Etude environnementale et sociale

Cet onglet présente les axes d'étude du binôme 3 composé de Barbara Favier et Lucie Maillier.

Etude des impacts environnementaux

L'étude d'impact est une analyse des effets locaux sur l'environnement. Les étapes de fabrication des matériaux et de leur recyclage en fin de vie ne sont pas considérées. L'analyse du cycle de vie prend en compte ces étapes, les résultats sont donnés sous l'onglet  "Interprétation des résultats".

L'étude d'impact sera réalisée en suivant le Code de l'environnement. Six rubriques composent cette étude :

  • Analyse de l’état initial : Il s'agit d'un constat des données du terrain telles que la géologie, l'hydrologie et le climat.
  • Étude des effets sur l’environnement et la santé (temporaires, permanents, directs, indirects et cumulatifs).
  • Explication des mesures envisagées pour supprimer, réduire et compenser si possible les conséquences dommageables du projet sur l’environnement. Les mesures compensatoires doivent être réalisées au plus près du projet.
  • Présentation des alternatives possibles au projet : il s'agit de présenter les raisons pour lesquelles du point de vue de l’environnement le projet a été retenu.
  • Présentation des méthodes et des difficultés rencontrées pour réaliser l’étude d’impacts.
  • Rédaction d'un résumé non technique à destination de la population.

Nous n'avons pas traité certaines rubriques de l'étude d'impact. Ainsi, aucune alternative au projet n'a été envisagée. Cependant, nous avons étudié les avantages d'une STEP marine par rapport à d'autres ouvrages hydroélectriques. D'autre part, les méthodes ne seront pas explicitées, n'ayant pas pu faire d'étude terrain. Enfin, le résumé non technique n'a pas d'intérêt pour ce projet fictif. En effet, cette étude d'impact n'est pas destinée à l'enquête publique.

 

Page éditée par Barbara Favier et Lucie Maillier

Etat initial

Dans cette partie, nous caractérisons la zone d'implantation de la STEP. Pour cela, nous nous intéressons aux statuts de protection du site, à sa géologie et à l'identification des espèces animales et végétales présentes sur la commune d'Elétot. L'objectif est de mettre en évidence s'il y a des espèces protégées, et lesquelles sont elles le cas échéant. Pour cela, nous avons contacté des associations locales et des organismes de protection de la nature pour connaître leurs relevés floristiques et faunistiques de la zone étudiée.

Les structures contactées et les bases de données consultées sont :

  • L'Inventaire National du Patrimoine Naturel (INPN)
  • Le Muséum National d'Histoire Naturelle (MNHN)
  • L'Association Entomologique et Invertébriste de Haute-Normandie (ASEIHN)
  • La Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL) Haute-Normandie
  • Le Conseil Général de Seine-Maritime
  • Le Conservatoire Botanique National de Bailleul
  • Le Système d'Information et de Gestion - Eaux souterraines Seine-Normandie
  • Le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM)

1) Facteurs physiques

- Hydrogéologie

Sur notre zone, il n'y a ni cours d'eau, ni point d'eau et ni zone humide. Les sols d'Elétot sont constitués de terrains crayeux du Crétacé supérieur de type Coniacien craie blanche à silex à Micraster cortestudinarium. Le lessivage des sols peut être important.

Concernant la vulnérabilité des sols à l'infiltration des eaux, nous l'avons représentée sur le logiciel ArcGis.Pour cela, nous avons utilisé l'Indice de Développement et de Persistance des Réseaux (IDPR). Cet indice illustre la capacité des formations du sous-sol à laisser ruisseler ou s’infiltrer les eaux de surface. L'IDPR est défini grâce à l’analyse du MNT et des réseaux hydrographiques naturels, en fonction de la géologie. La carte ci-dessous présente les IDPR dans la région de notre zone d'étude.

Sur la zone d'étude, les IDPR sont inférieurs à 400. Ces valeurs traduisent des formations de sous-sol laissant s'infiltrer les eaux de surface. L'infiltration des eaux de surface est donc un paramètre à prendre en compte dans la conception de la STEP.

- Climatologie

En Haute-Normandie, le climat est de type océanique humide avec des précipitations moyennes annuelles de 800 à 1 000 mm. La température moyenne est de 10 à 11 °C à Elétot avec une cinquantaine de jours de gelées par an. Les amplitudes thermiques sont assez faibles et les températures ne descendent que très rarement en dessous de -15°C. Les vents dominants sont de sud-ouest à ouest. Les vents de nord-est sont également fréquents.

Après étude de la zone, il n'y a ni risque de séisme et ni risque d'inondation. Les risques naturels se limitent à l'érosion de la falaise. Celle-ci est estimée à 20 cm par an pour le Pays de Caux.

2) Facteurs humains

- Paysage

Le paysage actuel est marqué par la présence des falaises et de champs agricoles. Les falaises constituent un milieu naturel non impacté. La photographie suivante illustre ce paysage.

Photographie aérienne illustrant le paysage initial de la zone d'Elétot

(Source : Photographie aérienne Google Maps)

- Activités économiques de la région

La principale activité économique de la région est l'agriculture. Elétot compte 7 exploitations agricoles pour un total de 342 hectares. Très peu de commerces et artisans exercent sur la commune.

3) Facteurs biologiques

- Statuts de protection du site

La valleuse d’Elétot est classée Espace Naturel Sensible (ENS) par le département. Il s'agit du conseil général qui décide de classer une zone en ENS et met en œuvre une politique de gestion adaptée. Concernant la valleuse d'Elétot, son aménagement, sa gestion et son entretien ont été confiés au Conservatoire du Littoral. Ce conservatoire est un établissement public en charge de la préservation et l'aménagement des côtes et rivages lacustres. Les ENS ont aussi pour vocation d'être ouverts au public par la création notamment de circuits pédestres, d'itinéraires dédiés aux sports de nature et/ou d'activités d'éducation à l'environnement. Les espaces naturels sensibles visent donc la préservation et la valorisation de sites naturels. Pour acquérir ce site afin d'y installer notre STEP marine, les négociations se feraient alors avec le Conservatoire du Littoral et les propriétaires des terrains concernés.

Photographie de la valleuse d'Elétot

(Source : Site de photographies de lieux remarquables)

De plus, le bord des falaises est intégré au sein d'une Zone Naturelle d'Intérêt Écologique Floristique et Faunistique de type 2. Il s'agit de « grands ensembles naturels riches et peu modifiés, offrant des potentialités biologiques importantes ». Les ZNIEFF déterminent les secteurs qui pourraient être intégrés dans le futur réseau européen Natura 2000. Cette classification n'a pas de portée juridique directe. Cependant, elle permet d'identifier des zones pour lesquelles il est important d'ouvrir des négociations en cas d'aménagements. La ZNIEFF d'Elétot s'étend sur 400 m dans les terres à partir du bord de la falaise.

Le Milieu marin est une Zone de Protection Spéciale (ZPS) sur 40 km. Cette protection concerne les oiseaux en établissant une liste des espèces les plus menacées afin d'assurer leur conservation. La carte ci-dessous permet de visualiser les zones de protection spéciale et les sites d'intérêt communautaire pour la commune d'Elétot.

             

Carte des zones de protection spéciale et des sites d'intérêt communautaire pour la commune d'Elétot

(Source : Portail Natura 2000)

Aucun statut de protection n'empêche la construction de la STEP dans cette zone. Toutefois, les statuts sont à considérer dans la gestion du site.

