Conclusion

Dans cette étude d'intégration au réseau de notre projet de STEP marine, plusieurs points ont été étudiés. Le premier était de savoir si le réseau électrique français était capable d'absorber plusieurs centaines de Mégawatts dans la zone correspondante au site retenu pour le projet. Selon les données issues de RTE, il est possible d'intégrer jusqu'à 2 000 MW à cette zone du réseau dans son état actuel ce qui est suffisant pour le projet.

Champ éolien off-shore
(source : Greenunivers)

Ensuite, une étude des futurs parcs éoliens offshore a été effectuée car l'un des atouts majeurs du projet de STEP marine est de pouvoir absorber ou compenser les énergies intermittentes. La proximité du site retenu et du futur parc éolien offshore de Fécamp permet d'entrevoir des possibilités d'optimisation de ce futur parc à l'aide d'un couplage avec la STEP tout en minimisant les pertes. Ce futur parc éolien en mer sera doté d'une puissance nominale de 500 MW. Ainsi, il serait intéressant que la STEP marine soit dotée d'une puissance égale ou supérieure, pour pouvoir compenser et absorber totalement l'énergie produite par ce champ. En outre, ses capacités de stockage permettront de facilité l'intégration de l'ensemble des projets éoliens offshore.

Enfin, le dernier point abordé était celui des pointes de consommation. Le projet de STEP marine pourrait contribuer au passage de ces pointes, en particulier les pointes journalières. En effet, une STEP peut délivrer sa puissance maximale en quelques minutes. De plus la possibilité d'équiper la STEP de groupe turbine-pompe à vitesses variables un ajustement assez précis aux demandes du réseau pourrait être effectué. Pour ce qui est de la puissance cible pour le passage de ces pointes sur le réseau français, plus la puissance de ce projet de STEP sera élevée mieux ce sera. Cela permettra d'une part d'anticiper les besoins à venir (6 à 8 GW de puissance de pointe nécessaire à l'horizon 2050) mais également d'un point de vue écologique, d'envisager la fermeture de centrales au fioul ou de centrale turbine à combustible, émettrices de gaz à effet de serre.

Ainsi, l'ensemble de ces études permettent de déterminer une puissance cible comprise entre 500 et 2 000 MW. Après discussions avec le binôme 2 chargé du dimensionnement et de l'implantation sur site, la puissance cible pour ce projet de STEP marine a été fixée à 800 MW.

 

Page éditée par Fabien Higounenc et Matthieu Sécher