Comparaison PE vs PLA dans l'océan

On compare ici les impacts du PLA qui se biodégrade en milieu marin avec ceux du PE dans l'océan que l'on récupère et revalorise.

Comparaison générale

Pour le PE récupéré dans l'océan nous avons pris en compte les deux voies de revalorisation envisagées, à savoir l'incinération et la production de diesel. Pour ce qui est du PLA on considère qu'il se biodégrade entièrement dans l'océan. Les fins de vie envisagées, bien que non représentatives de la réalité, sont une filière sans fin de vie et une avec incinération, à savoir le scénario le plus respectueux de l'environnement et le plus néfaste pour celui-ci. Malgré l'absence d'une fiche processus compostage qui aurait été la fin de vie la plus adaptée dans notre cas, nous sommes ainsi capable de donner une fourchette des impacts qu'aurait généré cette fin de vie.

Les deux voies de valorisation du PE récupéré dans l'océan sont équivalentes d'un point de vue environnemental. En comparant ces filières PE à celle du PLA, on observe que celui ci est bien moins néfaste pour l'environnement, de 32% à 42% d'impacts en moins selon la borne de l'intervalle considérée.

En analysant le graphique ci-dessus, on note que la différence entre les impacts du PE et du PLA se fait surtout sur les catégories "changement climatique" et "ressources". Les deux filières sont comparables pour ce qui est de la santé humaine et de la qualité de l'écosystème.

Focus sur les 2 voies de revalorisation du PE

On s'intéresse plus en détails aux deux voies de revalorisation des plastiques récupérés, afin de quantifier l'impact de celles-ci sur l'environnement et de pouvoir proposer la solution la moins nocive pour l'environnement. Ainsi on cherchera à voir si cette option corrobore le choix du binôme 2, qui s'est basé uniquement sur un critère économique pour trancher entre ces deux filières.

Les résultats pour le PE récupéré dans l'Océan, en fonction de chaque catégorie d'impact pour les deux voies de revalorisation donnent, en groupé et en détaillé :

 

On constate que pour la revalorisation en diesel il y a des histogrammes négatifs qui témoignent d'impacts évités. Ce qui est cohérent puisque transformer le plastique récupéré en carburant revient, en terme de cycle de vie, à économiser des matières premières au niveau de la production. A noter qu'il faut bien considérer ces résultats en terme d'impacts évités et non de bilan positif pour l'environnement.

Si les résultats observés au niveau de la catégorie "extraction des ressources" corroborent bien cette observation, il n'en va pas de même pour les catégorie du réchauffement climatique et de consommation en énergie non renouvelable. En effet la synthèse du diesel par pyrolyse permet d'économiser les matières premières, mais est aussi un procédé coûteux en énergie. Et par ailleurs, dans SimaPro, le processus d'incinération prend en compte une revalorisation totale de l'énergie dégagée. Or cette hypothèse est tout-à-fait discutable et dans la réalité, le bilan environnemental de l'incinération serait plus défavorable.

De plus, on se rend compte que les voies de valorisation sont, d'un point de vue environnemental, peu ou prou équivalentes. Il est donc difficile de trancher en faveur de l'une ou de l'autre, d'autant plus si l'on considère le fait que nous n'avons pas pris en compte les filières de pré-traitement, par manque de données. On pourrait affiner notre analyse en affectant des poids différents aux catégories de dommages selon des choix arbitraires répondant à des objectifs préliminaires à l'étude (par exemple, si l'on choisit que la santé humaine est le critère le plus important, on affectera à cette catégorie un poids plus important).