- Relevés floristiques

Sur la commune d'Elétot, 209 taxons ont été identifiés. Cependant, aucun n'est protégé. De plus, la zone d'implantation est principalement constituée de champs agricoles en grandes cultures. Les cultures principales sont le blé tendre, les fourrages, la betterave et l'orge. La végétation naturelle y est donc peu présente.

- Relevés faunistiques

  • Oiseaux et mammifères

D'après les inventaires réalisés par l'INPN, une espèce d'oiseau et trois espèces de mammifères ont été recensées sur la commune d'Elétot.

Tableau : Liste des espèces d'oiseaux et de mammifères recensées sur le site
Oiseau / mammifère Nom latin Nom commun Statut de protection
Oiseau Uria aalge Guillemot de Troïl Protégé
Oiseau Falco peregrinus anatum Faucon pélerin Protégé
Oiseau Fulmarus glacialis Fulmar boréal Protégé
Mammifère Capreolus capreolus Chevreuil européen Non protégé
Mammifère Microtus arvalis Campagnol des champs Non protégé
Mammifère Sus scrofa Sanglier Non protégé

Les espèces de mammifère ou d'oiseau protégées sont donc le Guillemot de Troïl, le Faucon pélerin et le Fulmar boréal. Le Guillemot de Troïl est protégé par la Directive européenne du 2 avril 1979 concernant la conservation des oiseaux sauvages. De plus, il est nommé dans l'arrêté interministériel du 9 juillet 1999 listant les espèces de vertébrés protégées menacées d'extinction en France et dont l'aire de répartition excède le territoire d'un département. Les autres espèces sont nommées dans la liste rouge régionale. Cependant, la préoccupation les concernant est mineure. Le Faucon pélerin est considéré comme sécurisé depuis 2007, c'est-à-dire qu'il n'est plus en danger d'extinction dans cette zone.

Ces trois espèces d'oiseaux sont des nicheurs. Leurs habitats se situent sur les falaises et ils dépendent des ressources de la mer pour se nourrir.

  • Insectes

D'après l'Association Entomologique et Invertébriste de Haute-Normandie, il semble peu probable de trouver des insectes protégés sur la commune d'Elétot. La région Haute-Normandie présente une faible diversité en terme d'espèces d'insectes protégées.

Nous avons contacté le département de Seine-Maritime pour consulter leur inventaire réalisé sur la commune d'Elétot. Le Conseil Général nous a transmis leur inventaire des Lépidoptères sur 5 Espaces Naturels Sensibles de la Seine-Maritime. Trois espèces ont été recensées. Il s'agit de la Mélanippe coupée (Perizoma alchemillata), de l'Idea seriata et de la Cidarie ochratée (Ecliptopera silaceata). Aucune de ces espèces n'est protégée. Ce sont des espèces remarquables considérées comme assez rares.

Nous n'avons pas eu accès aux inventaires concernant les autres groupes d'insectes. Nous avons donc considéré qu'il n'y a aucune espèce d'insectes protégée sur la zone d'étude, comme l'avait mentionné l'ASEIHN.

  • Reptiles et amphibiens

L'INPN n'a recensé aucune espèce de reptile ou d'amphibien sur la commune d'Elétot. Nous avons voulu comparer avec les données de communes proches. Or ces relevés ne sont pas représentatifs puisque les milieux naturels humides favorables aux espèces recensées ne sont pas présents sur la commune d'Elétot. Nous avons considéré qu'il n'y a pas sur le site étudié de reptile ou d'amphibien.

  • Faune marine

Afin d'étudier la faune marine, nous avons contacté l'Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer (IFREMER). Cet institut n'a pas pu nous accorder suffisamment de temps. De ce fait, nous avons considéré les données de l'INPN relevées sur Fécamp. Il existe une continuité biologique entre Fécamp et Elétot, la mer n'étant pas un milieu fermé. Cinq espèces de poissons ont été recensées. Nous les présenterons dans le tableau ci-dessous, avec leur statut de protection associé.

Tableau : Liste des espèces piscicoles recensées à Fécamp
Nom latin Nom commun Statut de protection
Anguilla Anguilla Anguille européenne Convention pour la protection du milieu marin de l’Atlantique du Nord-est (Convention OSPAR)
Oncorhynchus kisutch Saumon coho Non protégé
Salmo Salar Saumon atlantique

- Directive européenne du Conseil du 21 mai 1992 concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages

- Convention relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe (Convention de Berne, signée le 19/09/1979)

- Convention pour la protection du milieu marin de l’Atlantique du Nord-est (Convention OSPAR)

Salmo Trutta Trutta Truite de mer Arrêté interministériel du 8 décembre 1988 fixant la liste des espèces de poissons protégées sur l'ensemble du territoire national
Salvelinus fontinalis Omble de fontaine Non protégé

La diversité piscicole marine est donc faible aux alentours d'Elétot. Cependant, elle est à prendre en compte dans l'aménagement de la STEP afin de limiter la mortalité piscicole.

 

Nous étudierons par la suite les effets de la construction de la STEP marine sur cet écosystème. Nous tenterons de proposer des mesures permettant de retrouver un équilibre semblable celui observé avant toute modification. Nous envisagerons également les possibles avantages pour la faune et la flore.

 

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Effets sur l'environnement

Nous nous intéresserons aux différents types d'effets sur l'environnement : temporaires, permanents, directs et indirects. Nous découperons notre raisonnement en deux parties. Tout d'abord, nous étudierons les effets dus au chantier de construction de la STEP. Ensuite, nous verrons les effets permanents liés au fonctionnement quotidien de cette installation.

1) Les effets temporaires

La durée du chantier étant évaluée à environ 5 ans, les impacts liés aux travaux sont conséquents. Nous avons identifié sept effets négatifs que nous détaillerons ci-après.

  • Impact visuel

La phase de travaux va occasionner une gêne visuelle importante. En effet, la présence d’engins de travaux, le stockage de matériel, la saleté de la chaussée en temps de pluie et la modification constante du paysage au cours des actions menées vont créer un environnement peu attrayant. Ainsi lorsque la retenue va être creusée et que les digues vont être construites par exemple, la craie normalement sous-terraine sera visible. Le paysage sera donc profondément différent.

  • Impact acoustique

Durant la phase de travaux, une gêne sonore sera occasionnée sur la zone. Les agences sanitaires demandent la prise en compte du bruit émis afin d’évaluer les risques potentiels et de les limiter pour la population locale. Pour cette construction, les principales sources productrices de bruit sont celles habituellement rencontrées lors de chantiers. Tout d’abord, il y aura l’intensification du trafic routier expliquée par les passages de camions pour le transport de matériaux et pour le ravitaillement en carburant des autres machines. Ensuite, les nombreuses machines nécessaires à la réalisation de la structure généreront du bruit telles que les engins de démolition, les engins de terrassement ou encore les bruits de moteurs. On peut citer comme activités sources de bruit le creusement dans la craie par la tarière, l’installation des canalisations, les travaux de terrassement et les travaux d’aménagement.

La gêne sonore s’évalue grâce aux mesures réalisées par un décibelmètre. Il a été établi par les agences sanitaires des seuils afin de quantifier les risques associés au bruit. Le seuil d’alerte a été défini à 85 décibels (dB), alors que le seuil de danger est à 90 dB. Cela signifie qu’au-delà de 85 dB, un risque pour l’audition des personnes existe et est à prendre en compte. Quant aux douleurs, celles-ci sont ressenties pour une gêne sonore évaluée entre 120 et 130 dB. En moyenne, un camion émet 80 à 85 dB dans les 20 m.

