Démarche de l'étude

Le but est de modéliser les courants de marée dans le passage du Fromveur, à l'aide du logiciel Telemac 2D, qui résout les équations de Saint-Venant. Ces équations sont présentées dans la partie II.2.1. Cette approche '2D' est justifiée, car d'une part notre domaine de simulation est inclue dans le plateau continental, où l'on peut considérer que les gradients de la topographie du fond sont suffisamment faibles pour que l'on puisse négliger l'accélération verticale. D'autre part, les gradients verticaux de température et de salinité, à l'origine des circulations océaniques, sont négligés. En outre, la longueur d'onde du signal de marée (de l'ordre de 10m) étant bien plus grande que la profondeur (de l'ordre de 10m), le modèle d'onde de marée se propageant en eau peu profonde est complètement justifié.

Dans le cadre de cette étude, on considère une élévation de la surface libre uniforme à l'entrée du domaine, et qui varie sinusoïdalement dans le temps, avec une période de 13h.L' amplitude est voisine de 2.9m (marée de vive-eau). La côte du plan d'eau moyen est par ailleurs égale à 4.13m dans la région de Brest.
 

$H_{sl}=4.13+2.9*sin(\frac{2*\pi}{46800}*(t+30000)+0.6)$

 

Dans l'expression ci-dessus, le signal est translaté dans le temps, afin qu'à l'instant initial, le niveau de l'eau soit au plus bas (basse mer (BM)) en entrée du domaine.

Une fois les courants déterminés, on se restreint à la zone du passage du Fromveur. Afin de choisir un emplacement pour l'implantation d'hydroliennes, les zones où la profondeur moyenne est inférieure à 50m, mais aussi les zones protégées (recensées dans le travail du binôme 1) sont exclues. Les profils de la norme du vecteur vitesse, pour différentes sections, à différents instants du cycle de marée sont tracés.