Milieu Humain

Milieu Humain

Bilan de l'état initial du milieu humain
 

Le département de la Vendée est caractérisé par un fort dynamisme démographique et économique. Il se place en quatrième position des départements français et métropolitains connaissant la croissance la plus forte depuis les années 2000. Le littoral vendéen est un espace attractif pour différents types de classes sociales : les jeunes retraités, les actifs en provenance des territoires les plus proches et de la région parisienne à la recherche d'évasion dans des résidences secondaires

Globalement, la pauvreté est moins fréquente que dans d'autres départements de la région voir faible à l'échelle nationale.
Le littoral, notamment le canton de Saint-Jean-de-Monts, présente d'une part une population de retraités aisés et d'autres part une population d'actifs précaires subissant les aléas du tourisme balnéaire et l'arrivée de demandeurs d'emploi de régions voisines. Ces actifs alternent souvent des contrats courts durant la période estivale. Par conséquent, le chômage est important au niveau de notre secteur d'étude. L'activité saisonnière liée au tourisme d'été est l'une des principales raisons. A cela s'ajoute de fortes inégalités de revenus plus particulièrement marquées dans la communauté de commune des Olonnes.

Les touristes (300 000 personnes chaque année) sont attirés par le littoral mais aussi par les nombreux espaces naturels notamment la Forêt Domaniale des Pays de Monts. Les activités pratiquées sur le site sont les baignades, les promenades à pied, équestre et à vélo, la motocross, les pique-niques...
Une autre activité spécifique à ce milieu est la chasse. Il s'agit d'un loisir fortement pratiqué du mois de mars à septembre. De plus, elle joue un rôle important dans le maintien de l'équilibre écologique de la forêt.

L'activité agricole est  développée à proximité du site d'implantation : les terres agricoles les plus proches se situent à environ 1 à 1.5 km des terres agraires. Deux principales activités agricoles sont répertoriées au sein de notre secteur d'étude : les élevages bovins expliquant l'abondance des prairies et les grandes cultures : culture de maïs à grains, blé tendre, colza, fourrage et autres oléagineux et protéagineux.

Les activités de conchiliculture (ostreiculture, mytiliculture, vénériculture), de saliculture et de pisiculture sont très peu développées : il s'agit davantage de loisirs ponctuels. On peut considérer que la zone d'étude n'est pas concernée pas ces activités.

Comme toute forêt domaniale, celle des Pays de Monts s'avère être gérée par l'ONF. Il mène diverses missions telles que :
      - la production de bois estimée à 1.4 m3/ha/an
      - la protection des milieux
      - l'accueil du public
      - la surveillance générale du domaine privé de l'état

 

Pour accéder à l'analyse des impacts engendrés par le projet sur le Milieu Humain, cliquez ici.


Figure 1 : Carte de synthèse de l'état initial du milieu humain
(S.BAQUEY - A.BUENO)

 

Ces thèmes sont détaillés dans les sous-parties suivantes :

Diagnostic socio-économique

Diagnostic socio-économique

Ce qui faut retenir sur cette partie :

La Vendée peut être découpée en quatre territoire: Vendée-Est, Vendée-Centre, Vendée-Sud et Vendée Ouest. Lors de notre diagnostique socio-économique, le territoire de Vendée-Ouest correspond à notre secteur d'étude. Ce dernier regroupe neuf cantons (Figure 1). Le Canton représentatif de notre zone d'étude est le Canton de Saint-Jean-De-Monts.

En résumé, le département de la Vendée est caractérisé par un fort dynamisme démographique et économique. En effet, sa croissance démographique est élevée : il se place en quatrième position des départements français et métropolitains connaissant la croissance la plus forte depuis les années 2000. Ceci est dû à l'attractivité du littoral et de l'océan sur les retraités, accompagné de l'arrivée d'actifs en provenance des territoires les plus proches ainsi que d'actifs de la région parisienne à la recherche d'évasion dans des résidences secondaires

Globalement, la pauvreté est moins fréquente que d'autres départements de la région voir faible à l'échelle nationale. Cependant, le Vendée présente de nombreuses disparités selon les quatre territoires (Vendée-Est, Vendée-Centre, Vendée-Sud et Vendée Ouest). Les grandes agglomérations  concentrent des populations pauvres. Le Sud est caractérisé par un chômage plus élevé, le Nord-Est est plus épargné.