  • Impact lié aux vibrations

Pendant la phase de travaux et notamment lors du creusement de la craie pour mettre en place les canalisations et constituer la retenue d’eau, des vibrations vont être produites. Ceci peut occasionner une gêne pour les populations environnantes. Il a ainsi été montré que les vibrations dues à des travaux peuvent provoquer un inconfort, des troubles du sommeil ou du stress chez les personnes exposées. De plus, les ouvriers du chantier seraient également exposés à cette gêne. Ces vibrations peuvent alors être à l’origine de douleurs au dos pour les ouvriers conduisant des engins producteurs de vibrations.

Les vibrations produites par les travaux se propagent sous forme d’ondes dans le sol et peuvent y être amplifiées. Depuis 1985, cette gêne due aux vibrations est prise en compte par la norme ISO 2631.

D’autre part, des vibrations excessives peuvent causer la fragilisation des bâtiments à proximité. Il est donc essentiel de prédire la force des vibrations qui seraient produites.

  • Impact sur la qualité de l'air

Lors des travaux, des poussières de craie seront émises pouvant générer des impacts sanitaires pour les individus. En effet, la poussière de craie irrite à la fois les yeux, la peau et le système respiratoire. Les troubles respiratoires sont les impacts les plus fréquents en présence de poussière de craie, notamment pour les enfants étant les plus sensibles. En respirant de telles poussières, des toux et des crises d’asthme peuvent être causées car les voies respiratoires s’obstruent. Les troubles respiratoires sont variables selon les individus, mais facilement identifiables.

  • Impact sur les émissions de polluants

L’intensification du trafic routier sera source d’émissions de polluants dans l’atmosphère. En effet, l’usage des combustibles libérera différents gaz et particules. On s’intéressera notamment au monoxyde de carbone (CO), aux composés organiques volatils (COV), aux oxydes d’azote (NOx), au dioxyde de carbone (CO2) et aux particules en suspension (PM 10). Ces polluants atmosphériques résultent de la combustion de produits pétroliers lors de l’utilisation de véhicules (engins, automobiles et camions).

Le CO est issu de la combustion incomplète du carbone et est émis par les véhicules circulant à faible vitesse. Etant un précurseur de formation de l’ozone, le CO est à prendre en compte dans les zones urbanisées. Les COV sont un ensemble de polluants d’origine anthropique, capables de produire des polluants photochimiques en présence de lumière. Dans notre cas, il s’agit d’hydrocarbures émis lors du remplissage des réservoirs des véhicules. Les oxydes d’azote sont, quant à eux, impliqués dans les pluies acides et dans la formation d’ozone dans la basse atmosphère. Le CO2 est un gaz à effet de serre émis lors de la combustion du pétrole, et participant au réchauffement climatique à l’échelle mondiale. Enfin, les PM 10 sont les particules de diamètre inférieur à 10 µm causant des troubles respiratoires. En effet, elles peuvent pénétrer au sein des poumons et dès lors gêner le processus de respiration.

Afin de quantifier les émissions de ces polluants, nous estimons le nombre de kilomètres parcourus par les camions. Nous considérons un total de 289 camions nécessaires au chantier, donnée utilisée lors de la réalisation de l'ACV. Nous nous intéressons au surplus d'émissions sur un rayon de 10 km autour du chantier. On suppose une vitesse moyenne de 20 km/h sur le chantier et de 60 km/h en dehors pour les poids lourds. Pour estimer le nombre de kilomètres parcourus pour chaque vitesse, nous avons considéré que 7 kilomètres seraient parcourus à 20 km/h et les 3 autres à 60 km/h. Grâce aux données de la littérature, nous avons pu estimer les émissions des polluants cités précédemment et calculer des totaux.

Tableau des surplus d'émissions dus au trafic routier du chantier

(Source : Fédération d'associations de surveillance de la qualité de l'air)

Suite aux travaux, les surplus d'émissions de polluants atmosphériques ne seraient pas négligeables. Ils sont de l'ordre de quelques tonnes. Le polluant majoritairement émis serait le CO2. Les 5 années estimées de chantier auraient un réel impact sur la qualité de l'air locale.

  • Impact sur la faune

Durant les travaux, la zone sera fortement encombrée par des machines et engins, des matériaux stockés et un personnel très nombreux sur place. De plus, des passages seront effectués très régulièrement, gênant la tranquillité du site. De ce fait, la faune présente sera dérangée et ne pourra plus se déplacer comme avant.

Les relevés faunistiques montrent une faible diversité animale sur la commune d’Elétot. Cependant, les quelques chevreuils, campagnols ou autres petits mammifères seront fortement impactés par les mois de travaux. Les différents impacts cités précédemment – les impacts liés au bruit et aux vibrations – réduiront les possibilités d’habitats pour ces espèces. L’écosystème établi avant la construction sera entièrement détruit. Durant cette phase de chantier, aucun équilibre ne pourra être recréé. Les espèces subiront directement les gênes. La continuité écologique du littoral est menacée. Il est possible que ces années de travaux causent la disparition de plusieurs espèces sur la commune d’Elétot, celles-ci ne pouvant plus s’établir durablement.

  • Impact sur la qualité des eaux et sols

Durant les travaux, de nombreux produits vont être utilisés. Il est important de les identifier et de prendre en compte leur utilisation afin d’assurer le respect des compartiments eau et sol du site. Ainsi, la fabrication de béton sur le site du chantier par exemple peut occasionner une pollution des sols et des nappes phréatiques lors du lavage de la centrale.

D’autre part, les diverses eaux de ruissellement sont à prendre en compte sur le chantier.

2) Les effets permanents

Le fonctionnement quotidien de la STEP générera des effets sur l'environnement. Nous en avons dénombré neuf que nous présenterons par la suite.

  • Impact visuel

Il y aura une gêne visuelle permanente du fait de la transformation du paysage. Les champs actuels seront supprimés. Le nouveau paysage sera constitué d’une sorte de butte due à la mise en place des digues. De plus, l'accès à la plage devrait être limitée par des grillages du fait de la présence de l'usine à proximité. Cette gêne visuelle peut avoir comme impact indirect la perte de valeur foncière des habitations et des terrains alentours et une diminution du tourisme sur la zone. Actuellement, plusieurs sentiers de randonnées dont le GR 21 passent par la commune d’Elétot. L'impact visuel lié à la STEP serait à la fois direct pour la population d'Elétot et indirect par la répercussion sur le tourisme et la valeur foncière des terres.

  • Impact acoustique

L'impact acoustique serait dû à la présence des lignes haute tension qui gênèrent un bourdonnement. L'usine serait source de nuisances sonores. Cependant, elle serait sous-terre, de ce fait les nuisances ne devraient pas affecter la population locale. Il est possible que cela perturbe la faune locale, notamment les oiseaux nicheurs.

