Risques sismiques

Les informations suivantes sont en parties tirées du livre Retenues d'altitude de L.Peyras et P.Mériaux (2009).

>Les risques sismiques sont à prendre en compte dans le choix du site de construction pour la retenue. La prévention quant à ces risques va dépendre du type d'ouvrage construit et des conséquences que pourrait engendrer une rupture. Lorsque que les conséquences du séismes se cantonnent à un voisinage immédiat, on dit que l'ouvrage est à "risque normal". Au contraire, lorsque les conséquences peuvent s'étendre beaucoup plus loin, notamment pour les retenues situées en aval de construction ou lieu de résidence, on estime l'ouvrage à "risque spécial". En France, on utilise généralement la notion de séisme maximal possible (SMP) correspondant au séisme "le plus pénalisant pour le site et concevable au regard de la tectonique régionale". Il est estimé à partir du séisme historique maximum vraisemblable (SMHV). Ce dernier traduit le postulat selon lequel un séisme ayant eu lieu dans le passé peut se produire de nouveau sur la même zone active et avec une puissance comparable. Il est ainsi basé sur plusieurs critères donnés par la circulaire DPPR/SEI du 27 mai 1994.
Le risque sismique peut en premier lieu être apprécié par la carte de zonage sismique de a France.

Figure 1-  Zonage sismique de la France. Source:Prim.net (source: http://www.risquesmajeurs.fr/le-zonage-sismique-de-la-france) 

Le massif abritant Puy-Saint-Vincent est classé dans une zone sismique modérée. En effet les Alpes, en constante formation, sont connues pour leur activité sismique. 

La superposition des cartes du relief avec les cartes géologiques de la région permet d'estimer le contexte local au niveau de chacun des sites potentiels. 

Figure 2- visualisation des quatre sites potentiels avec superposition des cartes topographiques du bassin et des cartes géologiques. Le bassin est délimité en rouge. (Source: Google Earth et Géoportail)

On remarque sur cette carte la présence de plusieurs failles situées à proximité des sites 1, 2 et 3. Ces failles, si elles s'avèrent effectivement actives par des mesures sur le terrain, peuvent induire des micromouvements et causer des déséquilibres locaux. On considère que la présence d’une faille potentiellement active (ayant montré une activité dans le quaternaire récent) peut être une cause d’abandon du projet, notamment dans le cas des grandes retenues. Ces données seront donc à prendre en compte lors du choix du site final.