Figure 5 : Risque sismique
( le webpedagogique
)

Un séisme provient de l'accumulation d'énergie qui se libère et provoque la fracturation des roches en profondeur et se traduit en surface par des vibrations du sol. Les dégâts observés en surface sont fonction de l'amplitude, de la fréquence et de la durée des vibrations. Sur le littoral, il peut provoquer un raz de marée.

Le risque sismique est présent sur la commune de la Barre-de-Monts. La commune est située en zone de sismicité modérée2 : zone 3. Il existe 5 classes de risques de 1 (risque faible) à 5 (risque important). Le dernier séisme recensé au plus proche de la commune de la Barre-de-Monts date de 1968. Il s'est déclenché à Saint-Jean-de-Monts, il était d'une magnitude 4,5 sur l'échelle de richter.
Il y a donc peu de risque sismique sur la zone d'étude, mais ce risque n'est pas nul.

Le risque météorologique

Le risque météorologique implique les tempêtes, les tornades, la sécheresse, la neige et le verglas. La zone d'étude est confrontée à ce risque car elle est proche du littoral.

Le risque Industriel de Transport de Marchandises Dangereuses

Il y a un risque de Transport de Marchandise Dangereuse (TMD) au niveau de la Barre-de-Monts car il y a un axe routier principal passant du sud au nord de la commune allant jusqu'à l'île de Noirmoutier. Il n'y a aucun risque de TMD par voie ferrée car aucun axe ferroviaire ne traverse la commune, de même aucun risque lié au gaz car il n'y aucune conduite de gaz sur la commune. La zone d'étude est éloignée de l'axe routier principal donc il n'y a pas de risque de TMD à prendre en compte dans notre étude.


Figure 6 : Risque industriel TMD
(var.sit.gouv.fr)

Bibliographie :

1 Arrêté préfectoral n°2011-DDTM /SERN n°029 de prêscription du Plan de Prévention des Risques naturels  prévisibles littoraux des communes de La Barre-de-Monts, Beauvoir-sur-Mer et Bouin, janvier 2011.

2 Portail de communication des risques majeurs, Ma commune face au risque,
<
http://macommune.prim.net/ >
Consulté le 19/02/2013 

3 Dossier départemental des risques majeurs en Vendée, Préfecture de Vendée, 2012.