Milieu Physique

Les impacts sur le milieu physique

 

Bilan des impacts sur le milieu physique

L'implantation de l'usine sur les dunes boisées et l'installation d'un réseau de canalisations au sein des dunes grises et blanches provoquent des :

  • Dégradations temporaires des dunes blanches et grises,
  • Dégradations de la dune boisée sur toute la durée de l'exploitation,
  • Une augmentation de la surface imperméable,
  • Une augmentations des risques d'inondation,
  • Une augmentations du ruissellement,
  • Une augmentations du phénomène d'érosion dégradant le milieu et déstabilisant les structures géologiques,
  • Une augmentations des risques d'affaissement de terrain,
  • Une augmentations de la vulnérabilité des eaux souterraines à l'origine d'un degré moyen,
  • et une augmentation de la vulnérabilité des eaux superficielles (actuellement d'un niveau faible).

Pour accéder aux mesures mises en place pour réduire les impacts sur le milieu Physique et à leurs coûts, cliquez ici

 

Figure 1 : Carte de synthèse des impacts sur le milieu humain
(S.BAQUEY, A.BUENO)

Ces impacts identifiés sont détaillés dans les sous-thèmes ci-dessous :

Risques d'érosion

Risques d'érosion

 

La forêt domaniale repose sur des sables dunaires. L'aménagement de l'usine va altérer la stabilité des différentes dunes du littoral.
De manière temporaire, les dunes blanches et grises sont altérées : en effet, la phase de travaux induit la mise en place d'un système de pompage de l'eau de mer transportée par un réseaux de conduites jusqu'à l'usine.

De manière plus permanente (durant toute la période d'exploitation), l'implantation de l'usine entraîne une augmentation des surfaces imperméables réduisant l'infiltration de l'eau de pluie dans le sous-sol. Plusieurs conséquences sont identifiées :

  • Augmentation des risques d'inondation au niveau de l'espace aménagé,
  • Augmentation du ruissellement des eaux sur les différentes strates dunaires (boisées, grises et blanches),
  • Augmentation de l'érosion provoquant une instabilité des structures géologiques.
  • Augmentation des risques d'affaissement de terrain

Vulnérabilité des eaux

Vulnérabilité des eaux
souterraines et superficielles

En 2003, P. Corbier et V.Mardhel ont mené une étude sur la vulnérabilité des eaux souterraines ou  superficielles de la région du Pays de la Loire vis-à-vis de polluants. 

La vulnérabilité d'un aquifère dépend de la zone non saturée (ZNS) ainsi que des caractéristiques propres de la nappe. Concernant les eaux superficielles, la vulnérabilité est fonction de la pente ainsi que des propriétés lithologiques de la zone. De plus, l'IDPR (Indice de développement et de persistance des réseaux) est croisé avec la ZNS pour hiérarchiser les eaux souterraines. Il en est de même avec le paramètre pente, pour hiérarchiser les eaux superficielles. Par conséquent, ces deux paramètres, zone non saturée et pente, sont considérés comme les facteurs susceptibles de retarder ou d'accélérer la migration des polluants dans les milieux considérés.

Dans le cas du site d'implantation de l'usine de dessalement, l'IDPR indique une infiltration importante due aux pentes faibles, et à l'épaisseur moyenne de la zone non saturée. La vulnérabilité des eaux souterraines vis-à-vis des polluants de la zone d'étude est moyenne. Les eaux superficielles sont  faiblement touchées par des risques de contamination de polluants apportés au sol.

Figure 1 : Carte des vulnérabilité des eaux souterraines
(BRGM
)

Figure 2 : Carte des vulnérabilité des eaux superficielles
(BRGM)