Conclusions et perspectives

Dans cette étude, on a fait le choix d'étudier les courants résultants d'un signal sinusoïdal de surface libre, imposé en entrée du domaine. Ayant peu d'informations sur les valeurs de vitesses et de hauteurs de surfaces libres, l'entrée du domaine a été définie, de telle sorte que celle-ci coïncide avec une ligne d'iso-marnage (amplitude de la surface libre homogène en entrée), et une ligne cotidale (tous les points de l'entrée sont alors en phase). Cet ajustement est cependant peu précis. Le signal en entrée a une période de 13h.

Les résultats obtenus sont très proches de ceux calculés par le SHOM. En effet, une vitesse moyenne entre 1.5 m/s et 2 m/s dans le passage du Fromveur a été trouvée à l'issu des simulations pour un coefficient de 95. Cette valeur rejoint les 2 m/s calculés par le SHOM. La vitesse maximale obtenue est quant à elle d'environ 4.5 m/s pour une marée de vive-eau moyenne (95) ce qui est aussi similaire aux résultats du SHOM (9 noeuds soit 4.63 m/s)..

En tenant compte des contraintes environnementales du site, deux zones possibles d'implantation sont proposées : un premier site autour de la section 1 (première figure de la page précédente) et un autre autour de la section 2.

Dans les deux cas, on a constaté que les profils de vitesses dans les sections définies, sont quasi constants, et peuvent donc être approximés par des valeurs moyennes spatiales. C'est dans la section 1 que les vitesses sont les plus fortes (2 m/s en moyenne sur une période, contre 1.6m/s dans la section 2). Toutefois, les gradients de la cote du fond sont plus grands dans la zone de la section 1, et cela peut gêner la fixation des hydroliennes.

On a réalisé des simulations pour avoir une idée des courants en 'morte-eau' (C=0.45). Ne connaissant pas les valeurs des vitesses à imposer aux limites, on a utilisé les conditions à la limite pour 'vive-eau'. Les résultats obtenus permettent donc juste de se faire une idée de l'allure des vitesses. Les profils de vitesses pour une marée en 'morte-eau' dans la section 2 sont tracés (figure ci-dessous).

 

Évolution temporelle de la vitesse dans la section 2, en morte-eau

 

Évolution temporelle de la vitesse en vive-eau dans la section 2

 

En comparant avec les profils d'une marée 'vive-eau', on constate que l'allure des profils reste inchangée. Il semblerait que les profils en 'vive-eau' sont translatés vers le bas. Ainsi, en morte-eau la vitesse est plus faible, mais ses variations temporelles sont presque inchangées (du moins dans la section où on s'est placé). 

EDF a développé la subroutine  TIDAL_MODEL_T2D destinée à modéliser les marées dans la Manche et le Proche Atlantique. La découverte tardive de cette dernière ainsi qu'un temps trop court pour comprendre entièrement le code puis le modifier pour l'adapter à notre situation n'a pas permis l'exploitation de cette ressource. Il aurait été intéressant de comparer les résultats obtenus par la méthode présentée précédemment et celle utilisant cette subroutine spécialement développé pour simuler les marées et donc les courants qui y sont associés. La méthodologie pour faire fonctionner cette dernière est néanmoins disponible sur cette page web.