Le secteur agricole

Le secteur agricole s'intègre aux activités économiques du département vendéen et plus précisement dans notre secteur d'étude les Marais Bretons. Dans cette partie, nous présenterons les différents types d'agriculture et d'aquaculture caractérisant cet environnement.

Ce qui faut retenir de cette partie :

  • La zone d'étude localisé dans la forêt domaniale se situe à environ 1 à 1.5 km des terres agraires.
  • Du fait de la géologie, le sol des Marais Bretons est difficilement labourable. C'est pourquoi cet espace se caractérise par de nombreuses prairies. Ces dernières sont destinées au pâturage des vaches allaittantes.
  • Des parcelles de culture sont également répertoriées au niveau du secteur d'étude : culture de maïs à grains, blé tendre, colza, fourrage et autres oléagineux et protéagineux.
  • Les activités de conchiliculture (ostreiculture, mytiliculture, vénériculture), de saliculture et de pisiculture sont très peu développées : il s'agit davantage de loisirs ponctuels. On peut considérer que la zone d'étude n'est pas concernée pas ces activités.

 

L'agriculture

L'agriculture

D'après le DDEA PAC 2008 1, les communes du Marais Bretons comptent 482 exploitants agricoles installés sur les communes mais aussi hors marais des communes en limites de bocage.

Entre 2000 et 2008, les communes de Marais Bretons ont connu une perte de 14 % du nombre d'exploitants agricoles : aujourd'hui, 487 agriculteurs sont recensés. L'activités agricoles dominantes est l'élevage bovin extensif qui s'accompagne d'une montée en puissance de la fauche.Il se développe également des activités autres : les cultures de céréales et maraîchères (Figure 1).

1. Les prairies des Marais Bretons

Du fait de leur structure géologique, les sols des marais sont difficilement labourables.  La prairie naturelle est ainsi fortement valorisée : 30 000 ha sont recensées sur le territoire des Marais Bretons. Un tier de la surface est dédié au pâturage des troupeaux de vaches allaitantes. L'élevage était autrefois une activité dominante. De nos jours, cette activité agricole connaît une régression. La mise en place de quotas et les encouragements à la cessation des exploitations laitières sont les principaux facteurs influant sur ce secteur d'activité. Les élevages de volailles se sont alors développés devenant ainsi une activité complémentaire pour les éleveurs bovins.

2 Les cultures des Marais Bretons

Les communes de  Saint Jean de Monts et de Notre Dame des monts sont historiquement caractérisées par l'existence de parcelles de cultures. La forte augmentation des prix des céréales dès 2007-2008 a diminué les surfaces cultivables provoquant un retournement des prairies. Ce processus engagé auparavant s'est accentué du fait de ce facteur.

3 Les activités agricoles à proximité de la zone d'étude

L'utilisation du logiciel SIG et le programme de Corine Land Cover a permis d'identifier précisement le territoire agricole à proximité de notre zone d'étude. Trois catégories sont distinguées (Figure 1) :

  • Terres arables sont des surfaces agricoles où sont cultivées des céréales, des légumineuses de plein champ, des fourragères et jachères. Cette catégorie regroupe aussi les cultures florales, pépinières de plein champ, sous serre et sous plastique.
  • Les prairies sont des surface enherbées denses composées de graminées généralement. Le pâturage de bovin et le fourrage sont pratiqués sur ces espaces.
  • Les zones agricoles hétérogènes correspondent a des surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants (espace marron , Figure 1). Elles peuvent aussi correspondre à une Juxtaposition de petites parcelles de cultures annuelles diversifiées, de prairies et / ou de cultures permanentes complexes.

Figure 1 : Le territoire agricole à proximité de la Forêt Domaniale des Monts
(S.BAQUEY, A.BUENO)

Le site d'implantation se situe en forêt domaniale à 1 - 1.5 des terres agricoles les plus proches comme l'atteste la Figure 2.

Figure 2 : Les territoires agricoles et foerstiers de la zone d'étude.
(S.BAQUEY, A.BUENO)

Les parcelles proche de la zone d'étude cultives essentiellement le mais en grain et à ensilage, le blé tendre, le colza, et autres oléagineux et protéagineux (Figure 2).

Figure 3 : Les territoires agricoles et forestiers de la zone d'étude.
Source : BD TOPO - IGN 2012 3

 

4. Bibliographie

 1 DOCOB FR 5212009 (ZPS), Document d'objectifs Natura 2000 du site Marais Breton, baie de Bourgneuf, île de Noirmoutier et forêt de Monts, Portail du Sytème d'information documentaire de l'environnement, 2010.