Le littoral, notamment le canton de Saint-Jean-de-Monts, présente d'une part une population de retraités aisés et d'autres part une population d'actifs précaires subissant les aléas du tourisme balnéaire et l'arrivé de demandeurs d'emploi de régions voisines (Figure 2). De plus, On constate que les actifs, en activité sur le littoral, alternent des contrats courts : les taux de chômage sont plus nombreux qu'ailleurs. L'activité saisonnière liée au tourisme est l'une des principales raisons. A cela s'ajoute de fortes inégalités des revenus plus particulièrement marquées dans la communauté de commune des Olonnes.

Figure 1 : Le territoire de Vendée-Ouest
(INSEE 6)

Figure 2 : La population de la zone d'étude
(INSEE 8
)

Ces thèmes sont détaillés dans les sous-parties suivantes :

La Démographie

Démographie

1. Le secteur d'étude : la vendée

Figure 1 : L'évolution de la population vendéenne
(INSEE 1
)

Selon les données de l'INSEE, la population totale du département vendéen est de 626 411 habitants en 2009 : la densité moyenne est évaluée à 93.2 hab/km2. En près de 40 ans, la Vendée a connut une augmentation de sa population d'environ 23%. Il s'agit d'un département connaissant une attractivité croissante : Il est considéré au premier rang de la région Pays de la Loire et au quatrième rang national.

Ce département présente une natalité dynamique ainsi qu'une arrivée massive de nouveaux habitants provenant de départements limitrophes (Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Charente-Maritime, Deux-Sèvres) et de la région parisienne. L'une des raisons de cet engouement est la proximité de la mer. En effet, c'est au niveau du littoral de la Vendée que se concentre les populations provocant alors une urbanisation en croissance.

De plus, la région se caractérise ainsi par une population occasionnelle : en Pays de la Loire, la quantité de logements occasionnels de plein air représente 9% de la capacité nationale. Les logements secondaires et occasionnels représentent 38.2% de l'ensemble des logements du département. La majorité d'entre eux se localisent au niveau du littoral : prés de 94 872 résidences secondaires y sont dénombrés. D'après l'INSEE, les communes de  Saint Jean de Mont et de Notre Dame de Monts regroupent 87% du total des logements secondaires

Figure 2 : Les résidences secondaires sur le littoral de la Vendée
(DOCOB 2
)

Figure 3 : L'évolution des résidences secondaires et logements secondaires depuis 1968
(INSEE 1
)

D'ici 2040, 240 000 habitants supplémentaires sont envisagés en Vendée comptant ainsi 840 000 habitants, selon l'INSEE. En effet, l'institut estime 7 000 habitants supplémentaires en moyenne chaque année : le département serait le 9e département français connaissant une forte croissance de sa population due principalement par les migrations. Ce phénomène s'accompagnerait d'un vieillissement de la population. L'INSEE a également constaté que les population âgées de plus de 30 étaient plus attirées par la Vendée : le nombre de migrations des jeunes retraités est important contrairement à celle des jeunes de 20 à 24 ans. Cette tranche d'âge de la population est plus attirée par la capitale régionale : les jeunes vendéens y réalisent généralement leurs études supérieures. 3

2. La zone d'étude : la forêt de Monts

Plusieurs communes bordent le Forêt Domaniale des Pays de Monts. Trois d'entres elles se distinguent par leur urbanisation et leur densité de population : Saint-Jean-de-Monts, La-Barre-de-Monts et Notre-Dame-de-Monts (Figure 4) . Elles regroupent 3.1% de la population vendéenne totale en 2009.

Figure 4 : La population de la zone d'étude
(INSEE 4
)

La pression foncière s'exerce fortement sur le site et sur sa périphérie. Elle est causée notamment par la pression touristique : elle se concentre sur le littoral et le cordon dunaire. Un indicateur de cette pression est la capacité d'accueil des touristes. Saint-Jean-De-Monts est un bon exemple du développement des infrastructures d'accueil offrant un total de 115 000 lits (Tableau 1).