  • Impact lié à l'installation de lignes haute tension

L’intégration au réseau électrique de la STEP implique l’installation de pylônes électriques tous les 400 m sur une distance de 17,5 km. Tout d’abord, ces équipements électriques auraient un réel impact visuel négatif sur toute la zone autour d’Elétot, étant visibles de loin. De plus, les lignes électriques sont source de bruit. En effet, des bourdonnements sont générés par ionisation des molécules d’air et par le vent. Ces impacts sonores permanents peuvent être à l’origine de stress, d’insomnie et d’inquiétude pour les personnes résidant près de telles structures. Le sentiment d’insécurité et la peur des possibles risques pourraient être à l’origine d’une controverse lors de l’implantation du réseau électrique. A ce jour, les experts ne sont pas fixés sur les conséquences sanitaires liées à ces installations électriques. Les effets sur l’être humain, notamment ceux du champ magnétique, sont toujours à l’étude. Enfin, ces lignes électriques représentent un danger pour les oiseaux, notamment les plus gros qui meurent par électrocution. On estime en Europe qu’environ 10 000 oiseaux meurent ainsi chaque année.

  • Impact sur les falaises

Des conduites seraient installées entre la retenue créée sur les falaises et l’usine située à proximité de la mer. Les conduites ne seraient pas visibles et seraient donc enfouies dans la craie. Un schéma de l'installation est visible dans l'onglet "Dimensionnement des conduites forcées". Suite aux calculs réalisés pour le dimensionnement de l’installation, quatre conduites seraient creusées d’un diamètre de 7,6 mètres. On peut considérer que l’emprise des conduites sur la falaise serait très importante. L’eau passant par ces canalisations serait à l’origine de vibrations et de bruit.

Les falaises ne seraient donc plus un lieu de vie apaisant pour les oiseaux nicheurs tels que le Faucon Pèlerin, le Fulmar Boréal et le Guillemot de Troïl. Ces trois espèces d’oiseaux sont à ce jour très peu présentes sur le littoral normand. La construction de la STEP aggraverait la situation des oiseaux nicheurs en Normandie. La diversité animale serait donc atteinte.

  • Impact sur les poissons

Lors du pompage de l’eau, il y a un risque d’aspiration de la faune marine dans les canalisations. Ceci pourrait entraîner une mortalité au niveau du point d’aspiration.

  • Impact sur la température de l'eau de mer

La création d’une retenue d’eau occasionne un réchauffement de l’eau. Celui-ci est à prendre en compte quant à l’impact qu'il peut avoir sur la faune marine lors des vidanges. En effet, les poissons sont des organismes poïkilothermes. Ils n’ont ainsi pas la capacité de réguler la température de leur corps. Elle varie selon la température du milieu dans lequel ils se trouvent. Une augmentation locale de la température pourrait donc les affecter.

La température corporelle des poissons intervient en effet sur des fonctions vitales de l’organisme telles que la croissance, l’activité hormonale et la reproduction. Ainsi, une élévation de la température de l’eau et donc de la température corporelle provoque une accélération du métabolisme de l’organisme, ce qui engendre une stimulation de la croissance.

D’autre part, la température a une influence sur la solubilité des gaz dans l’eau. Une augmentation de la température de l’eau a pour effet de diminuer la solubilité de l’oxygène et donc de le rendre moins disponible pour les êtres vivants. Or l’élévation de la température accroît la demande en oxygène des poissons du fait de l’accélération de métabolisme.

Cependant, le réchauffement de l’eau va dépendre de la durée de retenue de l’eau dans le lac et donc de la gestion de la STEP. Ainsi, une gestion prévoyant des vidanges journalières diminuerait le temps de séjour de l’eau dans le lac et donc son réchauffement. En effet, l’eau de mer pompée quotidiennement viendrait alors diminuer la température de l’eau stagnante dans la retenue. Si une augmentation de la température est de tout de même observée, elle sera certainement très locale. Ceci pourrait alors avoir un impact de perte faible de biodiversité locale.

  • Impact sur la nappe phréatique

Il semblerait que la nappe phréatique soit trop profonde pour être impactée par cette installation.

  • Impact sur le sol

L'étanchéité de la retenue serait assurée. Il n'y aurait donc pas d'infiltration d'eau salée dans le sol.

  • Impact causé par les produits d'entretien

A priori, un auto-nettoyage des canalisations serait assuré par le passage de l'eau dans les 2 sens. Il n'y aurait donc pas de nécessité d'utiliser des produits d'entretien afin d'éviter la présence d'algues.

 

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Mesures compensatoires

Dans cette partie, nous présenterons les mesures de gestion afin de diminuer ou supprimer les effets négatifs décrits précédemment (Cf. Effets sur l'environnement). Nous proposerons pour chaque effet identifié une ou plusieurs mesures de gestion adaptées.

1) Mesures liées au chantier

  • Impact visuel

Pour diminuer l’impact visuel, il peut être envisagé d’installer une clôture grillagée sur plots en béton armé. La mise en place d’un socle pour les clôtures permettrait de réduire les dégradations liées à la curiosité des passants et éviter les graffitis. En effet, sur des palissades classiques, ces dégradations sont courantes et aggravent alors la gêne visuelle.

  • Impact acoustique

Afin de limiter les bruits de chantier, des mesures de réduction de l’impact acoustique seraient définies avant le début des travaux. Pour les ouvriers et techniciens du chantier, le port du casque serait rendu obligatoire, et les machines utilisées conformes aux normes. De plus, les seuils limites de fonctionnement (nombre d’heures par jour) pour le personnel seraient contrôlés. Quant aux habitants d’Elétot, des affiches seraient posées afin de les informer du chantier en cours, de sa durée et des phases les plus bruyantes. Les jours de repos seraient respectés (week-ends et jours fériés). Enfin, les engins les plus bruyants seraient éloignés des zones de vie, dans la mesure du possible.

  • Impact lié aux vibrations

Afin de limiter les impacts causés par les vibrations, il faudrait tout d’abord s’assurer de la solidité du bâti préexistant à proximité du chantier avant le début de celui-ci. Ainsi, les dégâts matériels seraient pensés et limités.

Pour la phase de travaux, il conviendrait de sélectionner au préalable les engins les moins vibrants et de former les opérateurs sur les méthodes de travail à appliquer. Ces premières mesures de gestion préviendraient les risques sanitaires pour les employés et diminueraient les vibrations. De plus, durant les années de travaux, l’entretien du matériel serait nécessaire afin de garantir son bon fonctionnement et de conserver ses qualités. Enfin, le déplacement des engins serait à privilégier sur des surfaces les plus régulières possibles.

La gêne serait ainsi prise en compte dès l’amont des travaux. Des contrôles des vibrations causées, du matériel utilisé et des utilisations par le personnel pourraient être effectués.

  • Impact sur la qualité de l'air

Afin de limiter les impacts causés par la poussière de craie, différentes mesures seraient à mettre en place pour le personnel du site, très exposé, et les habitants de la commune. Tout d’abord, les employés du chantier auraient à leur disposition des lunettes de protection et des masques couvrant la bouche et le nez. Les riverains seraient avertis des risques potentiels afin d’identifier plus facilement les troubles occasionnés. Les engins circulant dans la zone ne pourraient pas dépasser les 30 km/h afin de limiter la création de poussières. Lors des périodes de grand vent, des mesures de protection et/ou l’arrêt des travaux seraient envisagés. De plus, lors des travaux de creusement et d’aménagement, il serait possible d’humidifier le sol afin de limiter les émissions de poussières dans l’air. Enfin, un système de gestion des déchets serait mis en place pour éviter l’envol de petites particules vers les zones de vie.

  • Impact sur les émissions de polluants

Plusieurs mesures de gestion sont envisageables afin de limiter les émissions de polluants causées par l’intensification du trafic routier. Ces mesures impliquent la totalité des acteurs intervenant lors du chantier, des fournisseurs jusqu’au personnel.

