Définition de l'installation

Le site d’exploitation de gaz de schiste ainsi décrit, il nous est nécessaire de définir la taille de ce site afin de déterminer son emplacement. Il nous faut également délimiter la zone de recherche pour l’implantation de cette exploitation.

Estimation de la surface du site

L’emprise au sol des exploitations de gaz de schiste est très importante. C’est l’un des principaux reproches exprimé à l’encontre des exploitants de gaz non conventionnels, et de nombreuses recherches sont faites dans le but de limiter cet impact.

L’emprise au sol d’un puits d’extraction de gaz de schiste est la plus importante lors de la phase de forage et de fracturation hydraulique. En effet, lors de ces phases, la surface au sol nécessaire est de 1 hectare. En comparaison, lors de la phase de production, cette surface n’est plus que de 3 333m², soit 1/3 de la surface nécessaire lors de la réalisation du puits.

Cependant, il faut noter que la surface drainée en sous-sol est beaucoup plus importante que la surface occupée à la surface. Les valeurs recueillies lors de recherches bibliographiques sont très variables car elles dépendent du type de sous-sol, de la teneur en gaz de schiste et du taux de récupération de ce gaz, du design du puits, de la profondeur, etc. Au regard de toutes les informations que nous possédons, nous considérons qu’un puits horizontal multifracturé de 1500 m de profondeur draine une surface de l’ordre de 1 km². 

Il faut également prendre en compte l’espacement moyen entre chaque puits que nous fixons à 600m et la taille de la station de traitement de l’eau que nous estimons à 1 hectare.

Ainsi, la taille de l’exploitation est, au minimum, de 10km². 


Bibliographie

Baylocq P. & Charlez P., 2014, Gaz et pétrole de schiste ... en questions, Edition TECHNIP

Leteurtrois JP., Durville JL., Pillet D. et Gazeau JC. , 2011, Les hydrocarbues de roche-mère en France (rapport provisoire)​

Thomas P., 2011, Le gaz de schiste : géologie, exploitation, avantages et inconvénients; consulté sur http://planet-terre.ens-lyon.fr/article/gaz-schiste.xml#mitage-paysage​, le 19/02/15

Vially R., Maisonnier G. et Rouaud T., 2013, Hydrocarbures de roche-mère – Etat des lieux

Délimitation de la zone de recherche

Selon une étude de l’EIA, la France et la Pologne sont les deux pays d’Europe ayant les plus grandes réserves de gaz de schiste dans leurs sous-sols. Cependant, ces quantités sont difficiles à estimer et les valeurs varient selon les études réalisées. De plus, la présence de gaz de schiste ne signifie pas qu’il est possible de l’exploiter de manière rentable. En effet, les perspectives de découvertes rentables sont assez aléatoires car la production de gaz de schiste est fonction de la quantité de matière organique initiale, de sa transformation en huile ou gaz et de son éventuelle migration.​ En France, deux bassins présentent les caractéristiques requises à la présence de gaz de schiste : le bassin parisien et le bassin Sud-Est (bassin des Causses-Cévennes). Ce dernier bassin est composé des départements suivants : l’Hérault, l’Aveyron, la Lozère, le Gard, l’Ardèche et la Drôme.

La zone de recherche a été limitée aux départements du Gard (Languedoc-Roussillon) et de l’Ardèche (Rhône-Alpes). Cette zone a été choisie pour son potentiel à contenir en sous-sol du gaz de schiste : trois  permis ont été délivrés pour la Recherche d’Hydrocarbures Non Conventionnels autour de la région d’Alès. Ces trois permis recouvrent une superficie de 936,39 km² à cheval sur les deux départements. De plus, de nombreuses informations sont disponibles concernant la géologie et les permis d’exploitation délivrés dans cette zone. La figure 1 présente la zone générale étudiée.

Figure 1 : Carte localisant la zone de recherche constituée des départements du Gard et de l'Ardèche et la zone des permis de recherche d'hydrocarbures


Bibliographie

BRGM, Bureau Exploration-Production des Hydrocarbures; consulté sur http://www.beph.net/donnees.asp, le 10/02/15

Leteurtrois JP., Durville JL., Pillet D. et Gazeau JC. , 2011, Les hydrocarbues de roche-mère en France (rapport provisoire)