Tableau 1 : Nombres de lits d'accueil sur la commune de Saint-Jean-De-Monts.
(DOCOB 2)

Type d'infrastructures d'accueil Nombre de lits disponibles
résidences secondaires 71 300
hôtellerie plein air 36 800
résidences touristiques 3 450
centre de vacances 2 300
hôtels 1 150
TOTAL 115 000

De plus, 170 campings autorisés sont recensés sur l'espace Natura 2000 de la Vendée occupant une surface de 590 ha. 45% des campings sont répartis sur les communes Saint-Jean-de-Monts, La-Barre-de-Monts et Notre-Dame-de-Monts2. Saint-Jean-de-Mont déclare 53 campings : cette commune est la 2e commune à l'échelle nationale en terme de capacité d'accueil (campings, résidences secondaires...) 5. Un cinquième de la capacité d’accueil de l’hôtellerie de plein air ligérienne est concentrée sur Saint-Jean de- Monts 2.

Figure 5 : Les campings autorisés à proximité de la zone d'étude
(DOCOB 2
)

Le zone d'étude est un espace dynamique caractérisée par sa capacité d'accueil et la pression touristique.

Pauvreté et Précacité

Pauvreté et précarité en Vendée-Ouest

D'un point de vu nationale, la pauvreté en Vendée est moins fréquente qu'ailleurs. Cependant, les inégalités subsistent au sein même du département.

Figure 1 : La pauvreté et la précarité en Vendée-Ouest
(INSEE 7
)

Le territoire de la Vendée-Ouest présente une position favorable au point de vu de la précarité. L'INSEE mesure la pauvreté et la précarité via des indicateurs. Ils sont en moyenne inférieur pour ce territoire à ceux obtenus pour le département. Sur les quatre territoires représentant la Vendée, Vendée-Ouest se trouve en troisième position tant pour les ménages à bas revenus que pour les ménages dépendant des prestations sociales ou bénéficiaires de minima sociaux. Les cantons les plus touchés par une précarité élevée sont (Figure 2) :

  • les Sables d'Olonne  du fait d'un nombre élevé de familles monoparentales et de bénéficiares du RMI. En effet, le territoire contient 37% des bénéficiaires du RMI en Vendée se plaçant en première position (sur quatre). Les Sables d'Olonne et les cantons littoraux dénombrent 1460 bénéficiaires
  • Palluau car ce canton est constitué d'une population de retraités moins favorisée.

Figure 2 : La pauvreté et la précarité en Vendée-Ouest
(INSEE 6)

En conclusion, la précarité se localise plus au sud. La zone de l'étude est plutôt préservée.

Le Chômage

Un chômage élevé

1. La zone de la Vendée-Ouest

Sur le territoire de la Vendée-Ouest, le contexte de l'emploi est globalement favorable bien que les études menées par l'INSEE ont révélé une situation en terme d'emploi et d'insertion présentant des aspects négatifs. Depuis les années 1986, l'emploi salarié connaît des hausses conséquentes, supérieures aux moyennes régionales et nationales. En Parallèle certaines communes du territoire telles que les Sables-d'Olonne et Challans sont touchées par un chômage élevé et récurrent. En 2003, parmi les quatre territoire vendéen, celui de la Vendée-Ouest se trouve en première position tant pour le niveau de l'ensemble du chômage que pour le chômage de longue durée ou le chômage des jeunes. Ce constat s'explique par la précarité liée à l'activité touristique de type balnéaire.La deuxième explication envisagée est une demande d'emploi croissante par des populations de d'autres régions qui migrent vers la Vendée.

Le graphique, illustré en Figure 1, représente l'évolution du taux de chômage en Vendée depuis 2002. Il atteint son maximum en 2009 avec 8.7%, la situation en 2012 semble être similaire d'après les estimations de l'INSEE6 . Concernant le 2ème trimestre 2012, l'OESTV7 annonce un taux de chômage de  8.1% de la population active.
De plus, les chiffres de Pôle Emploi indique une hausse de 12.6% des demandeurs d'emploi en Vendée pour l'année 2012 : soit 24 491 demandeurs en fin septembre 20127 .