Tout d’abord, il faudrait optimiser les trajets afin de les réduire. Par exemple, les trajets vers la déchetterie devraient être effectués avec des camions pleins. Les fournisseurs et entreprises locaux devraient aussi être privilégiés pour diminuer les distances parcourues. De plus, des contrôles de vitesses des véhicules seraient effectués sur le chantier, pour s’assurer que les limites définies soient respectées. La limitation de la vitesse autorisée permet de réduire les émissions de polluants mais aussi de réduire les émissions de poussières de craie.

  • Impact sur la faune

Avant la phase de travaux, il serait nécessaire de repérer les habitats potentiellement présents sur la zone afin de les déplacer dans des sites proches et similaires. D’autre part, la continuité écologique devrait être prise en compte durant la phase de travaux. Ainsi, un corridor biologique devrait toujours être disponible pour permettre à la faune de circuler et de ne pas se retrouver piéger sur un petit périmètre.

  • Impact sur la qualité des eaux et sols

Il serait nécessaire d’identifier en amont les divers produits et matériaux utilisés sur le chantier afin de prévoir une gestion des effluents et empêcher les infiltrations dans le sol pouvant causer une pollution des eaux. Des systèmes de récupération et de décantation des eaux rejetées lors de la fabrication de béton par exemple devraient être prévus. Il serait également possible de créer des fossés et des bassins d’assainissement provisoires pour collecter les eaux de ruissellement qui pourraient être dangereuses d’un point de vue environnemental.

2) Mesures liées au fonctionnement de la STEP

  • Impact visuel

Afin de limiter et de compenser l'impact visuel, il faudrait intégrer la STEP au sein de la structure sociale locale. La valorisation du projet aurait pour but de compenser la perte subie en termes de paysage, notamment pour le tourisme.

Il serait également nécessaire de créer de nouveaux sentiers pour les randonneurs. Il pourrait être intéressant de placer des panneaux d’information au sujet de la STEP et de sa production d’énergie le long de ces sentiers. L'onglet "Valorisation" présente nos propositions d'intégration de la structure au paysage.

  • Impact acoustique

Au cours des premiers mois de fonctionnement de la STEP, des mesures de nuisances sonores devraient être effectuées tout autour de l'installation pour évaluer le possible impact.

  • Impact lié à l’installation de lignes haute tension

Pour améliorer les effets visuels de telles installations dans notre zone d’étude, nous préconisons tout d’abord d’aligner les pylônes du mieux possible. Ensuite, il serait préférable d’installer des supports monopodes dont la structure est plus fine que d’autres types de supports métalliques et d’homogénéiser toutes les installations. L’insertion des lignes électriques dans le paysage serait ainsi facilitée par ces premières dispositions.

Quant à limiter la mortalité de l’avifaune, il serait possible de mettre en place un système d’effarouchement visuel. Cela consiste à imiter des silhouettes de rapaces afin d’éloigner les oiseaux « proie », plus susceptibles de se trouver près de ces lignes haute tension. La mortalité liée à l’électrocution serait ainsi diminuée par évitement des câbles de la part de ces individus.

  • Impact sur les falaises

Pour diminuer les effets négatifs concernant la vie animale sur les falaises, il serait envisageable de créer une zone de protection sur des falaises à proximité. Il faudrait trouver les habitats les plus adaptés aux oiseaux nicheurs et s'assurer de la protection de ces zones. Il serait intéressant d'étudier la présence des espèces nicheuses aux alentours d'Elétot, avant et après la construction, pour mettre en évidence l'impact à différentes échelles (locale et littoral normand).

  • Impact sur les poissons

Pour limiter les impacts sur la faune marine, des aménagements seraient mis en place. Tout d'abord, une grille serait placée à l'embouchure de la canalisation. Grâce au mode de vision des poissons, les grilles possèdent un effet répulsif sur eux suivant la règle L = 0,5 * E avec L la largeur du poisson et E l'espacement entre les barreaux de la grille. Nous considérons un espacement de 4 cm, ce qui permettrait de bloquer les poissons de largeur supérieure à 2 cm. De ce fait, peu de poissons seraient alors aspirés.

De plus, un brise-lames en cercle autour de la prise d'eau constitué de rochers serait installé. Une telle structure présente plusieurs avantages. Elle diminue la vitesse de l'eau et réalise une coupure avec le milieu naturel. Les poissons évitent alors cette zone.

Cette association de grille et de brise-lames a fait ses preuves quant à l'efficacité sur la mortalité piscicole au Japon sur la STEP d'Okinawa. Les résultats obtenus sont satisfaisants, il semblerait qu'aucun poisson n'ait été retrouvé dans le système.

La figure suivante illustre le montage de la prise d'eau en mer de manière simplifiée. Le dimensionnement des bassins est disponible sous l'onglet "Aménagement de la prise d'eau aval".

Schéma simplifié de l'aménagement autour de la prise d'eau

  • Impact sur la température de l'eau de mer

Il pourrait être intéressant de prévoir un suivi de la température de l’eau au niveau du rejet, en quelques points autour de la zone de rejet ainsi que dans la retenue d’eau  afin d’évaluer le risque de réchauffement de l’eau.

 

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Etude des avantages environnementaux

Un des points de l'étude d'impact est d'identifier les avantages environnementaux du projet. Pour cela, nous présenterons les points positifs liés à l'aménagement. Puis nous comparerons la STEP marine à d'autres ouvrages hydroélectriques dans le but d'en déduire les avantages environnementaux.

1) Avantages environnementaux du projet

  • Végétalisation des digues de craie

Suite aux travaux de terrassement et d'aménagement, il est possible de végétaliser les terrains concernés. La végétalisation consiste à restaurer un couvert végétal. Cette pratique offre de nombreux avantages et potentialités environnementaux. Nous avons pu observer un exemple de digues végétalisées lors de la visite de la STEP de Montézic. La photographie ci-dessous illustre cet aménagement.

Photographie des digues végétalisées de la STEP de Montézic

(Source personnelle)

Tout d'abord, cela atténue l'impact visuel de la structure, en se rapprochant d'un paysage naturel. L'acceptabilité sociale serait ainsi facilitée. De plus, cette végétalisation permettrait d'augmenter la diversité floristique de la zone. Ceci permet également de réimplanter les espèces locales, assurant leur maintien dans la région. D'autre part, les plantes introduites pourraient constituer des habitats pour la faune locale, ce qui favoriserait un nouvel équilibre de l'écosystème. Les déplacements de la faune seraient facilités par la continuité écologique et donc la création d'un corridor biologique. De par leurs racines, les végétaux stabiliseraient les digues. Les glissements de terrain seraient limités. Enfin, il serait nécessaire d'établir et d'entretenir cet espace vert régulièrement. Cela créerait du travail localement.

On distingue deux types de végétalisation : artificielle ou naturelle.

La végétalisation naturelle se définit par le développement de végétaux sans intervention humaine. Celle-ci se réalise grâce au transport de graines par le vent, par les animaux ou par colonisation des organes végétatifs des plantes à proximité. Cette possibilité de végétalisation ne semble pas envisageable dans notre cas. En effet, la zone d'études est principalement constituée de champs. Il y a donc peu de végétation naturelle pouvant permettre une recolonisation des sols.

Nous privilégions donc la végétalisation artificielle du site. Il s'agit de collecter des semences ou des plants sur des sites similaires. L'objectif est de reproduire au plus près de la réalité la végétation naturelle. Nous allons présenter les étapes de mise en place de cette végétalisation et choix d'espèces.

