Technique du barrage en remblais

       

  

Photographie du barrage de Serre Ponçon

(Source : Trail de Rousset)

 

     Le barrage en remblais est donc un barrage dont la masse suffit à contenir la contrainte exercée par la pression de l'eau.

     Il faut maintenant s'assurer qu'il n'y aura pas de rupture de pente des deux côtés de la digue constituée de craie. Pour cela on procède à un calcul de stabilité de pente, en considérant uniquement les ruptures planes, ce qui est un cas simplifié mais permettant une bonne approximation de la pente stable à adopter.

     Le schéma en coupe transverse de la digue est le suivant :

Schéma transverse de la digue

(Source: Maxime Daniel et Adrien Napoly, INDESIGN)

 

avec:

  • P le poids du volume potentiellement glissant
  • L la longueur entre la crête et l'extrémité basse de la digue
  • $\alpha$ l'angle de stabilité  
  • $\gamma'$ le poids volumique = 2400 kg.m-3

Le cisaillement maximal admissible est : $\tau_{max}=\frac{P.\cos(\alpha)}{L}.\tan(\phi)+C$

La contrainte réelle vaut : $\tau=\frac{P.\sin(\alpha)}{L}$

On définit alors un coefficient de sécurité qui doit être supérieur à 1 :

$F=\frac{\tau_{max}}{\tau}=\frac{P.\cos(\alpha).\tan(\phi)+C*L}{P.\sin(\alpha)}$

F est légèrement supérieur à 1 (1.3) pour une pente de 45°, il faut donc avoir de chaque côté du barrage une pente inférieure ou égale à 45°.

Pour la partie intérieure du barrage la pente à 45° est donc adoptée. De plus, avec les dimensions du schéma présenté préalablement nous obtenons donc F = 4.3 sur la partie extérieure du barrage.

Remarque: On pourrait réduire la largeur des digues, cependant, pour une meilleure acceptabilité sociale, nous préférons le choix d'une pente douce du côté extérieur. Cela permet également le stockage d'une plus grande quantité de craie.

 

Page éditée par Maxime Daniel et Adrien Napoly