Figure 1 : L'évolution du taux de chômage de 2002 à 2012
(INSEE 1
)

2. La zone d'étude

Les trois communes, Saint-Jean-de-Monts, La-Barre-de-Monts et Notre-Dame-de-Monts, sont victimes d'un taux de chômage supérieur à celui de la moyenne départementale (Figue 9).

Figure 2 : Le chômage de la zone d'étude
(INSEE 4
)

Ce constat s'explique par la précarité liée à l'activité touristique de type balnéaire.La deuxième explication envisagée est une demande d'emploi croissante par des populations de d'autres régions qui migrent vers la Vendée.

Bibliographie

Bibliographie

1 INSEE : Institut National de la Statistique et des Etudes Economique, Evolution et Structure de la population, Chiffres clés en Vendée.
Disponible sur < http://www.insee.fr/fr/bases-de-donnees/default.asp?page=statistiques-lo... >, Mis à jour le 28 juin 2012
Consulté le 20/02/2013

 2 DOCOB FR 5212009 (ZPS), Document d'objectifs Natura 2000 du site Marais Breton, Baie de Bourgneuf, Ile de Noirmoutier et Forêt de Monts, Portail du Système d'information documentaire de l'environnement, 2010.

3 INSEE : Institut National de la Statistique et des Etudes Economique, Vendée : 240 000 habitants supplémentaires d'ici 2040,
Vincent BONNEFOY et Nicole GICQUAUD, 2010
Disponible sur <
http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=16922#source >
Consulté le 20/02/2013

4 INSEE : Institut National de la Statistique et des Etudes Economique, Commune de Notre-Dame-de-Monts, Commune de la Barre-de-Monts, Commune de Saint-Jean-de-Monts
Disponible sur < http://www.insee.fr/fr/bases-de-donnees/esl/comparateur.asp?codgeo=COM-8... >
Consulté le 20/02/2013

5 ACTeon/ EcoVia, Amélioration des connaissances sur les fonctions et usages des zones humides : évaluation économique sur des sites tests, Le cas des Marais Bretons
Disponible sur < http://www.eau-loire-bretagne.fr/espace_documentaire/documents_en_ligne/guides_zones_humides/ZH_3F_Marais_breton.pdf >
Consulté le 21/02/2013

6 INSEE : Institut National de la Statistique et des Etudes Economique, Vendée-Ouest
Disponible sur < http://www.insee.fr/fr/insee_regions/pays-de-la-loire/themes/dossiers/do... >
Consulté le 24/02/2013

OESTV : Observatoire Économique Social et Territorial de la Vendée, Fil infos conjoncture vendéenne.
< http://www.oestv.fr >
Consulté le 15/02/2013

8 INSEE : Institut National de la Statistique et des Etudes Economique, Observation sociale des territoires de la Vendée, Cahier départemental - décembre 2011
Disponible sur < http://www.insee.fr/fr/insee_regions/pays-de-la-loire/themes/infostat/is434/cahier_d%C3%A9partemental_85.pdf
>
Consulté le 24/02/2013

Le secteur agricole

Le secteur agricole s'intègre aux activités économiques du département vendéen et plus précisement dans notre secteur d'étude les Marais Bretons. Dans cette partie, nous présenterons les différents types d'agriculture et d'aquaculture caractérisant cet environnement.

Ce qui faut retenir de cette partie :

  • La zone d'étude localisé dans la forêt domaniale se situe à environ 1 à 1.5 km des terres agraires.
  • Du fait de la géologie, le sol des Marais Bretons est difficilement labourable. C'est pourquoi cet espace se caractérise par de nombreuses prairies. Ces dernières sont destinées au pâturage des vaches allaittantes.
  • Des parcelles de culture sont également répertoriées au niveau du secteur d'étude : culture de maïs à grains, blé tendre, colza, fourrage et autres oléagineux et protéagineux.
  • Les activités de conchiliculture (ostreiculture, mytiliculture, vénériculture), de saliculture et de pisiculture sont très peu développées : il s'agit davantage de loisirs ponctuels. On peut considérer que la zone d'étude n'est pas concernée pas ces activités.