Dans un premier temps, il est nécessaire d'étudier les possibilités d'implantation de végétaux par rapport au potentiel agronomique du sol. Pour cela, des prélèvements et des analyses de sol seront effectués.

Étant sur un terrain crayeux en pente, les opportunités sont réduites. D'autres facteurs sont à prendre en compte tels que le vent, la proximité du littoral, les précipitations, l'ensoleillement et les températures. Il faut donc être vigilant au choix des espèces afin d'assurer un maintien pérenne de la végétation introduite.

Afin de déterminer les espèces potentielles à utiliser pour la végétalisation, nous avons consulté le Guide pour l'utilisation de plantes herbacées pour la végétalisation, édité par le Conservatoire Botanique National de Bailleul. Nous avons pris les données concernant les sols crayeux, que nous avons croisées avec la flore recensée à Elétot. Ensuite, nous avons retiré de la liste les légumineuses, comme recommandé dans le guide. En effet, les légumineuses sont généralement utilisées pour la productivité agronomique et la fixation d'azote, ce qui n'est pas le but ici. Ainsi, nous avons obtenu une liste de 17 espèces, présentées dans le tableau ci-dessous.

Tableau : Liste des espèces à utiliser pour la végétalisation
Nom latin Nom commun
Arrhenatherum elatius Fromental élevé
Carex flacca Schreb. Laîche glauque
Dactylis glomerata L. Dactyle aggloméré
Festuca rubra L. Fétuque rouge
Holcus lanatus L. Houlque laineuse
Poa pratensis L. Paturin des prés
Achillea millefolium L. Achillée millefeuille
Hypericum perforatum L. Millepertuis perforé
Hypochaeris radicata L. Porcelle enracinée
Daucus carota L. Carotte commune
Galium mollugo L. Gaillet dressé
Leucanthemum vulgare Lam Grande marguerite
Plantago lanceolata L. Plantain lancéolé
Ranunculus acris L. Renoncule âcre
Ranunculus bulbosus L. Renoncule bulbeuse
Sanguisorba minor Scop. Petite pimprenelle
Tragopogon pratensis L. Salsifis des prés

Afin de visualiser l'aménagement, nous avons utilisé le logiciel Google Sketchup sur lequel nous avons modélisé une coupe transversale de la digue végétalisée de la STEP. Les images ci-dessous représentent le résultat de cette modélisation. Nous avons schématisé une partie de la retenue d'eau, la digue et les grillages de protection.

 

Schémas en coupe sous deux angles de vue de la digue végétalisée

  • Stockage de l'énergie

L'avantage des STEP par rapport à d'autres sources de production d'énergie est sa capacité à stocker l'électricité selon les besoins. De plus, la localisation de la STEP à proximité de la centrale nucléaire de Paluel limiterait les pertes de ce stockage.

2) Comparaison avec d'autres ouvrages hydroélectriques

  • Comparaison avec les STEP de montagne

Dans un premier temps, nous nous intéresserons aux avantages environnementaux de la STEP marine en comparaison avec une STEP de montagne. Tout d'abord, l'eau prélevée ne constitue par une rupture de la continuité écologique d'un fleuve ou d'une rivière. Aucune modification du débit naturel des cours d'eau n'est effectuée. Il n'y a donc pas d'impact direct sur les poissons migrateurs (surmortalité, retard à la migration et destruction des zones de frayères). Contrairement aux STEP de montagne, les STEP marines n'interfèrent pas sur la libre circulation des sédiments (exigée par les directives européennes).

La création d'une STEP marine s'inscrit davantage dans le cadre des directives européennes de préservation de l’eau et des milieux aquatiques, qui ont pour objectif l’atteinte d'un bon état écologique des eaux. Elle répond également au souhait de l'Etat en terme de politique énergétique. L'Etat a en effet pour ambition de freiner les installations qui perturbent les cours d'eau.

La production d'électricité est localisée plus proche de la demande. Les pertes sont donc moins importantes lors du transport. En effet, les STEP en montagne sont généralement éloignés des grands centres urbains.

Généralement, les STEP de montagne sont créées en noyant des forêts. Par conséquent, au cours du temps du CH4, important gaz à effet de serre, est émis à partir de la décomposition de cette végétation.

Les retenues d'eau causent un réchauffement de l'eau par la stagnation durant une période plus ou moins longue. La mer constitue une étendue d'eau très vaste, elle est donc moins sujette au réchauffement que les cours d'eau lors des vidanges de la STEP marine. L'impact des vidanges est moins important de ce fait pour les STEP en milieu marin qu'en montagne.

Les STEP de montagne créent des conflits d'usage de l'eau entre les différentes activités de la région considérée. On peut citer une compétition entre les activités récréatives, l'apport en eau potable, l'agriculture de montagne, la production d'électricité et la pêche.

  • Comparaison avec les barrages

Il est également possible de comparer avec les structures type barrage. Les avantages environnementaux pour la STEP marine concernant les cours d'eau en comparaison aux barrages sont sensiblement les mêmes que précédemment.

Les barrages favorisent les invasions biologiques. Les espèces invasives sont en effet plus résistantes et l'aménagement des barrages leur est plus favorable. Quant aux STEP marines, elles n'influent pas sur les proportions entre les espèces naturelles et invasives.

Socialement, les barrages sont des structures difficilement acceptables. En effet, elles impliquent des risques importants, comme l'illustre l'accident du barrage de Malpasset en amont de Fréjus qui causa la mort de 421 personnes. Les risques de rupture sont présents durant la phase de construction et tout au long de l'utilisation de l'ouvrage. Enfin, les barrages engendrent des déplacements de populations pouvant aller jusqu'à la destruction de villages entiers. Les constructions actuelles de barrages en Amérique Latine et en Asie sont la cause actuelle de déplacements de nombreuses populations.

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Difficultés rencontrées

Lors de la réalisation de cette étude d'impact, nous avons rencontré plusieurs difficultés.

Tout d'abord, nous n'avons pas pu nous rendre sur la zone d'étude. Discuter de ce projet avec les acteurs locaux n'a pas pu être possible. De plus, nous n'avons pas pu effectuer d'études sur le terrain. De ce fait, certaines données de l'état initial manquent de précisions. Il nous a fallu obtenir les données manquantes par les organismes locaux. Ces derniers n'ont pas toujours pu se rendre disponibles en raison de leur grande charge de travail. Nous n'avons donc pas pu avoir accès à toutes les données que nous souhaitions pour cette étude d'impact.

Une autre difficulté rencontrée a été le fait que ce projet soit fictif. Nos requêtes n'ont pas toujours été prises au sérieux par les organismes contactés. Nous ne pouvions pas présenter ce projet de manière plus concrète aux personnes rencontrées pour ne pas alerter les services locaux.

Par ailleurs, nous avions besoin des résultats des autres binômes pour avancer, notamment les données du dimensionnement. Cette attente a compliqué l'organisation de notre étude d'impact.

Enfin, nous étions limitées dans le temps et nous n'avions pas de budget consacré pour cette étude d'impact. Certaines structures contactées ne pouvaient pas nous communiquer leurs données gratuitement.

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Etude des risques

Cette étude se limite aux risques liés au fonctionnement de la STEP. En effet, les risques liés au chantier seront pris en compte par chaque entreprise intervenant dans la construction. Cette page a pour objectifs d'identifier les principaux risques, leurs origines et les mesures de prévention afin de les limiter.

