L'aquaculture

L'aquaculture

1. La conchiliculture

Cette activité regroupe l'ensemble des activités d'élevage de mollusques. La région du Pays de la Loire dénombre environ 340 entreprises conchylicoles situées entre le sud de l'estuaire de la Loire et l'Aiguillon-sur-mer. La Baie de Bourgneuf est l'un des plus important bassin conchylicoles du littoral français regroupant à elle seule les 76% des exploitations de conchiliculture du Pays de la Loire (Figure 1).

Figure 1: Localisation des principaux sites de pratique de conchyliculture dans la Zone de Protection Spéciale
(
ACTeon/ EcoVia2)

Dans la région, on distingue trois catégories d'activités de conchiliculture :

  • L'ostreiculture concerne la production d'huîtres. Il s'agit de l'activité économique majeur dans ce secteur. On dénombre 1 500 concessions réparties sur 600 ha. En générale, les éleveurs produisent des huîtres et des moules en complément : 95% des concessions sont dédiées à la cultures des huîtres contre 5% à celle des moules. Les huîtres creuses, Crassostrea gigas, sont majoritairement produites : 8 200 tonnes  produites chaque année. Ce secteur est fragilisé depuis les dix dernières années. Il est connaît une baisse de 30% de sa production  du fait d'une baisse de la croissance des huîtres, du nombre d'exploitants et l'abandon de concessions anciennes et peu productives.
  • La mytiliculture est une activité bien implantée dans cette région, tout particulièrement au nord de la Baie. La production de moules est 4 000 tonnes par an soit 5% de la production nationale.
  • La vénériculture correspond à la culture de parlourde, une activité marginale dans la région. Seuls 7 professionnels sont recensés dans la Baie de Bourgneuf produisant 20 tonnes de mollusques chaque année.

En conclusion, la zone d'étude n'est pas concernée par ces activités aquacoles comme l'illustre la Figure 1.

2. La pisiculture

La pisiculture est une activité pratiqué par certains agriculteurs pour compléter leur source de revenu, étant principalement la conchiliculture. Sur le secteur salé, les espèces élevées et déclarées sont l'anguilles, le bar, la daurade, le turbots et autres poissons plats. De plus en plus, les agriculteurs s'orientent vers des activités d'agrotourisme.

3. La saliculture

Cette activité se localisent au niveau des marais salé en périphérie de l'agglomération de Beauvoir-sur -Mer (Figure 2). Les années 1970-1980 sont marquées par une baisse du nombre de sauniers, l'activité tend à se réduire et se développe. Les deux explications de ce constat est la concurrence nationale et internationale ainsi que la forte vulnérabilité de l'activité aux conditions climatiques. Les agriculteurs possèdent souvent une activité annexe l'hiver afin de subvenir à leurs besoins.

Figure 2 : Localisation des agglomérations et des marais salés
(google map, Observatoire départementale de l'eau en Vendée
)

Dans le cas de L'Ile de Noirmoutier, la situation est différente : cette activité connaît un réel soutien des politiques locales. Ceci a permis le soutien de la saliniculture et même son expansion sur l'ile.

4. Bibliographie

 1 DOCOB FR 5212009 (ZPS), Document d'objectifs Natura 2000 du site Marais Breton, baie de Bourgneuf, île de Noirmoutier et forêt de Monts, Portail du Sytème d'information documentaire de l'environnement, 2010.

2 ACTeon/ EcoVia, Amélioration des connaissances sur les fonctions et usages des zones humides : évaluation économique sur des sites tests, Le cas des Marais Bretons
Disponible sur < http://www.eau-loire-bretagne.fr/espace_documentaire/documents_en_ligne/guides_zones_humides/ZH_3F_Marais_breton.pdf >
Consulté le 21/02/2013

3 Ministère de l'Ecologie, du Developpement Durable et de l'Energie, Corine Land Cover,
Disponible sur < http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/donnees-ligne/t/nomenclature.html?tx_ttnews[tt_news]=11270&cHash=3ea1052d98defb77a7edd1866f134b27 >
Consulté le 22/02/2013