 

L'agriculture

L'agriculture

D'après le DDEA PAC 2008 1, les communes du Marais Bretons comptent 482 exploitants agricoles installés sur les communes mais aussi hors marais des communes en limites de bocage.

Entre 2000 et 2008, les communes de Marais Bretons ont connu une perte de 14 % du nombre d'exploitants agricoles : aujourd'hui, 487 agriculteurs sont recensés. L'activités agricoles dominantes est l'élevage bovin extensif qui s'accompagne d'une montée en puissance de la fauche.Il se développe également des activités autres : les cultures de céréales et maraîchères (Figure 1).

1. Les prairies des Marais Bretons

Du fait de leur structure géologique, les sols des marais sont difficilement labourables.  La prairie naturelle est ainsi fortement valorisée : 30 000 ha sont recensées sur le territoire des Marais Bretons. Un tier de la surface est dédié au pâturage des troupeaux de vaches allaitantes. L'élevage était autrefois une activité dominante. De nos jours, cette activité agricole connaît une régression. La mise en place de quotas et les encouragements à la cessation des exploitations laitières sont les principaux facteurs influant sur ce secteur d'activité. Les élevages de volailles se sont alors développés devenant ainsi une activité complémentaire pour les éleveurs bovins.

2 Les cultures des Marais Bretons

Les communes de  Saint Jean de Monts et de Notre Dame des monts sont historiquement caractérisées par l'existence de parcelles de cultures. La forte augmentation des prix des céréales dès 2007-2008 a diminué les surfaces cultivables provoquant un retournement des prairies. Ce processus engagé auparavant s'est accentué du fait de ce facteur.

3 Les activités agricoles à proximité de la zone d'étude

L'utilisation du logiciel SIG et le programme de Corine Land Cover a permis d'identifier précisement le territoire agricole à proximité de notre zone d'étude. Trois catégories sont distinguées (Figure 1) :

  • Terres arables sont des surfaces agricoles où sont cultivées des céréales, des légumineuses de plein champ, des fourragères et jachères. Cette catégorie regroupe aussi les cultures florales, pépinières de plein champ, sous serre et sous plastique.
  • Les prairies sont des surface enherbées denses composées de graminées généralement. Le pâturage de bovin et le fourrage sont pratiqués sur ces espaces.
  • Les zones agricoles hétérogènes correspondent a des surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants (espace marron , Figure 1). Elles peuvent aussi correspondre à une Juxtaposition de petites parcelles de cultures annuelles diversifiées, de prairies et / ou de cultures permanentes complexes.

Figure 1 : Le territoire agricole à proximité de la Forêt Domaniale des Monts
(S.BAQUEY, A.BUENO)

Le site d'implantation se situe en forêt domaniale à 1 - 1.5 des terres agricoles les plus proches comme l'atteste la Figure 2.

Figure 2 : Les territoires agricoles et foerstiers de la zone d'étude.
(S.BAQUEY, A.BUENO)

Les parcelles proche de la zone d'étude cultives essentiellement le mais en grain et à ensilage, le blé tendre, le colza, et autres oléagineux et protéagineux (Figure 2).

Figure 3 : Les territoires agricoles et forestiers de la zone d'étude.
Source : BD TOPO - IGN 2012 3

 

4. Bibliographie

 1 DOCOB FR 5212009 (ZPS), Document d'objectifs Natura 2000 du site Marais Breton, baie de Bourgneuf, île de Noirmoutier et forêt de Monts, Portail du Sytème d'information documentaire de l'environnement, 2010.