1) Identification des risques

Le tableau ci-dessous présente les risques identifiés lors de cette étude

Tableau : Identification des risques, de leurs origines et des mesures de prévention sur la STEP marine
Nature des risques Origines Mesures de prévention
Rupture des ouvrages de transport et de retenue d'eau

- Aléas climatiques

-Sismicité

- Conception

- Corrosion par l'eau salée

- Capteurs de niveau d'eau

- Alarme

- Tests de contrôle réguliers

- Surveillance des matériaux et du matériel

Rupture des digues

- Aléas climatiques

- Sismicité

- Conception

- Corrosion par l'eau salée

- Mauvais entretien des digues

- Non-protection des digues

- Malveillance

- Capteurs de la pression exercée sur les digues

- Entretien : désherbage des digues en contact avec l'eau

- Protection des digues par des grillages

- Surveillance

Risques liés aux équipements électriques

- Problème sur le réseau

- Arrêt d'un groupe

- Tests de fonctionnement réguliers

- Surveillance

Risques liés aux déplacements - Chutes

- Entretien des sols et escaliers

- Entretien de l'éclairage

- Perches et bouées à proximité de la retenue

- Grilles et rampes sur les ouvrages mécaniques et les échelles

- Alarme

Risques liés à la sécurité du personnel

- Personnel non informé

- Structure mal entretenue

- Manoeuvres d'équipements et entretien

- Formation du personnel

- Port des équipements de protection

- Hygiène (propreté des locaux, point d'eau)

- Système d'arrêt d'urgence

Incendie, explosion

- Causes naturelles

- Échauffements mécaniques

- Court-circuits électriques

- Imprudence

 

- Aération

- Dépoussiérage

- Sorties de secours

- Présence de matériel de lutte contre l'incendie

- Affichage des consignes générales en cas d'incendie

- Alarme

Risques liés à la prise d'eau en mer - Passages de bateaux - Signalisation

Pour assurer un bon fonctionnement de la STEP, certains documents doivent toujours être à disposition tels que les plans des bâtiments, les instruction de surveillance, les rapports des dernières visites techniques et tous les autres documents relatifs au fonctionnement. De plus, des numéros d'urgence doivent être affichés. Il s'agit de joindre rapidement les secours, la mairie, les gardiens et autres autorités locales.

2) Évaluation de la criticité des risques

Après avoir identifié les risques, il est important de mettre en évidence les plus critiques. Pour cela, nous prenons en compte l'occurence de chaque risque et sa gravité. Nous établissons alors le tableau suivant de la criticité. Les différentes couleurs symbolisent le niveau de criticité. La couleur rouge est le niveau le plus critique et la couleur verte est le niveau le moins critique.

 

Tableau : Classement des risques en fonction de leur criticité

 

Les risques liés à la sécurité du personnel apparaissent comme les plus critiques. Une attention particulière devra être prêtée à la formation, au respect des consignes de sécurité et aux contrôles en matière de sécurité.

 

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Etude de l'acceptabilité sociale

Une partie de notre travail est d'étudier l'acceptabilité sociale du projet, ce point étant pris en compte dans le cadre de ce type de construction. « L’acceptabilité sociale par rapport à un changement donné est définie comme la réaction d’une majorité de personnes (à une échelle donnée) face à une modification significative de l’environnement, de leur activité ou du sens de leur travail ». Cet axe d'étude se réalise en listant les divers acteurs locaux et en leur présentant le projet afin d'ouvrir une discussion et d'identifier les problématiques.

Pour connaître la meilleure démarche à adopter, nous avons rencontré M. Purseigle, Maître de Conférences en Sociologie à l'ENSAT.

Après discussion, il s'est avéré que cette étude serait limitée. En effet, évoquer ce projet fictif risquerait de soulever l'animosité et l'hostilité des acteurs locaux. Ceci n'aurait donc aucun intérêt pour un projet qui n'est pas encore à l'ordre du jour. De plus, il nous est impossible de nous rendre sur place afin de rencontrer et de discuter avec les personnes concernées.  Enfin, nous sommes limitées par le temps. Or, une telle étude nécessite plusieurs mois de discussion et de réflexion. L'idéal aurait été d'organiser des réunions publiques afin de présenter le projet et d'animer un débat.

Une des solutions envisagées était de rédiger à destination des divers acteurs locaux des questionnaires. Cependant, les résultats auraient été peu pertinents au vu du temps imparti et du risque de conflits engendrés.

Nous nous limiterons donc à la présentation des aspects qui feraient débat si ce projet se réalisait dans cette zone. Nous nous centrerons sur les points suivants :

  • La phase de construction
  • L'aspect visuel
  • L'expropriation de certains habitants
  • La destruction de parcelles agricoles
  • L'aménagement des zones naturelles du littoral
  • La controverse liée à une telle construction

 

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Les aspects problématiques

Nous allons détailler sur cette page les points les plus problématiques quant à l'acceptation de ce projet par les différents acteurs locaux. Ces aspects problématiques sont souvent liés aux effets sur l'environnement consultables sous l'onglet "Effets sur l'environnement".

1) La phase de construction

La période des travaux est une phase longue, estimée à plus de 5 ans. Durant cette phase, plusieurs gênes seraient occasionnées. En effet, de tels travaux nécessitent une main d'oeuvre importante. Plusieurs compétences seraient indispensables pour mener à bien cette installation. Ceci engendrerait un trafic routier conséquent pour la région. Ainsi, des camions amenant des matériaux et d'autres évacuant les déchets circuleraient de manière régulière pendant plusieurs années. Ces camions et les engins de taille imposante créeraient un visuel peu attractif.

D'autre part, les travaux seraient source de nuisances sonores et de production de poussières. Ces poussières créées peuvent inquiéter les populations par le risque sanitaire potentiel. En effet, une inhalation d'une quantité importante sur une longue durée peut occasionner une gêne respiratoire pour certaines personnes.

2) L'aspect visuel

La construction de cette STEP occuperait une surface considérable de la commune. En effet, près de 2 km² seraient consacrés à cette installation. Cela représente près d'un tiers de la commune. Cette STEP aurait donc une emprise considérable sur Elétot.

L'emprise de cette installation sur le territoire affecterait le paysage initial et engendrerait un aspect visuel négatif. L'impact visuel serait d'autant plus important que le bord des falaises est actuellement une zone naturelle non aménagée. Le bord de mer serait également affecté par la mise en place de barrières rocheuses et autres structures.

Les constructions de l'usine, des conduites, du réseau électrique et du lac artificiel seraient les impacts visuels principaux. Cette zone, encore peu impactée par les activités humaines, serait alors transformée et exploitée.

3) L'expropriation de certains habitants

Afin d'assurer une bonne productivité de cette usine, la retenue devrait s'étendre sur 1,7 km². La seule possibilité envisageable est la destruction de propriétés sur la zone (Cf. "Emplacement du bassin supérieur"). Ce point est l'un des plus problématiques dans l'acceptabilité sociale du projet. En effet, les habitants sont généralement attachés à leurs propriétés pour des raisons familiales et/ou de localisation. Le littoral du Pays de Caux est très apprécié pour sa beauté.

Dans le cas de la réalisation de ce projet, des associations de riverains pourraient se créer afin de défendre leur territoire et leur cadre de vie. Cela compliquerait la concrétisation de ce projet. Une négociation financière serait nécessaire pour obtenir les terres.

