Contexte général

En quelques années de croissance, la population mondiale a plus que triplé, engendrant une augmentation de la consommation de masse et donc de l’utilisation d’emballages plastiques. Ceci entraîne le rejet d’une quantité considérable de déchets qui, pour une partie d'entre eux, finissent  dans les cours d’eau ou sur les plages. Ces détritus peu dégradables rejoignent les océans où ils se retrouvent parmi les déchets issus de l'activité maritime (environ 20% des déchets en mer)[1] et, guidés par les grands courants marins, ou gyres, forment des amas, que l'on retrouve dans chaque océan.

 

Source : encar-alkaken.blogspot.fr

 

Dans l’océan Pacifique, cette "île de déchets" s’étendrait sur une surface équivalente à plus de 5 fois la France, cela non sans conséquences sur la biodiversité, ainsi que sur l'Homme et ses activités. Ces gyres sont des zones encore peu connues, néanmoins certains projets en cours cherchent à les étudier. C'est le cas du projet "The Ocean Cleanup Array", point de départ de notre bureau d'étude, qui consiste à récupérer les déchets du gyre Atlantique Nord, où l"île de déchets" s'étendrait sur une superficie supérieure à celle de la France, au moyen de barrages flottants et à les revaloriser.

 

           

                            Source : squarefish.fr                                                                                   Source : boyanslat.com

 

[1] : Faris, J., Hart, K., 1994. Seas of Debris: A Summary of the Third International, Conference on Marine Debris. N.C. Sea Grant College Program and NOAA