2 ACTeon/ EcoVia, Amélioration des connaissances sur les fonctions et usages des zones humides : évaluation économique sur des sites tests, Le cas des Marais Bretons
Disponible sur < http://www.eau-loire-bretagne.fr/espace_documentaire/documents_en_ligne/guides_zones_humides/ZH_3F_Marais_breton.pdf >
Consulté le 21/02/2013

3 Ministère de l'Ecologie, du Developpement Durable et de l'Energie, Corine Land Cover,
Disponible sur < http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/donnees-ligne/t/nomenclature.html?tx_ttnews[tt_news]=11270&cHash=3ea1052d98defb77a7edd1866f134b27 >
Consulté le 22/02/2013

L'aquaculture

L'aquaculture

1. La conchiliculture

Cette activité regroupe l'ensemble des activités d'élevage de mollusques. La région du Pays de la Loire dénombre environ 340 entreprises conchylicoles situées entre le sud de l'estuaire de la Loire et l'Aiguillon-sur-mer. La Baie de Bourgneuf est l'un des plus important bassin conchylicoles du littoral français regroupant à elle seule les 76% des exploitations de conchiliculture du Pays de la Loire (Figure 1).

Figure 1: Localisation des principaux sites de pratique de conchyliculture dans la Zone de Protection Spéciale
(
ACTeon/ EcoVia2)

Dans la région, on distingue trois catégories d'activités de conchiliculture :

  • L'ostreiculture concerne la production d'huîtres. Il s'agit de l'activité économique majeur dans ce secteur. On dénombre 1 500 concessions réparties sur 600 ha. En générale, les éleveurs produisent des huîtres et des moules en complément : 95% des concessions sont dédiées à la cultures des huîtres contre 5% à celle des moules. Les huîtres creuses, Crassostrea gigas, sont majoritairement produites : 8 200 tonnes  produites chaque année. Ce secteur est fragilisé depuis les dix dernières années. Il est connaît une baisse de 30% de sa production  du fait d'une baisse de la croissance des huîtres, du nombre d'exploitants et l'abandon de concessions anciennes et peu productives.
  • La mytiliculture est une activité bien implantée dans cette région, tout particulièrement au nord de la Baie. La production de moules est 4 000 tonnes par an soit 5% de la production nationale.
  • La vénériculture correspond à la culture de parlourde, une activité marginale dans la région. Seuls 7 professionnels sont recensés dans la Baie de Bourgneuf produisant 20 tonnes de mollusques chaque année.

En conclusion, la zone d'étude n'est pas concernée par ces activités aquacoles comme l'illustre la Figure 1.

2. La pisiculture

La pisiculture est une activité pratiqué par certains agriculteurs pour compléter leur source de revenu, étant principalement la conchiliculture. Sur le secteur salé, les espèces élevées et déclarées sont l'anguilles, le bar, la daurade, le turbots et autres poissons plats. De plus en plus, les agriculteurs s'orientent vers des activités d'agrotourisme.

3. La saliculture

Cette activité se localisent au niveau des marais salé en périphérie de l'agglomération de Beauvoir-sur -Mer (Figure 2). Les années 1970-1980 sont marquées par une baisse du nombre de sauniers, l'activité tend à se réduire et se développe. Les deux explications de ce constat est la concurrence nationale et internationale ainsi que la forte vulnérabilité de l'activité aux conditions climatiques. Les agriculteurs possèdent souvent une activité annexe l'hiver afin de subvenir à leurs besoins.

Figure 2 : Localisation des agglomérations et des marais salés
(google map, Observatoire départementale de l'eau en Vendée
)

Dans le cas de L'Ile de Noirmoutier, la situation est différente : cette activité connaît un réel soutien des politiques locales. Ceci a permis le soutien de la saliniculture et même son expansion sur l'ile.

4. Bibliographie

 1 DOCOB FR 5212009 (ZPS), Document d'objectifs Natura 2000 du site Marais Breton, baie de Bourgneuf, île de Noirmoutier et forêt de Monts, Portail du Sytème d'information documentaire de l'environnement, 2010.