4) La destruction de parcelles agricoles

La réalisation de ce projet impliquerait aussi une destruction de nombreux champs. L'activité agricole est très présente sur la commune d'Elétot. En effet, la moitié de la superficie de la commune est consacrée à l'agriculture.

Le projet représente un problème quant à cette activité agricole. La zone définie pour l'installation se situe en plein cœur des parcelles agricoles. Cette construction entraînerait donc une perte d'emplois dans le secteur agricole. L'acceptation du projet par les Elétotais serait compromise du fait de l'importance des valeurs agricoles. La structure sociale serait modifiée suite à un tel projet.

5) L'aménagement des zones naturelles du littoral

Le bord des falaises est intégré au sein d'une Zone Naturelle d'Intérêt Écologique Floristique et Faunistique de type 2. Cette ZNIEFF s'étend sur 400 m dans les terres à partir du bord de la falaise. Cependant, la protection vise principalement à sauvegarder les habitats des oiseaux nicheurs sur les falaises d'Elétot.

La réalisation de la STEP entraînerait des modifications permanentes de l'écosystème, avec notamment une perte remarquable d'habitats pour la faune et une destruction de la flore.  Concernant cette problématique, les associations locales de protection de la nature risqueraient de s'opposer au projet afin de défendre la biodiversité de cette zone naturelle et protégée.

A ce jour, les falaises présentent un attrait touristique. Les différentes activités proposées sont la randonnée pédestre, la balade à VTT et divers loisirs nautiques.

La création de la STEP affecterait les zones naturelles et donc l'attrait touristique de la région.

6) La controverse liée à une telle construction

La construction de la STEP créerait des débats au sein de la population qui pourraient être à l'origine d'une controverse. Ne pouvant discuter de ce projet avec les acteurs locaux, nous nous appuyons sur l'étude d'une controverse liée à un autre projet de construction d'ouvrage hydroélectrique. Nous avons choisi l'exemple du barrage de Charlas en Haute-Garonne.

Ce barrage était prévu sur la Nère, à 14 km au Nord de St-Gaudens. Ce projet concernait une étendue de 625 hectares de terres agricoles sur 5 commnues : Charlas, Sarremezan, Cardeilhac, Saint-Lary-Boujean et Saman. La masse d'eau retenue était prévue de 110 millions de m3 avec des digues l'entourant de 60 mètres de haut. La phase de travaux était évaluée à 6 ans. L'idée de la création du barrage de Charlas remonte aux années 1980. Le dossier a ensuite été remis à l'étude en 1997 puis en 2007. A ce jour, le projet est abandonné suite aux nombreuses oppositions.

L'objectif principal de ce barrage était de soutenir l'agriculture, notamment en période d'étiage. La retenue aurait alors été vide de juillet à octobre, et des vidanges auraient été effectuées 3 fois par an entre octobre et juillet.

Les oppositions alimentant la controverse autour de ce projet ont été nombreuses. Nous allons expliciter ici les principales raisons :

  • Refus de soutenir l’agriculture intensive et la culture de maïs trop exigeante en eau
  • Coût très important pour la région
  • L'Union Européenne contre ce projet (mais l’Etat français pour)
  • Risques d'assèchement de la Garonne (débit divisé par 2)
  • Destruction d’une vallée riche et d’une culture associée
  • 650 hectares de champs cultivés détruits
  • Abandon du tourisme rural et vert
  • Demande très élevée en eau pour construire ce barrage
  • Climat local modifié (risques de brouillard)
  • Gêne importante durant la longue phase de travaux
  • Ligne à haute tension déplacée
  • Village de Saman menacé par ce barrage
  • Risques sismiques dans la zone concernée

La controverse a abouti a la création d’un Comité de Défense Contre le Barrage de Charlas. De nombreuses personnes et organisations se sont mobilisées : les associations de protection de l'environnement, la Confédération paysanne, l'association Attac Comminges, les pêcheurs et les chasseurs, de nombreux élus et scientifiques.

Ce projet était très différent du notre car son objectif principal était de soutenir l’agriculture et non de stocker de l’énergie. Cependant, quelques aspects du contexte peuvent le rapprocher de notre projet tels que l’aspect visuel, la destruction de parcelles agricoles et de la principale activité économique des villages, la destruction de l’écosystème et la durée du chantier.

L'étude de la controverse du barrage de Charlas confirme que des oppositions émergeraient afin de défendre la région du Pays de Caux, l'activité agricole et les valeurs touristiques des falaises. De nombreuses associations se mobiliseraient certainement contre le projet de STEP marine en Seine-Maritime.

L'étude de l'acceptabilité sociale est donc un axe primordial à étudier avant toute décision.

 

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Valorisation

Nous souhaitons étudier la valorisation possible de la création de cette STEP au sein de la structure sociale. Valoriser cette installation permettrait une meilleure acceptation du projet par la population locale. En effet, cette construction peut également avoir des impacts positifs à différents niveaux. Nous présenterons ici quelques aspects valorisants.

1) Création d'emplois

L'implantation de cette structure aurait des impacts positifs en terme d'emplois. En effet, du personnel serait nécessaire aux différentes phases de réalisation du projet : pour la construction, l'apport des matériaux et la maintenance du site. La phase de travaux, d'une durée estimée à 5 ans, générera de nombreux emplois dans le domaine de la construction. A terme, une quinzaine d'ouvriers seront nécessaires au bon fonctionnement de la STEP. Il faudra notamment des techniciens, des agents d'exploitations, des cadres et un chef d'usine.

2) Aspect financier pour la commune

La commune bénéficierait d'un avantage financier à accueillir une telle structure. En effet, l'exploitant de la STEP devrait verser une taxe, il s'agit de la Contribution Économique Territoriale (CET). La valeur de cette taxe en faveur de la commune vous est présentée sous l'onglet "Impôts, Taxes et Contribution au Service Public de l'Électricité" de l'étude de la rentabilité de la STEP.

3) Activités touristiques

La création de la STEP implique la présence d'un lac sur la commune d'Elétot. Nous avons envisagé la mise en place d'activités nautiques. Cependant, les vidanges régulières rendent cette option non réalisable.

La seule activité touristique envisageable est la réalisation d'un circuit pédestre. La zone choisie est déjà concernée par de tels circuits. Les tracés colorés représentent ces itinéraires de randonnée sur l'image ci-dessous.

Carte des chemins de randonnée actuels

(Source : Randonnée au Pays des Hautes Falaises)

Il semble pertinent d'intégrer cette retenue au parcours. Nous proposons ci-dessous un nouveau tracé pour l'itinéraire Plaines et Valleuses.

Carte proposant un chemin de randonnée sur le site

(Source : Barbara Favier et Lucie Maillier)

Ce nouveau tracé reprend les points de départ et d'arrivée de l'ancien chemin sur une distance de 4.6 km. Il contourne le bassin du côté du littoral. Ce nouvel itinéraire présente donc l'avantage de longer les falaises et de découvrir la Valleuse d'Elétot.

4) Éducation à l'environnement

La STEP pourrait être un outil d'éducation à l'environnement dans le cadre d'un tourisme industriel. En effet, la mise en place de panneaux autour de la STEP permettrait d'informer et d'expliquer le fonctionnement et l'intérêt d'une telle installation. Cela constituerait un moyen de communication au sujet de cette forme d'énergie renouvelable, nouvelle en France. De plus, la démarche de prise en compte de l'environnement dans ce projet pourrait être expliquée par des illustrations et un guide.

 

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