2 ACTeon/ EcoVia, Amélioration des connaissances sur les fonctions et usages des zones humides : évaluation économique sur des sites tests, Le cas des Marais Bretons
Disponible sur < http://www.eau-loire-bretagne.fr/espace_documentaire/documents_en_ligne/guides_zones_humides/ZH_3F_Marais_breton.pdf >
Consulté le 21/02/2013

3 Ministère de l'Ecologie, du Developpement Durable et de l'Energie, Corine Land Cover,
Disponible sur < http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/donnees-ligne/t/nomenclature.html?tx_ttnews[tt_news]=11270&cHash=3ea1052d98defb77a7edd1866f134b27 >
Consulté le 22/02/2013

L'aquaculture

L'aquaculture

1. La conchiliculture

Cette activité regroupe l'ensemble des activités d'élevage de mollusques. La région du Pays de la Loire dénombre environ 340 entreprises conchylicoles situées entre le sud de l'estuaire de la Loire et l'Aiguillon-sur-mer. La Baie de Bourgneuf est l'un des plus important bassin conchylicoles du littoral français regroupant à elle seule les 76% des exploitations de conchiliculture du Pays de la Loire (Figure 1).

Figure 1: Localisation des principaux sites de pratique de conchyliculture dans la Zone de Protection Spéciale
(
ACTeon/ EcoVia2)

Dans la région, on distingue trois catégories d'activités de conchiliculture :

  • L'ostreiculture concerne la production d'huîtres. Il s'agit de l'activité économique majeur dans ce secteur. On dénombre 1 500 concessions réparties sur 600 ha. En générale, les éleveurs produisent des huîtres et des moules en complément : 95% des concessions sont dédiées à la cultures des huîtres contre 5% à celle des moules. Les huîtres creuses, Crassostrea gigas, sont majoritairement produites : 8 200 tonnes  produites chaque année. Ce secteur est fragilisé depuis les dix dernières années. Il est connaît une baisse de 30% de sa production  du fait d'une baisse de la croissance des huîtres, du nombre d'exploitants et l'abandon de concessions anciennes et peu productives.
  • La mytiliculture est une activité bien implantée dans cette région, tout particulièrement au nord de la Baie. La production de moules est 4 000 tonnes par an soit 5% de la production nationale.
  • La vénériculture correspond à la culture de parlourde, une activité marginale dans la région. Seuls 7 professionnels sont recensés dans la Baie de Bourgneuf produisant 20 tonnes de mollusques chaque année.

En conclusion, la zone d'étude n'est pas concernée par ces activités aquacoles comme l'illustre la Figure 1.

2. La pisiculture

La pisiculture est une activité pratiqué par certains agriculteurs pour compléter leur source de revenu, étant principalement la conchiliculture. Sur le secteur salé, les espèces élevées et déclarées sont l'anguilles, le bar, la daurade, le turbots et autres poissons plats. De plus en plus, les agriculteurs s'orientent vers des activités d'agrotourisme.

3. La saliculture

Cette activité se localisent au niveau des marais salé en périphérie de l'agglomération de Beauvoir-sur -Mer (Figure 2). Les années 1970-1980 sont marquées par une baisse du nombre de sauniers, l'activité tend à se réduire et se développe. Les deux explications de ce constat est la concurrence nationale et internationale ainsi que la forte vulnérabilité de l'activité aux conditions climatiques. Les agriculteurs possèdent souvent une activité annexe l'hiver afin de subvenir à leurs besoins.

Figure 2 : Localisation des agglomérations et des marais salés
(google map, Observatoire départementale de l'eau en Vendée
)

Dans le cas de L'Ile de Noirmoutier, la situation est différente : cette activité connaît un réel soutien des politiques locales. Ceci a permis le soutien de la saliniculture et même son expansion sur l'ile.

4. Bibliographie

 1 DOCOB FR 5212009 (ZPS), Document d'objectifs Natura 2000 du site Marais Breton, baie de Bourgneuf, île de Noirmoutier et forêt de Monts, Portail du Sytème d'information documentaire de l'environnement, 2010.

2 ACTeon/ EcoVia, Amélioration des connaissances sur les fonctions et usages des zones humides : évaluation économique sur des sites tests, Le cas des Marais Bretons
Disponible sur < http://www.eau-loire-bretagne.fr/espace_documentaire/documents_en_ligne/guides_zones_humides/ZH_3F_Marais_breton.pdf >
Consulté le 21/02/2013

3 Ministère de l'Ecologie, du Developpement Durable et de l'Energie, Corine Land Cover,
Disponible sur < http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/donnees-ligne/t/nomenclature.html?tx_ttnews[tt_news]=11270&cHash=3ea1052d98defb77a7edd1866f134b27 >
Consulté le 22/02/2013