2 ACTeon/ EcoVia, Amélioration des connaissances sur les fonctions et usages des zones humides : évaluation économique sur des sites tests, Le cas des Marais Bretons
Disponible sur < http://www.eau-loire-bretagne.fr/espace_documentaire/documents_en_ligne/guides_zones_humides/ZH_3F_Marais_breton.pdf >
Consulté le 21/02/2013

3 Ministère de l'Ecologie, du Developpement Durable et de l'Energie, Corine Land Cover,
Disponible sur < http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/donnees-ligne/t/nomenclature.html?tx_ttnews[tt_news]=11270&cHash=3ea1052d98defb77a7edd1866f134b27 >
Consulté le 22/02/2013

 

Les activités humaines

 

Les activités humaines

 

Ce qui faut retenir de ce sous-thème :

  • La zone d'étude est réputée pour son tourisme au niveau du littoral ainsi qu'au sein de la Forêt Domaniale du Pays de Monts. Les principales activités touristiques du site sont les baignades, les promenades à pied, équestre et à vélo, les motocross, les pique-niques...
  • La chasse est un loisir fortement pratiquée du mois de mars à septembre. Elle participe à maintenir un équilibre écologique dans la forêt.
  • La pêche à pied est exclusivement effectuée dans la Baie de Bourgneuf et non sur le littoral de la zone d'étude. La pêche en marais ne fait pas partie non plus des loisirs répertoriés sur le site.
  • La forêt domaniale est gérée par l'ONF qui mène diverses missions:
          - la production de bois estimée à 1.4 m3/ha/an
          - la protection des milieux
          - l'accueil du public
          - la surveillance générale du domaine privé de l'état

Ces thèmes sont détaillés dans les sous-parties suivantes :

Le Tourisme

Tourisme et usages récréatif des plages, dune et forêts

L'activité humaine primordiale du secteur d'étude est le tourisme localisée au niveau des communes du littoral de la Vendée. En période estivale, prés de 300 000 personnes se concentrent sur cette zone particulièrement attirées par la mer. Les activités de baignade et de loisirs côtiers influent directement sur l'économie touristique locale. En effet, l'estran est un espace propice pour la pratiquer de la pêche à pied, du char à voile, de la voile et des promenades. Attirés dans un premier temps par les activités des plages et de l'estran, les touristes s'orientent également vers les massifs dunaires et les forêts En effet, les loisirs dans ces espaces sont nombreux : promenades, VTT, cheval, pique-nique...

La surfréquentation touristique de ces espaces n'est pas sans conséquence sur l'environnement. Elle entraîne la multiplication des passages anarchiques au sein des dunes, la circulation des motocross, un stationnement abusif des véhicules favorisant ainsi une dégradation et une déstabilisation des pelouses dunaires 1.

Activité de gestion forestières

Activités de gestion forestières

Le boisement de cette zone est une volonté humaine afin de fixer les sables. La sylviculture est une activité économique permettant la gestion des espaces forestiers tout en assurant la pérennité des bois. L'exploitation des bois se concentre sur les arbres secs : des coupes progressives ( 2 à 3 coupes sur 5 années) maintient leur regénération. L'Office Nationale des Forêts gère leur gestion et contrôle leur exploitation souvent réalisée par des particuliers. Quatre missions principales sont réalisées par l'organisme 4 :

  • la production de bois. Elle est estimée à 1,4 m3/ha/an sur la période de 1996-2010, d'après le document d'objectifs Natura 2000 (DOCOB 1). En moyenne, le bois vaut 10 € le stère.
  • la protection des milieux. En effet, le maintien et l'augmentation de la biodiversité sont favorisés par les activités de gestion forestière
  • l’accueil du public. La création, la réalisation et le suivi d’équipements destinés au public permettent d'assurer cette mission. Ces aménagements sont divers : il s'agit de sentiers pédestres et équestres, des pistes cyclables, des tables de pique-niques. Le financement est en général effectué par les collectivités (Communes, Intercommunalités, Départements…) 
  • la surveillance générale du domaine privé de l’état.

La gestion de la Forêt Domaniale est soumise à la réglementation du Code Forestier, intégré dans les Directives locales d'aménagement et des Orientations régionales Forestières.

La chasse sur les massifs dunaires

La chasse sur les massifs dunaires

Les espèces chassées en forêt domaniale sont le lapin, le pigeon, la bécasse... La chasse est une activité de loisirs réglementée. L'office National des Forêt est le détenteur du droit de chasse. Il est l'acteur principale au sein de la Forêt Domaniale des Monts : l'ONF fixe les jours autorisés à cette pratique : elle débute généralement vers le mi-septembre et se termine fin mars. Les dates varient selon les années car l'activité dépend de baux pluriannuels et de licences.

En fonction des gibiers, la période de chasse présente des jours de non chasse et des jours où la chasse est autorisée que sur une partie de la forêt. Il est important de se maintenir au courant de mises à jour du calendrier de chasse publié par l'ONF 2. La figure ci-dessous représente un exemple de calendrier pour la saison 2012-2013 et est consultable sur le site de l'ONF de l'Agence Régionale des Pays de la Loire.

Figure 1: Calendrier prévisionnel de chasse pour la saison 2012-2013.
(ONF)

La chasse participe également à la gestion durable des forêts. Cette pratique permet la conservation des écosystèmes forestiers et au développement de la biodiversité. Par exemple, la chasse du lapin permet de limiter une population trop importante dans le milieu réduisant les risques de dégradation de la dune grise 1.

La pêche

La pèche

Deux types de pêche sont distinguées au sein du secteur d'étude : la pêche en professionnelle et la pêche de loisirs.

1. La pêche à pied professionnelle

Elle se localise uniquement au niveau de la baie de Bourgneuf. Le nombre de professionnelles et les prélèvements de coquillages ( palourdes, coques, huitre et les bigorneaux) sont limités. Depuis 2005, le nombre de pêcheurs n'a pas dépassé les 250 professionnelles.

2. La pêche de loisirs et touristique

2.1 la pêche de loisirs à pied.

Comme la pêche professionnelle, cette pratique se concentre exclusivement au niveau de la Baie de Bourgneuf au niveau de laquelle deux arrêtés préfectoraux régissent les conditions de pratique. Ce loisir est de plus en plus exercé depuis les années 1990.. De plus, les Affaires Maritimes de Normoutier estiment une variation du nombre de pêcheurs selon les saisons touristiques et les grandes marais. De 150 à 200 pêcheurs réguliers, le nombre de pratiquant peuvent atteindre les 1 000 à 1 500 en haute saison.

Figure 1 : Localisation des zones de pêche à pied de loisirs
(ACTeon / ECOVIA 5
)

2.2 la pêche en marais.

Concernant la pêche en marais et d'après le DOCOB 3 réalisé en 2010, il n'existe pas d'AAPPMA (Association Agréée pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique). Le droit de pêche est loué par des syndicats. Des plans d'eau et des étangs appartenant à des communes ou des privés peuvent faire l'objet de cet exercice. Cinq espèces sont majoritairement péchées dans ce milieux : l'anguille, la civelle, le sandre, le brochet et la grenouille.

La zone d'étude, la Forêt Domaniale de Monts et son littoral, n'est pas concernée par l'exercice de la pêche.

Bibliographie

Bibliographie

DOCOB FR 5200653 (SIC), Document d'objectifs Natura 2000 du site Marais Breton, baie de Bourgneuf, île de Noirmoutier et forêt de Monts, Portail du Sytème d'information documentaire de l'environnement, 2002.

2 ONF : Office National des Forêts, Jours chassés en Pays de la  Loire,
Disponible sur < http://www.onf.fr/centre_ouest_auvergne_limousin/sommaire/chasse/chasse_... >
Consulté le 20/02/2013

 3 DOCOB FR 5212009 (ZPS), Document d'objectifs Natura 2000 du site Marais Breton, baie de Bourgneuf, île de Noirmoutier et forêt de Monts, Portail du Sytème d'information documentaire de l'environnement, 2010.

La Barre de Monts Fromentine, Environnement Urbanisme - ONF
Disponible sur <http://www.labarredemonts.fr/www-rubrique-934-MAIRIE-FR-ENVIRONNEMENT.html>
Consulté le 19/02/2013

5 ACTeon/ EcoVia, Amélioration des connaissances sur les fonctions et usages des zones humides : évaluation économique sur des sites tests, Le cas des Marais Bretons
Disponible sur < http://www.eau-loire-bretagne.fr/espace_documentaire/documents_en_ligne/guides_zones_humides/ZH_3F_Marais_breton.pdf >
Consulté le 21/02/2013